AMATOR TEMPORIS ACTI

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Joseph dans le cachot, expliquant les songes du grand échanson et du grand panetier, par Alexandre Ivanov (1827)


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Joseph dans le cachot, expliquant les songes du grand échanson et du grand panetier, par Alexandre Ivanov (1827)

(Musée Russe, Saint-Pétersbourg)
"Il arriva ensuite que deux eunuques du roi d ?Égypte, son grand échanson et son grand panetier, offensèrent leur seigneur. Et Pharaon étant en colère contre ces deux officiers, dont l ?un commandait à ses échansons, et l ?autre à ses panetiers, les fit mettre dans la prison du général de ses troupes, où Joseph était prisonnier.
Le gouverneur de la prison les mit entre les mains de Joseph, qui les servait et avait soin d ?eux. Quelque temps s ?étant passé, pendant lequel ils demeuraient toujours prisonniers, ils eurent tous deux un songe en une même nuit, qui étant expliqué, marquait ce qui devait arriver à chacun d ?eux. Joseph entra le matin où ils étaient, et les ayant vus tristes, il leur en demanda le sujet, et leur dit : "D ?où vient que vous avez le visage plus abattu aujourd ?hui qu ?à l ?ordinaire ?" Ils lui répondirent : "Nous avons eu cette nuit un songe, et nous n ?avons personne pour nous l ?expliquer." Joseph leur dit : "N ?est-ce pas à Dieu qu ?il appartient de donner l ?interprétation des songes ? Dites-moi ce que vous avez vu."
Le grand échanson lui rapporta le premier son songe en ces termes : "Il me semblait que je voyais devant moi un cep de vigne, où il y avait trois provins, qui poussaient peu à peu, premièrement des boutons, ensuite des fleurs, et à la fin des raisins mûrs ; et qu ?ayant dans la main la coupe de Pharaon, j ?ai pris ces grappes de raisin, je les ai pressées dans la coupe que je tenais, et en ai donné à boire au roi."
Joseph lui dit : "Voici l ?interprétation de votre songe. Les trois provins de la vigne marquent trois jours, après lesquels Pharaon se souviendra du service que vous lui rendiez : il vous rétablira dans votre première charge, et vous lui présenterez à boire selon que vous aviez accoutumé de le faire auparavant dans le rang que vous teniez. Seulement souvenez-vous de moi, je vous prie, quand ce bonheur vous sera arrivé ; et rendez-moi ce bon office, de supplier Pharaon qu ?il daigne me tirer de la prison où je suis ; parce que j ?ai été enlevé par fraude et par violence du pays des Hébreux, et que l ?on m ?a renfermé ici étant innocent."
Le grand panetier, voyant qu ?il avait interprété ce songe si sagement, lui dit : "J ?ai eu aussi un songe. Il me semblait que je portais sur ma tête trois corbeilles de farine, et qu ?en celle qui était au-dessus des autres, il y avait de tout ce qui se peut apprêter avec la pâte pour servir sur une table, et que les oiseaux venaient en manger."
Joseph lui répondit : "Voici l ?interprétation de votre songe. Les trois corbeilles signifient que vous avez encore trois jours à vivre ; après lesquels Pharaon vous fera couper la tête, et vous fera ensuite attacher à une croix, où les oiseaux déchireront votre chair."
Le troisième jour suivant étant celui de la naissance de Pharaon, il fit un grand festin à ses serviteurs, pendant lequel il se souvint du grand échanson et du grand panetier. Il rétablit l ?un dans sa charge, afin qu ?il continuât à lui présenter la coupe pour boire ; et il fit attacher l ?autre à une croix : ce qui vérifia l ?interprétation que Joseph avait donnée à leurs songes…" (Genèse, ch. LX)

Apollon, Hyacinthe et Cyparisse, par Alexandre Ivanov (1834)


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Apollon, Hyacinthe et Cyparisse, par Alexandre Ivanov (1834)

(Galerie Tretyakov, Moscou)

Noli Me Tangere, par Alexandre Ivanov (1835)
Noli Me Tangere (détail, Marie-Madeleine), par Alexandre Ivanov (1835)
Noli Me Tangere (détail, le Christ), par Alexandre Ivanov (1835)


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Noli Me Tangere, par Alexandre Ivanov (1835)

(Musée Russe, Saint-Pétersbourg)
…Mais Marie se tint dehors, pleurant près du sépulcre. Et comme elle pleurait, s'étant baissée pour regarder dans le sépulcre, elle y vit deux anges vêtus de blanc, assis au lieu où avait été le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui dirent : "Femme, pourquoi pleurez- vous ?" Elle leur répondit : "C'est qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis." Ayant dit cela, elle se retourna et vit Jésus debout sans savoir néanmoins que ce fût Jésus. Alors Jésus lui dit : "Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez-vous ?" Elle, pensant que ce fût le jardinier, lui dit : "Seigneur, si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous l'avez mis et je l'emporterai." Jésus lui dit : "Marie…" Aussitôt elle se retourna et lui dit : "Rabboni !" (c'est-à-dire "Mon maître !"). Jésus lui répondit : "Ne me touchez pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais allez trouver mes disciples, et dites-leur de ma part : Je monte vers mon Père et votre Père ; vers mon Dieu et votre Dieu." Marie-Madeleine vint dire aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il avait dit ces choses… (Évangile selon Saint Jean, ch. 20)

Le Messie, par Alexandre Ivanov (1837)
Le Messie (détail, le Christ), par Alexandre Ivanov (1837)
Le Messie (détail, Saint Jean-Baptiste et Saint Jean l'Évangéliste), par Alexandre Ivanov (1837)
Le Messie (détail), par Alexandre Ivanov (1837)
Le Messie (détail), par Alexandre Ivanov (1837)
Le Messie (détail), par Alexandre Ivanov (1837)


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Le Messie, par Alexandre Ivanov (1837)

(Galerie Tretyakov, Moscou)
Grandiose composition, où l'on remarquera la précision et l'acuité des types sémites que le peintre a su restituer avec un réalisme extraordinaire.

Vale, ô valde decora, par Manuel Caro (v.1800)


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Vale, ô valde decora, par Manuel Caro (v.1800)

(Collection particulière)
Manuel Caro, peintre mexicain né en 1752 et mort en 1820.
Le titre de cette délicate effigie de Marie est tiré de l'hymne "Ave Regina C ?lorum", attribué à saint Bernard ou à saint Hermann.
Ave, Regina c ?lorum
Ave, Domina angelorum,
Salve, radix, salve, porta
Ex qua mundo lux est orta.
Gaude, Virgo gloriosa,
Super omnes speciosa ;
Vale, o valde decora
Et pro nobis Christum exora.
(Salut, Reine des cieux,
Salut Souveraine des anges,
Salut, rameau, salut, porte
Par où la lumière est venue au monde !
Réjouissez-vous, Vierge glorieuse,
Qui l'emportez en beauté sur tout,
Soyez bénie, ô toute belle,
Et implorez le Christ en notre faveur.
)

Ange en Prière, par H. Schultz (v.1840)


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Ange en Prière, par H.Schultz (v.1840)

(Collection particulière)
Provenant de la collection des rois de Hanovre.

La Déploration du Christ, par François-Joseph Navez (1816)


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La Déploration du Christ, par François-Joseph Navez (1816)

(Musée du Louvre, Paris)
Fusain et rehauts de craie blanche.

La Foi, l'Espérance et la Charité, par Adèle Kindt (1840)


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La Foi, l'Espérance et la Charité, par Adèle Kindt (1840)

(Museum of Fine Arts, Boston)

La Belle Anthia, par Sophie Rude (1820)


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La Belle Anthia, par Sophie Rude (1820)

(Collection particulière)
Illustration d'un épisode du roman grec "Les Éphésiaques ou Les Amours d'Anthia et d'Habrocomès", de Xénophon d'Éphèse (II-IIIe siècle ap.JC), à la fin duquel la jeune Anthia se rend avec ses compagnes au célèbre temple de Diane, pour y rendre grâce à la déesse de l'avoir réunie à son soupirant après maintes péripéties.

La Mort de Cenchrée, par Sophie Rude (1824)


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La Mort de Cenchrée, par Sophie Rude (1824)

(Collection particulière)
"Cenchrée, fille de la nymphe Pyrène, ayant été tuée par accident d'un dard que Diane lançait à une bête sauvage, Pyrène sa mère versa tant de larmes qu'elle fut changée en fontaine…" (Mme de Genlis, "Les Veillées du Château").
La fontaine de Pyrène était l'abondante source qui jaillissait au pied de la ville de Corinthe et alimentait la cité.
Sur ce tableau, Sophie Rude semble étrangement faire de Cenchrée non une petite fille, conformémement à la légende, mais plutôt un jeune garçon. Outre l'allure générale de l'enfant et sa nudité à peine dissimulée par un manteau (d'une manière qui ne correspond absolument pas à une effigie féminine), Cenchrée porte ainsi un pétase tombé derrière sa tête, et dont la bride est visible autour de son cou, or ce couvre-chef habituel chez les jeunes grecs était exclusivement masculin.

Ariane à Naxos, par Sophie Rude (1826)


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Ariane à Naxos (1826)

(Musée des Beaux-Arts de Dijon)

Le Sommeil de la Vierge, par Sophie Rude (1831)


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Le Sommeil de la Vierge, par Sophie Rude (1831)

(Musée des Beaux-Arts de Dijon)

Sainte Véronique de Binasco, par François-Joseph Navez (1816)


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Sainte Véronique de Binasco, par François-Joseph Navez (1816)

(Musée des Beaux-Arts de Gand)

La Fuite en Égypte (école italienne, XVIII<sup>e</sup> s.)


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La Fuite en Égypte (école italienne, XVIIIe s.)

(Cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule, Bruxelles)

Sainte Lucie, par Palma le Jeune (v.1600)


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Sainte Lucie, vierge et martyre, par Palma le Jeune (v.1600)

(Église de Saint-Jérémie-et-Sainte-Lucie, Venise)

La Vierge aux anges musiciens, par Abdon Castañeda (v.1610)


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La Vierge aux anges musiciens, par Abdon Castañeda (v.1610)

(Musée des Beaux-Arts de Valence, en Espagne)

John-William Polidori, par Gainsford (v.1820)


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John-William Polidori, par Gainsford (v.1820)

(National Portrait Gallery, Londres)
John-William Polidori, né à Londres d'un père italien, fut un ami et compagnon de voyage de Lord Byron, et surtout l'auteur d'une célèbre nouvelle, "Le Vampire", publiée en 1819 sous le nom de Byron lui-même (afin d'assurer à l'ouvrage une meilleure publicité), qui fait de Polidori le véritable créateur du thème littéraire du vampire, voué depuis lors à la postérité que l'on sait…
Son héros, Lord Ruthven, fut le vampire-type durant tout le XIXe siècle, et son nom passa en proverbe. Si son nom est moins évocateur aujourd'hui, c'est qu'il fut détrôné par le comte Dracula lorsque parut le roman de Bram Stoker en 1897 - lui-même fortement influencé par Polidori.
Le visage splendide que l'on peut admirer sur son portrait n'est pas sans évoquer sa propre description de Lord Ruthven, et l'imagination est volontiers tentée de confondre l'auteur et son personnage : "Malgré la pâleur mortelle de son visage que ne coloraient jamais ni l ?aimable incarnat de la pudeur, ni la rougeur d ?une vive émotion, la beauté de ses traits fit naître à plusieurs femmes coquettes le dessein de la captiver ou d ?obtenir de lui au moins quelques marques de ce qu ?on appelle affection…"
Polidori se suicida à 26 ans, en 1821.
Sa sœur Frances épousa le poète Gabriel Rossetti (émigré italien comme leur père), et fut la mère de l'immense peintre Dante-Gabriel Rossetti, fondateur avec Hunt et Millais du mouvement préraphaélite.

Jean de Dinteville en Saint Georges (v.1520)


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Portrait de jeune homme, dit Jean de Dinteville, en Saint Georges (v.1545)

(Collection particulière)
Jean de Dinteville (1504-1555) est surtout connu pour être le personnage représenté à gauche sur le célèbre tableau d'Holbein appelé Les Ambassadeurs, avec le célèbre crâne en anamorphose au premier plan. Ce tableau fut peint lors du séjour de Jean de Dinteville à Londres, où François Ier l'avait envoyé comme ambassadeur de France auprès d'Henry VIII. C'était en 1533.
L'identification de ce portrait de jeune homme avec Jean de Dinteville n'est guère convaincante. Compte-tenu de la datation du portrait (et certains vont même jusqu'à 1550), il aurait ici plus de quarante ans, ce qui n'est manifestement pas le cas… Il semble pourtant bien y avoir un air de famille, mais si l'on veut absolument que ce soit un Dinteville, peut-être pourrait-il s'agir alors plutôt du frère cadet de Jean, Gaucher de Dinteville, qui avait cinq ans de moins.
Quant à l'auteur, l'attribution au Primatice, parfois alléguée, ne tient pas la route, car rien n'est visiblement plus éloigné de la manière du Primatice que cette peinture.
Quoi qu'il en soit, c'est sûrement l'un des plus beaux portraits du siècle…

Les Tables de la Loi portées par un ange, par Joseph Schonmann (v.1840)


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Les Tables de la Loi portées par un ange, par Joseph Schonmann (v.1840)

(Collection particulière)

Jeune garçon derrière une fenêtre (école flamande, v.1550)


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Jeune garçon derrière une fenêtre (école flamande, v.1550)

(Royal Collection, Londres)

Henry, Lord Herbert, 10<sup>e</sup> comte de Pembroke, par Jonathan Richardson (1748)


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Henry, Lord Herbert, 10e comte de Pembroke, par Jonathan Richardson (1748)

(Fitzwilliam Museum, Cambridge)

Siegfried Sassoon, par Glyn Warren Philpot (1917)


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Siegfried Sassoon, par Glyn Warren Philpot (1917)

(Fitzwilliam Museum, Cambridge)

La Vision de Fra Lauterio, par Murillo (v.1640)


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La Vision de Fra Lauterio, par Murillo (v.1640)

(Fitzwilliam Museum, Cambridge)
L'inscription qu'on lit en bas à droite de ce très beau tableau nous en donne le sujet de façon extrêmement détaillée.
"El Rmo.Pe.Fr.Juan de Jesus-Maria Gen. de los PPs.
Carmelitas Descalzos, en Ytalia ; en el Tomo de Viuir
Spiritualmente, Libro 5, Cap, 8, Folio 273, refiere :
Que Fr, Lauterio Religioso de S.Franco, estando es-
-tudianto hallo en cierta Question de Theologia
muy grande dificultad, dela qual no hallave resolucion,
in declaracion y desdenandose de consultar, y mirar
sobre ella las Partes dela Suma de Theologia dt
Angelico Doctor Sto.Thomas ; se puso en Oracion,
y Suplico a Dios, y a su Pe, S.Franco, le diese noticia y
Ynteligencia de su dificultad. Al dicho Religioso Franciscano
le apareciero la Reyna de los Angeles Na.Sa, S.Franco,
y Sto.Thomas, (como estan presentes) y dixo S.Franco,
a su Religioso, senalando a Sto, Thomas, estas Palabras :
CREDE HVIC ; QVIA EIVS DOCTRINA
NON DEFICIET IN ÆTERNVM.
Queren decir : Cree â este, porque su Doctrina no
faltara eternamente. Abrio luego una delas partes
de Sto, Thomas, y lo primiero que hallo sue, la reso
-lucion de su dificultad con claridad, y distincion
Dio gracias al Sor, por ello, y sue siempre muy devo-
-to de Sto.Thomas, y de su Doctrina ; y el Religioso
predico el Milagro Publicamente.
"
Le Très Révérend Père Fr. Juan de Jésus-Maria, Général des Carmes Déchaux en Italie, dans son ouvrage de la "Vie Spirituelle", Livre 5, Chapitre 8, Folio 273, rapporte : Que le Fr. Lauterio, religieux de Saint-François, étudiant certaine question théologique de grande difficulté, dont il ne trouvait pas la solution, et ne voulant se résoudre à consulter sur ce point la Somme Théologique du Docteur Angélique Saint Thomas ; se mit en prière, et supplia Dieu, ainsi que son père Saint François, de lui donner l'intelligence de cette difficulté. Audit religieux franciscain, apparut alors Notre-Dame, la Reine des Anges, avec Saint François et saint Thomas, comme s'ils étaient présents, et Saint François dit à son religieux, en lui montrant Saint Thomas, les paroles suivantes : CREDE HVIC ; QVIA EIVS DOCTRINA NON DEFICIET IN ÆTERNVM. C'est-à-dire : "Crois-en celui-ci, car sa doctrine sera sans défaillance pour l'éternité." Il ouvrit aussitôt un tome de Saint Thomas, et la première chose sur laquelle il tomba, fut la résolution de sa difficulté, avec la plus grande clarté. Il rendit grâces à Dieu et désormais fut toujours très dévot à saint Thomas et à sa Doctrine ; et le religieux répandit publiquement le miracle.
Il faut bien entendu expliquer la répugnance initiale du Fr. Lauterio à consulter Saint Thomas d'Aquin, par la fameuse hostilité traditionnelle régnant entre les franciscains et les dominicains, et particulièrement en fait de controverses théologiques, le franciscain Duns Scott ayant été le grand adversaire du dominicain Saint Thomas…

L'Agonie du Christ au Jardin des Oliviers, par Johan-Gustav Sandberg (1818)


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L'Agonie du Christ au Jardin des Oliviers, par Johan-Gustav Sandberg (1818)

(National Museum, Stockholm)

Étude pour "La Chevauchée des Walkyries", par Johan-Gustav Sandberg (1818)


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Étude pour "La Chevauchée des Walkyries", par Johan-Gustav Sandberg (1818)

(Collection particulière)

Mrs. Abington dans le rôle de Miss Prue, de la comédie "Love for Love" de William Congreve, par Reynolds (1771)


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Mrs. Abington dans le rôle de Miss Prue, de la comédie "Love for Love" de William Congreve, par Reynolds (1771)

(Yale Center of British Art, New Haven)

Sapho se précipitant du promontoire de Leucate, par Léopold Burthe (1849)


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Sapho se précipitant du promontoire de Leucate, par Léopold Burthe (1849)

(Musée des Beaux-Arts de Carcassonne)

Sainte Thérèse d'Avila, par Gérard (1827)


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Sainte Thérèse d'Avila, par Gérard (1827)

(Chapelle de l'Infirmerie Marie-Thérèse, Paris)
Pendant les Cent-Jours, Mme de Chateaubriand forma le vœu de fonder une institution charitable si le Ciel accordait à ses prières le retour du roi. En 1819, elle créa donc l'Infirmerie Marie-Thérèse, établissement destiné à recevoir les prêtres et les dames de qualité réduits à l'indigence par la Révolution. L'institution fut placée sous la protection de Madame, Marie-Thérèse de France, duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI, qui en amenda et approuva les statuts, et l'enrichit de nombreux dons. Elle offrit par exemple un magnifique ostensoir en 1823.
Un intéressant article du journal "La Foudre" de 1821 :
"On sait qu'il a été fondé à Paris par les soins de madame la vicomtesse de Chateaubriand et sous la protection de S.A.R. Madame, une infirmerie qui porte le nom de Marie-Thérèse et qui est destinée à recevoir les victimes les plus intéressantes de nos discordes publiques : des femmes nées pour un meilleur sort, de vieux prêtres qui n'ont conservé d'autres souvenirs de la persécution que des infirmités dont ils bénissent Dieu et n'accusent personne.
Les temps où nous avons vécu nous ont appris que les misères humaines ne sont pas exclusivement dévolues aux classes indigentes de la société. Les familles qui jadis ont fondé des hôpitaux pour les pauvres viennent maintenant solliciter un lit à l'infirmerie de Marie-Thérèse, atteintes de ces mêmes maux qu'elles avaient secourus au jour de leur prospérité. L'ancienne maison de l'infirmerie s'est bientôt trouvée trop petite pour le but qu'on s'était proposé, il a fallu l'agrandir ; on a bâti cet été de nouvelles salles et une nouvelle chapelle.
Mgr l'archevêque de Paris a béni cette chapelle hier, mercredi 19 décembre, anniversaire de la naissance de Madame. Les talents qui ont aussi leur piété se sont empressés de payer un tribut à l'infirmerie de Marie-Thérèse : un orateur justement célèbre à qui le Ciel a donné l'éloquence comme un moyen de plus de charité, M. l'abbé Frayssinous, premier aumônier du Roi, a prononcé le discours et a reçu ces honorables suffrages qui le suivent partout où il se fait entendre. (…)
Mme la duchesse de Guiche et Mme la princesse de Léon ont fait la quête.
"
La duchesse d'Angoulême présidait annuellement la fête patronale du lieu le jour de la Sainte-Thérèse, et l'on commanda à Gérard pour orner la chapelle ce beau tableau représentant la grande sainte d'Avila.
Il inspira à Maurice de Guérin une poésie dont on trouvera ici un extrait :
"Thérèse de Jésus, ô ma sainte adorée !
Amante du Seigneur, colombe consacrée,
J ?ai votre image enfin ! Du jour où je connus
Votre vie admirable, et du jour où je lus
Ces ouvrages de vous où votre amour suprême
A fait naïvement un céleste poëme,
Je résolus d ?avoir en ma possession,
Vieil ou neuf, un portrait qui portât votre nom.
Le ciel enfin m ?a fait trouver une gravure
Comme je la voulais, d ?une empreinte fort pure,
Et donnant un dessin assez digne de vous.
Fût-il plus imparfait, je l ?aimerais sur tous :
Votre nom fait peinture assez. Or donc, ma sainte,
En ce portrait voici comment vous êtes peinte.
La scène est une église, et c ?est fort bien choisi,
Car c ?était là vraiment votre asile chéri.
Vous pliez seulement un genou sur la dure,
L ?autre à demi s ?incline, et la robe de bure,
Qui se déroule et dont nul pli n ?est retenu,
Laisse divinement échapper un pied nu,
Et ce pied gracieux qui porte une sandale,
Pur et blanc comme neige, est posé sur la dalle.
Vous vous penchez un peu comme quand on est las,
Au pied d ?une colonne, et sur la base un bras
S ?accoudant ; vos deux mains, l ?une à l ?autre enlacées,
Comme deux blanches s ?urs se tiennent embrassées.
De votre front serein comme le plus beau jour
Une toile en bandeau suit le charmant contour,
Et sur ce front si pur reluit et se détache
Comme un nuage blanc sur l ?aurore sans tache
Au cou, la mentonnière, autre bandeau de s ?ur,
Dérobe à nos regards blancheur par la blancheur.
Un mantelet de lin, qui tombe jusqu ?à terre,
Roule en plis gracieux son étoffe légère,
Et sur la tête, un voile, en arrière jeté,
Fait l ?effet du feuillage à nos roses, l ?été.
Puis en l ?air, assez près de la simple coiffure,
Brille un cercle argenté d ?une lumière pure,
Couronne aérienne en un trait des plus fins,
Dont on voit surmonté le chef de tous les saints.
Est-ce tout ? J ?oubliais la croix de la prière,
Qui pend à la ceinture au bout du grand rosaire,
Et je dois dire ici, tout en parlant de croix,
Que dans l ?église c ?est la seule que je vois.
Pas un autel non plus. Votre sainte figure
Est vivante de grâce et d ?expression pure ;
Elle est belle à passer devant vous tout un jour
Sans bouger ; elle est belle à donner de l ?amour ;
Mais l ?artiste, manquant de foi, n ?a pas pris garde
Que vous y regardez celui qui vous regarde,
Que les chrétiens priant tiennent leurs yeux baissés
Et que des yeux ouverts ne priaient pas assez.
"

Tête de Saint Jean-Baptiste, atelier de Philippe de Champaigne (v.1650)


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Tête de Saint Jean-Baptiste, atelier de Philippe de Champaigne (v.1650)

(Musée de Port-Royal des Champs)

Le Bon Pasteur, par Jean-Baptiste de Champaigne (v.1650)


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Le Bon Pasteur, par Jean-Baptiste de Champaigne (v.1650)

(Palais des Beaux-Arts de Lille)

Juive d'Alger, par la princesse Mathilde Napoléon (1866)


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Juive d'Alger, par la princesse Mathilde Napoléon (1866)

(Palais des Beaux-Arts de Lille)

Juive de Tanger, par Charles Landelle (1874)


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Juive de Tanger, par Charles Landelle (1874)

(Musée des Beaux-Arts de Reims)

Abraham répudiant Agar, par Le Guerchin (1657)


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Abraham répudiant Agar, par Le Guerchin (1657)

(Pinacothèque de Brera, Milan)

Abraham répudiant Agar, par Horace Vernet (1837)


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Abraham répudiant Agar, par Horace Vernet (1837)

(Musée des Beaux-Arts de Nantes)

L'Art Gothique, par Paul Delaroche (1852)


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L'Art Gothique, par Paul Delaroche (1852)

(Musée des Beaux-Arts de Nantes)

La Renaissance, par Charles Landelle (1853)


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La Renaissance, par Charles Landelle (1853)

(Château de Fontainebleau)

Psyché éveillant l'Amour, par Jacopo Zucchi (1589)


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Psyché éveillant l'Amour, par Jacopo Zucchi (1589)

(Galerie Borghèse, Rome)

L'Ivresse de Noé, par Guido Cagnacci (v.1650)


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L'Ivresse de Noé, par Guido Cagnacci (v.1650)

(Collection particulière)

On remarquera l'extraordinaire modernité de ce nu masculin, où l'on croirait un instant voir la main d'un peintre réaliste du XIXe siècle et qui pourrait presque être signé Manet ou Courbet.

Le Baiser à la dérobée, par Fragonard (1788)


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Le Baiser à la dérobée, par Fragonard (1788)

(Musée de l'Hermitage, Saint-Pétersbourg)

Idylle marocaine, par Adam Styka (v.1930)


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Idylle marocaine, par Adam Styka (v.1930)

(Collection particulière)

Le Martyre de Sainte Barbe, par Cranach l'Ancien (v.1510)


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Le Martyre de Sainte Barbe, par Cranach l'Ancien (v.1510)

(Collection particulière)

Le Mariage mystique de Sainte Catherine, par Sassoferrato (v.1650)


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Le Mariage mystique de Sainte Catherine, par Sassoferrato (v.1650)

(Collection particulière)

L'Immaculée-Conception, par Antonio de Pereda (v.1650)


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L'Immaculée-Conception, par Antonio de Pereda (v.1650)

(Collection particulière)

La Vierge à l'Enfant entourée d'anges, par Sassoferrato (v.1650)


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La Vierge à l'Enfant entourée d'anges, par Sassoferrato (v.1650)

(Collection particulière)

Le Christ aux Outrages, par Antonio de Bellis (v.1630)


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Le Christ aux Outrages, par Antonio de Bellis (v.1630)

(Collection particulière)

Saint Jean l'Évangéliste, par Carlo Dolci (v.1670)


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Saint Jean l'Évangéliste, par Carlo Dolci (v.1670)

(Collection particulière)

Saint Casimir, par Carlo Dolci (v.1670)


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Saint Casimir, par Carlo Dolci (v.1670)

(Collection particulière)

Saint Casimir (1458-1484), prince de Pologne et de Lituanie, était le second fils du roi Casimir IV Jagellon et d'Élisabeth d'Autriche (fille d'Albert II de Habsbourg, roi des Romains).

Modèle de piété et de pureté, un temps régent de Pologne qu'il gouverna avec sagesse et justice, épuisé par ses austérités, il mourut à vingt-six ans, fut canonisé en 1522, et au siècle suivant proclamé patron de la Pologne et de la Lituanie. Ses reliques sont à la cathédrale Saint-Stanislas de Vilnius. Fête le 4 mars.

Oraison pour la fête de saint Casimir : "Ô Dieu, qui parmi les délices royales et les attraits du monde, avez fortifié saint Casimir par la vertu de constance, faites que, par son intercession, vos fidèles méprisent les biens de la terre et aspirent toujours à ceux du ciel. Par N.-S. J.-C., etc."

La Circoncision, par Giovanni-Maria Viani (v.1670)


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La Circoncision, par Giovanni-Maria Viani (v.1670)

(Collection particulière)

Sainte Lucie, vierge et martyre (école italienne, XVII<sup>e</sup> s.)


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Sainte Lucie, vierge et martyre (école italienne, XVIIe s.)

(Collection particulière)

La Vierge allaitant l'Enfant-Jésus, par Artemisia Gentileschi (1608)


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La Vierge allaitant l'Enfant-Jésus, par Artemisia Gentileschi (1608)

(Collection particulière)

L'Amour libérant deux colombes, par Benjamin West (1803)


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L'Amour libérant deux colombes, par Benjamin West (1803)

(Collection particulière)

Orphée, par Paul Duqueylar (v.1800)


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Orphée, par Paul Duqueylar (v.1800)

(Collection particulière)

Corinne au Cap Misène, par Gérard (1819)


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Corinne au Cap Misène, par Gérard (1819)

(Collection particulière)

Cette magnifique composition qui illustre l'une des scènes les plus frappantes du beau roman de Mme de Staël, "Corinne ou l'Italie", est une variante du grand tableau conservée au Musée de Lyon. Ici, Corinne est seule et non plus accompagnée d'Oswald et des autres personnages qui l'entourent dans la version plus élaborée. Les traits de l'héroïne sont inspirés, mais de façon très idéalisée, de ceux de Mme de Staël, conformément au souhait du prince Auguste de Prusse qui offrit le tableau original à Mme Récamier en souvenir de leur amie commune.

Portrait d'Hortense Cornu, née Lacroix, par Sébastien Cornu (v.1840)


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Portrait d'Hortense Cornu, née Lacroix, par Sébastien Cornu (v.1840)

(Château de Compiègne)

Portrait de jeune homme, par Lépicié (v.1780)


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Portrait de jeune homme, par Lépicié (v.1780)


(Collection particulière)

Apollon et Hyacinthe, par Nicolas-René Jollain (1769)


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Apollon et Hyacinthe, par Nicolas-René Jollain (1769)

(Petit Trianon)

Adonis, par Pompeo Batoni (v.1760)


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Adonis, par Pompeo Batoni (v.1760)

(Collection particulière)

Nino Cesarini, par Paul Hoecker (1904)


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Nino Cesarini, par Paul Hoecker (1904)

(Villa Lysis, Capri)

Stella Maris, par Melchior Doze (1886)


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Stella Maris, par Melchior Doze (1886)

(Église d'Aiguèze, Gard)

Portrait de Louise Vernet, par Paul Delaroche (1828-33)


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Portrait de Louise Vernet, fille de l'artiste, par Horace Vernet (1828-33)

(Musée du Louvre, Paris)


Portrait peint pendant le séjour de l'artiste et de sa famille à Rome, où Vernet était directeur de l'Académie de France. Louise était bientôt fiancée à Paul Delaroche, qui laissa lui aussi un admirable portrait funèbre de sa jeune femme morte en 1845 après dix ans de mariage, et utilisa encore ses traits dans plusieurs de ses compositions ultérieures, comme dans son "Allégorie de l'Art Gothique" de 1852.