AMATOR TEMPORIS ACTI

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La Lumière du Monde, par William-Holman Hunt (1853)


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La Lumière du Monde, par William-Holman Hunt (1853)

(Keble College, Oxford)
Merveilleuse évocation du verset de l'Apocalypse (3, 20) : "Voici que je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu ?un entend ma voix et ouvre la porte, j ?entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi."
S'il en était besoin, le plus beau compliment qu'on pourrait formuler au sujet de ce chef-d'œuvre réside dans la critique virulente et ridicule qu'en fit le calviniste-athée Thomas Carlyle, qui incendia littéralement Hunt pour cette "pure fantaisie papiste", rendant par là, bien à son insu, un vibrant hommage à la vérité…

L'Invention de la Peinture, par Eduard Daege (1832)


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L'Invention de la Peinture, par Eduard Daege (1832)

(Nationalgalerie, Berlin)

Le Christ portant sa Croix, par Giovanni Bellini ou Giorgione (v.1505)


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Le Christ portant sa Croix, par Giovanni Bellini ou Giorgione (v.1505)

(Steward Gardner Museum, Boston)
On ne sait pas exactement si ce tableau fut peint par Bellini (qui est l'auteur de plusieurs tableaux très semblables sur ce sujet, notamment celui de l'Academia dei Concordi de Rovigo, et celui du Musée des Beaux-Arts de Toledo, aux États-Unis) ou par le jeune Giorgione lorsqu'il était son élève. Quoi qu'il en soit, c'est là une merveille incomparable…

Refugium peccatorum, par Auguste Lebras (1857)


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Refugium peccatorum, par Auguste Legras (1857)

(Musée de la vie romantique, Paris)
Auguste Legras (1817-1887) fut l'élève d'Ary Scheffer. Cette composition représente Marie en "refuge des pécheurs", suivant l'invocation tirée des Litanies de la Vierge. Ce tableau, d'une perfection achevée, obtint au Salon de 1857 une médaille de troisième classe. Il fut acquis par l'État et envoyé à l'église Saint-Just de Lyon.

Ganymède, par Jean-Pierre Granger (v.1815)


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Ganymède, par Jean-Pierre Granger (v.1815)

(Musée des Beaux-Arts de Bordeaux)

Apollon et Hyacinthe, par Merry-Joseph Blondel (v.1830)


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Apollon et Hyacinthe, par Merry-Joseph Blondel (v.1830)

(Musée Baron Martin, Gray)

Jeune fille en costume de Haute-Bavière, par Karl Hertz (v.1880)


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Jeune fille en costume de Haute-Bavière, par Karl Hertz (v.1880)

(Collection particulière)
Karl Hertz, peintre allemand, né en 1828 à Culmbach, mort en 1899 à Munich.

Indécision, par Charles Baugniet (v.1875)


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Indécision, par Charles Baugniet (v.1875)

(Collection privée)

Le Christ aux outrages, par Carlo Dolci (v.1650)


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Le Christ aux outrages, par Carlo Dolci (v.1650)

(Collection privée)

Moine capucin, par José Ferraz de Almeida Junior (1874)


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Moine capucin, par José Ferraz de Almeida Junior (1874)

(Collection particulière)

Le Bûcheron, par José Ferraz de Almeida Junior (1879)


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Le Bûcheron, par José Ferraz de Almeida Junior (1879)

(Musée des Beaux-Arts de São Paulo)

Étude de Mamelouk, par Girodet-Trioson (v.1810)


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Étude de Mamelouck, par Girodet-Trioson (v.1810)

(Collection privée)

Jeune homme endormi, par Constantin Somov (1933)


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Jeune homme endormi, par Constantin Somov (1933)

(Collection privée)

Le Boxeur, par Constantin Somov (1933)


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Le Boxeur, par Constantin Somov (1933)

(Collection privée)

Jeune homme allongé, par Constantin Somov (1936)


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Jeune homme allongé, par Constantin Somov (1936)

(Collection privée)

L'Anatomiste, par Gabriel von Max (1869)


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L'Anatomiste, par Gabriel von Max (1869)

(Neue Pinakothek, Munich)

Le martyre de Sainte Julie, par Gabriel von Max (1865)
Le martyre de Sainte Julie, par Gabriel von Max (1867)


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Le martyre de Sainte Julie, par Gabriel von Max (1865 et 1866)

(Version de 1865 : Galerie Marold, Prague)
(Version de 1867 : Frye Art Museum, Seattle)
Sainte Julie, vierge et martyre, était une jeune fille issue d'une noble famille de Carthage. Lors de la prise de la ville par Genséric et ses vandales en 439, elle fut réduite en esclavage et vendue à un riche marchand syrien nommé Eusèbe, qui s'il n'était pas chrétien, fut bientôt dans l'admiration des vertus de sa servante. Eusèbe entreprit un jour un voyage en Gaule, emportant ses esclaves et toute sa maisonnée avec lui. En cours de route, par suite d'un naufrage, ils abordèrent à Nonza, en Corse, par malheur le jour où l'on célébrait des festivités païennes. Julie fut sommée d'y participer par les autorités de l'île, et ne voulut pas y consentir. Eusèbe intercéda pour elle, et se refusa à la livrer au gouverneur, en disant qu'il tenait à cette esclave qui lui donnait entière satisfaction. Le gouverneur donna alors un grand festin, au cours duquel il fit enivrer Eusèbe. Pendant le sommeil du maître, le gouverneur fit saisir Julie, et lui enjoignit de sacrifier aux dieux, en vain. Elle subit donc de nombreux supplices, et fut finalement crucifiée, vraisemblablement vers 450.
Elle est avec sainte Dévôte la patronne de la Corse. Ses reliques ont pour l'essentiel été transférées à Brescia, dans la basilique qui porte son nom. Fête le 22 mai.
Gabriel von Max imagine ici, de façon touchante, Eusèbe à son réveil découvrant trop tard le martyre de Julie, et venant apporter des fleurs aux pieds de la jeune vierge en extase sur la croix, rendant le dernier soupir.

La Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, par Gabriel von Max (1885)


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La Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, par Gabriel von Max (1885)

(Neue Pinakothek, Munich)

Le Mur des Lamentations, par Gustav Bauernfeind (1890)


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Le Mur des Lamentations, par Gustav Bauernfeind (1890)

(Collection privée)

La Fête de Hanoucca (anonyme allemand, vers 1750)


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La Fête de Hanoucca (anonyme allemand, vers 1750)

(Collection privée)
Tableau sur un thème extrêment curieux et rare pour cette époque, représentant un père juif et ses deux enfants lors de la Fête des Lumières ou de Hanoucca, commémorant le miracle arrivé au Temple de Jérusalem, lors du rétablissement du culte divin après une interruption de trois ans imposée par le roi Antiochus IV. Les sept frères Macchabées ayant vaincu le souverain impie, les prêtres s'empressèrent de rouvrir le Temple, mais, pour allumer le grand chandelier du Tabernacle, ils ne parvinrent à trouver dans le sanctuaire laissé à l'abandon et profané depuis si longtemps, qu'une petite quantité d'huile, à peine suffisante pour éclairer une journée. Il l'allumèrent faute de mieux, et l'huile brûla miraculeusement pendant huit jours entiers.
Dans l'Évangile selon saint Jean, en français, cette fête est généralement appelée "Fête de la Dédicace" (Jean, 10,22 : "On célébrait à Jérusalem la Fête de la Dédicace ; c ?était l ?hiver…"). Mais le mot grec original est "egkainia", en latin "encaenia", qu'il faudrait traduire par "Fête des Encénies", car l'idée de dédicace prête à confusion en laissant penser que la fête commémorerait l'inauguration du Temple, et non sa réouverture, mieux, sa nouvelle consécration après les profanations d'Antiochus.
Comme le disent les pieux et savants Pères de Trévoux, en 1771 : "Nos derniers traducteurs de la Bible ne se sont point servis du mot "Encénies" en S.Jean X.22, où il en est parlé. Ceux de Port-Royal ont mis "la Fête de la Dédicace'. M.Simon les a suivis. Le P.Bouhours a dit : "On solennisait à Jérusalem le Renouvellement du Temple." Il est certain que ce n ?était point la dédicace du Temple, & que le mot "Encénies" signifie "renouvellement", & non point "dédicace'. Mais aussi le "renouvellement du Temple" peut se prendre pour le rétablissement du Temple, rebâti ou réparé par les Juifs après le retour de la captivité ; & ce n ?est point cela : c ?est l ?expiation, la purification du Temple profané, une seconde consécration du Temple. Renouvellement est cependant mieux encore que Dédicace."
L'impatience de l'enfant qui tire la lévite de son père pour aller plus vite admirer les bougies que les Juifs ont coutume d'allumer chez eux pendant cette fête, est un détail saisi sur le vif absolument exquis.

L'Extrême-Onction, par Waldmüller (1846)


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L'Extrême-Onction, par Waldmüller (1846)

(Collection privée)

Trois Anges, par Franz Kadlik (1822)


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Trois Anges, par Franz Kadlik (1822)

(Collection particulière)

Bacchus et Ariane, par Antoine-Jean Gros (1822)


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Bacchus et Ariane, par Antoine-Jean Gros (1822)

(Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa)

Sainte Marie-Madeleine, par Frederick Sandys (v.1860)


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Sainte Marie-Madeleine, par Frederick Sandys (v.1860)

(Delaware Art Museum)

Le Repos pendant la Fuite en Égypte, par Paul Delaroche (1844)


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Le Repos pendant la Fuite en Égypte, par Paul Delaroche (1844)

(Collection privée)

Saint Sébastien, par Le Guide (Guido Reni) (1616)


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Saint Sébastien, par Le Guide (Guido Reni) (1616)

(Dulwich Picture Gallery, Londres)

Iris et Morphée, par Pierre-Narcisse Guérin (1811)


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Iris et Morphée, par Pierre-Narcisse Guérin (1811)

(Musée de l'Hermitage, Saint-Pétersbourg)

L'Aurore et Céphale, par Pierre-Narcisse Guérin (1810)


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L'Aurore et Céphale, par Pierre-Narcisse Guérin (1810)

(Musée du Louvre, Paris)

Le Sommeil d'Endymion, par Girodet-Trioson (1791)
Le Sommeil d'Endymion, peinture sur porcelaine de Mme Bougois d'après le tableau de Girodet (1825)


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Le Sommeil d'Endymion, par Girodet-Trioson (1791) et copie sur porcelaine, par Mme Bougois (1825)

(Original de Girodet : Musée du Louvre, Paris)
(Copie de Mme Bougois : Collection particulière)

Diane et Endymion, par Jérôme-Martin Langlois (1822)


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Diane et Endymion, par Jérôme-Martin Langlois (1822)

(Collection particulière)

Jésus dans le Prétoire, par Léon-François Bénouville (1845)


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Jésus dans le Prétoire, par Léon-François Bénouville (1845)

(École des Beaux-Arts, Paris)
Premier Grand Prix de Rome en 1845, à l'unanimité des voix, moins une. Une récompense plus que méritée, on en conviendra…

L'Ange déchu, par Cabanel (1847)


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L'Ange déchu, par Cabanel (1847)

(Musée Fabre, Montpellier)

Sainte Aglaé et Saint Boniface, par Cabanel (1857)


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Sainte Aglaé et Saint Boniface, par Cabanel (1857)

(Cleveland Museum of Art)
Aglaé, noble et riche dame romaine, fille de proconsul, avait pour amant son intendant Boniface, et ils se livraient ensemble à la débauche. Ils furent un jour touchés par la grâce, reçurent le baptême et à la demande d'Aglaé, Boniface partit pour la Cilicie recueillir des reliques des victimes des dernières persécutions. A Tarse, il fut arrêté et lui-même martyrisé, subissant de nombreux supplices, et enfin décapité, sous Dioclétien et Maximien, en 290, d'autres pensent en 304. Aglaé, avertie par un ange du martyre de Boniface, alla à la rencontre de son corps que ses compagnons ramenaient à Rome. Elle le fit enterrer sur la Voie Latine, et fit bâtir une église sur son tombeau. Elle lui survécut encore douze ans, ayant donné tous ses biens aux pauvres, et passant le reste de sa vie dans la pénitence, l'austérité et les bonnes œuvres. A sa mort, elle fut enterrée auprès de Boniface. Leurs reliques furent transférées ultérieurement dans une basilique sur l'Aventin, et on y joignit les reliques de Saint Alexis. C'est depuis lors la basilique des Saints-Boniface-et-Alexis, titre cardinalice depuis 1587.
Fête de Saint Boniface et Sainte Aglaé, le 14 mai.
Cabanel imagine ici l'instant où, après une nuit d'orgie, Aglaé et Alexis prennent soudain conscience de leur vie de péché et s'apprêtent à y renoncer pour devenir chrétiens.

Ruth, par Cabanel (1868)


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Ruth, par Cabanel (1868)

(Collection privée)
Commandé par l'Impératrice Eugénie pour ses appartements aux Tuileries, ce très beau tableau la suivit en exil en Angleterre après la chute de l'Empire, et se trouvait encore dans sa résidence de Farnborough à la mort de l'Impératrice, en 1920.

Adam après le Péché, par Cabanel (1863-67)


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Adam après le Péché, par Cabanel (1863-67)

(Musée Fabre, Montpellier)
Étude pour "Le Paradis Perdu", grande composition commandée à Cabanel par Maximilien II, roi de Bavière, et destinée à être exposée au "Maximilianeum" de Munich. L'œuvre finale, hélas, comme tant d'autres, fut détruite dans les bombardements de 1945.

Thamar et Absalon, par Cabanel (1875)


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Thamar et Absalon, par Cabanel (1875)

(Musée des Beaux-Arts de Nice)
Thamar, fille du roi David, fut violée par son demi-frère Amnon.
"Alors Thamar, ayant mis de la cendre sur sa tête, et déchiré sa robe, s'en alla en jetant de grands cris, et tenant sa tête couverte de ses deux mains. Absalon son frère lui dit : "Est-ce que mon frère Amnon a abusé de vous ? Mais ma sœur, n'en dites rien maintenant, car c'est votre frère. Et n'affligez point votre cœur." Alors Thamar, se consumant de douleur, demeura dans la maison d'Absalon son frère. (…) Absalon ne parla en aucune sorte de cela à Amnon, ni en bien, ni en mal. Mais il conçut contre lui une très grande haine pour ce qu'il avait outragé sa sœur Thamar." (II Rois, XIII, 19-22)
Cabanel montre ici le désespoir de Thamar et la rage d'Absalon, maudissant leur demi-frère Amnon de son crime.
De fait, Absalon attendit pendant deux ans l'occasion de venger sa sœur, et fit enfin égorger Amnon au cours d'un festin.
On remarquera le physique avantageux d'Absalon, auquel Cabanel a donné une beauté conforme à l'Écriture Sainte qui précise : "Or il n'y avait point d'homme dans tout Israël qui fût si bien fait ni si beau qu'était Absalon. Depuis la plante des pieds jusqu'à la tête, il n'y avait pas en lui le moindre défaut." (II Rois, XIV, 25)
Octave Mirbeau fit de cette belle composition une critique piquante, qui mérite bien d'être citée, d'abord parce qu'il est difficile de résister au ton gouailleur de ce petit morceau, puis parce qu'il faut bien admettre qu'il y a peut-être un fond de vérité dans certaines observations :
"C'est cette entrevue entre Absalon et Thamar que M. Cabanel nous a représentée.
L'Absalon de M. Cabanel n'est pas le chevelu traditionnel : c'est un turco ; quant à sa s ?ur Thamar, elle a tout-à-fait l'apparence d'une indigène des Batignolles. Pour l'honneur de l'ethnologie, il eût fallu pourtant que la s ?ur et le frère fussent de la même race, et Juifs tous les deux autant que possible ; mais, d'après l'interprétation de M. Cabanel, le fils et la fille du roi David sont, celui-là Algérien, et celle-ci Parisienne.
Thamar, la jolie Batignollaise, vient d'entrer chez le turco son frère ; elle s'est assise sur un sopha de Stamboul qui se trouve là par hasard, à côté de l'Absalon au jus de réglisse ; elle a conté son histoire, puis s'est affaissée sur les genoux de son turco farouche, afin de cacher sa tristesse et de faire bien voir ses épaules.
Le turco est indigné ; il menace du poing le cadre du tableau qui, sans doute, est censé représenter le ravisseur, et il y met une telle conviction, il étend si énergiquement son bras terrible vers le jeune Amnon, qui est ailleurs, que son épaule droite et son flanc droit forment un avancement de dix centimètres au moins plus considérable qu'il ne faudrait ; cela fait une poitrine large comme la croupe d'un éléphant.
Il y a aussi une servante négresse que M. Cabanel a fait venir de la côte de Guinée pour assister à cette aventure biblique. La pauvre Africaine a entendu le récit de mademoiselle Thamar ; et, pour indiquer la part qu'elle prend aux ennuis de l'aimable Batignollaise, elle gratte du mieux qu'elle peut le papier de tenture avec ses ongles.
Ce vaste tableau est assurément fort agréable à regarder, malgré les fautes d'histoire et les erreurs de dessin.
"

Saint Augustin et Sainte Monique, par Ary Sheffer (1855)


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Saint Augustin et Sainte Monique, par Ary Sheffer (1855)

(Musée de la Vie Romantique, Paris)
Sublime représentation de "l'extase d'Ostie", célèbre passage du chapitre VI des "Confessions" de Saint Augustin, dans lequel Augustin rapporte l'entretien qu'il eut avec sa mère Monique, lorsqu'il se convertit peu avant la mort de cette dernière, et leur conversation sur le bonheur des saints dans l'éternité, qui les transporta soudain dans la béatitude de la contemplation du monde invisible.
Saint Augustin s'adresse à Dieu :
"À peu de distance de ce jour où ma mère devait sortir de cette vie, jour que Vous connaissiez, mais que nous ignorions, il était arrivé, par un effet de Vos vues secrètes, comme je le crois, qu'elle et moi, nous nous trouvions seuls appuyés à une fenêtre, donnant sur le jardin de la maison qui était notre demeure à Ostie, à l'embouchure du Tibre, et dans laquelle, séparés de la foule, après la fatigue d'un long voyage, nous nous préparions à nous remettre en mer : nous parlions donc là seuls, avec une douceur ineffable ; oubliant le passé, occupés de l'avenir, nous cherchions entre nous, auprès de cette Vérité qui est Vous-même, quelle devait être l'éternelle vie des saints, que l'œil n'a point vue, que l'oreille n'a point entendue, et qui n'est jamais montée dans le cœur de l'homme. Nous ouvrions la bouche du cœur pour recevoir les célestes eaux de cette fontaine de vie qui est en Vous, afin qu'en étant inondés selon notre mesure, nous comprissions de quelque manière une aussi grande chose.
(…)Tel était notre entretien ; et si la forme et les paroles n'étaient pas les mêmes, vous savez, Seigneur, que ce jour-là, durant ce discours, le monde et tous ses plaisirs nous paraissaient bien vils. Alors ma mère dit : «Mon fils, pour ce qui me regarde, plus rien ne me charme en cette vie. J'ignore ce que je dois faire encore ici, et pourquoi j'y suis, après que mon espérance de ce siècle a été accomplie. Il n'y avait qu'une seule chose pour laquelle je désirasse rester un peu dans cette vie, c'était de te voir chrétien catholique avant de mourir. Mon Dieu m'a accordé cela au-delà de mes vœux ; je te vois Son serviteur, non content d'avoir méprisé les terrestres félicités ; que fais-je donc ici ?»
"

Vieille Femme examinant une pièce d'or à la lueur d'une lanterne, ou Allégorie de l'Avarice, par Honthorst (1623)


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Vieille Femme examinant une pièce d'or à la lueur d'une lanterne, ou Allégorie de l'Avarice, par Honthorst (1623)

(Collection Kremer)

Le Roi David pénitent, attribué à Jean de Bray (1658)


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Le Roi David pénitent, attribué à Jan de Bray (1658)

(Collection particulière)

L'Immaculée-Conception, anonyme espagnol (v.1650)


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L'Immaculée-Conception, anonyme espagnol (v.1650)

(Collection privée)

L'Extase de Saint Bruno, par Nicolas Mignard (1638)


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L'Extase de Saint Bruno, par Nicolas Mignard (1638)

(Musée Calvet, Avignon)

Les Funérailles d'Atala, par Girodet-Trioson (1808)


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Les Funérailles d'Atala, par Girodet-Trioson (1808)

(Musée du Louvre, Paris)

Le Vœu de Fra Angelico, par Henri Rondel (1899)


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Le Vœu de Fra Angelico, par Henri Rondel (1899)

(Musée Calvet, Avignon)
Henri Rondel (Avignon 1857-Paris 1919), bien qu'élève du grand Gérôme, et dont la carrière fut semée de nombreuses récompenses dont la Légion d'Honneur, fut généralement un peintre assez mineur, produisant des séries de bustes de jeunes femmes aux poitrines conquérantes et généreuses, plus ou moins dénudées (plutôt plus que moins…). Ravissantes si l'on veut, cependant peu éloignées de glisser dangereusement sur la pente de la peinture de lupanar 1900, n'était qu'étonnament, une certaine pureté s'en dégage le plus souvent et les retient au bord de l'abîme.
Quoi qu'il en soit ici, et malgré quelques regrettables maladresses de dessin (les bras de la Vierge et de l'ange sont par exemple exagérement incorrects), l'inoubliable vision céleste que le peintre nous donne à contempler ne peut que laisser absolument muet d'admiration. Il paraît presque impossible d'imaginer qu'une apparition de la Vierge puisse se manifester autrement que de cette façon-là, dans cet impalpable bain de lumière comme pailletée d'or… Un véritable miracle.

Joseph-François-Xavier de Seytres, marquis de Caumont, par Jean Valade (v. 1745)
Geneviève de Montboissier de Beaufort-Canillac, marquise de Caumont, par Jean Valade (1756)
Marie-Alix de Seytres de Caumont, comtesse de Tournon-Simiane, par Ingres (1812)


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Le Marquis et la Marquise de Caumont, par Jean Valade (v.1750 et 1756)

puis leur fille
La comtesse de Tournon, par Ingres (1811)

(Mquis et Mquise de Caumont : Musée Calvet, Avignon)
(Ctesse de Tournon : Philadelphia Museum of Art, Philadelphie)
Joseph-François-Xavier de Seytres, marquis de Caumont (1726-1809), était fils de Joseph de Seytres, marquis de Caumont (1688-1745) et de Marie-Élisabeth-Balthazare de Doni.

Par sa mère, fille de Louis, marquis de Doni, et de Françoise de la Croix de Castries, il était petit-fils de René-Gaspard de la Croix, marquis de Castries, et d'Isabelle de Bonzi. Et cette grand-mère, Isabelle de Bonzi, était la propre sœur du fameux cardinal de Bonzi, archevêque de Toulouse puis de Narbonne, Président-Né des États du Languedoc. Par là, Joseph-François-Xavier était donc entre autres descendant direct des maisons Riario, Sforza, Visconti, et La Rovere-Urbin.
Il fut d'abord chevalier de Malte, mais il y renonça pour épouser Geneviève de Montboissier de Beaufort-Canillac (1730-1766), en 1752.
Le portrait de Jean Valade, sur lequel il porte le ruban noir et la croix de Malte, est donc antérieur à cette date, puisque l'Ordre de Malte exigeait le célibat.
Geneviève était fille de Philippe-Claude de Beaufort-Canillac, marquis de Montboissier (1674-1765) et de Marie-Anne-Geneviève de Maillé (1692-1742).
Sur la maison de Seytres de Caumont (filiation de la fin du XIIe siècle, preuves de 1364, admise aux honneurs de la Cour en 1784), Chérin écrit : "Cette maison, dont le nom latin est Sextores, et en France de Seitre et de Seytres, a été établie d'abord en Dauphiné, d'où elle est passée au milieu du XVe siècle au Comtat-Venaissin…"
Sur la maison de Montboissier de Beaufort-Canillac (filiation de la fin du XIe siècle, preuves du XIVe siècle, admise aux honneurs de la Cour en 1750, 1754, 1756, 1763, 1770, 1772, 1775, 1776, 1783, 1784, 1790), Chérin écrit : "La maison de Montboissier, en Auvergne, jouissait il y a plus de 600 ans d'une telle considération qu'un auteur qui écrivait vers 1156 lui donnait une origine royale."
Ce mariage donna trois fils, Philippe, Amable et Maurice ; et une fille, Marie-Alix-Aldonce-Philippine-Eugénie-Geneviève.
Les fils, ou bien n'eurent pas de postérité, ou bien uniquement des filles. La maison de Seytres de Caumont, honorée d'un titre ducal en 1841, s'éteignit donc dans les mâles en 1847, mais en 1845, Gustave de Laborde, époux de Pauline fille de Maurice, fut institué devant notaire, par son beau-père, héritier du nom et armes de la maison de Caumont, sans la noblesse bien entendu, et devint Laborde-Caumont.
Marie-Alix-Aldonce-Philippine-Eugénie-Geneviève de Seytres de Caumont (1756-1837), elle, épousa en 1774 Alexandre-François-Xavier, comte de Tournon-Simiane ("Illustre et ancienne maison" du Vivarais, dit Chérin, connue au XIe siècle par Ponce de Tournon, abbé de la Chaise-Dieu en 1094, honneurs de la Cour en 1774).
En 1812, elle posa pour Ingres, et il est amusant sur son portrait de retrouver les traits de ses parents, tout en s'étonnant que, comme cela se voit parfois, bien que doués l'un et l'autre d'un charmant visage, ils n'aient manifestement pas été heureux lorsqu'ils les mirent en commun pour en donner un à leur fille… Car on pourra difficilement vanter ici la beauté de la comtesse de Tournon. Il est juste de préciser qu'elle avait 55 ans quand Ingres la peignit, et qu'il se peut qu'elle ait été plus jolie dans ses jeunes années, à l'orée du règne de Louis XVI.

L'Éducation d'Achille par le Centaure Chiron, par Jean-Baptiste Regnault (1782)


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L'Éducation d'Achille par le Centaure Chiron, par Jean-Baptiste Regnault (1782)

(Musée Calvet, Avignon)

Apollon et Cyparisse, par Claude-Marie Dubufe (1821)


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Apollon et Cyparisse, par Claude-Marie Dubufe (1821)

(Musée Calvet, Avignon)

Avant la Messe, par Victor Leydet (1898)


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Avant la Messe, par Victor Leydet (1898)

(Musée Calvet, Avignon)

Terpsichore, par Johann-Heinrich Tischbein (1759)


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Terpsichore, par Johann-Heinrich Tischbein (1759)

(Collection particulière)

Saint Joseph et l'Enfant-Jésus (école allemande, XVIII<sup>e</sup> s.)


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Saint Joseph et l'Enfant-Jésus (école allemande, XVIIIe s.)

(Collection particulière)

David portant la tête de Goliath, par Simon Vouet (1621)


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David portant la tête de Goliath, par Simon Vouet (1621)

(Palazzo Bianco, Gênes)

Portrait de jeune homme, par Bronzino (v.1530)


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Portrait de jeune homme, par Bronzino (v.1530)

(Metropolitan Museum, New York)

Jeune homme en habit à l'antique, par Bronzino (v.1545)


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Jeune homme en habit à l'antique, par Bronzino (v.1545)

(Niedersachsisches Landesmuseum, Hanovre)

Portrait de jeune homme, peut-être le sculpteur Pierino da Vinci, par Bronzino (v.1550)


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Portrait de jeune homme, peut-être le sculpteur Pierino da Vinci, par Bronzino (v.1550)

(National Gallery, Londres)

Portrait de jeune homme tenant une statuette, par Bronzino (v.1550)


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Portrait de jeune homme tenant une statuette, par Bronzino (v.1550)

(Musée du Louvre, Paris)

Portrait de Lodovico Capponi, par Bronzino (v.1550)


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Portrait de Lodovico Capponi, par Bronzino (v.1550)

(Frick Collection, New York)

Osteria romaine, par Carl-Heinrich Bloch (1866)
Osteria romaine (détail), par Carl-Heinrich Bloch (1866)
Osteria romaine (détail), par Carl-Heinrich Bloch (1866)
Osteria romaine (détail), par Carl-Heinrich Bloch (1866)


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Osteria romaine, par Carl-Heinrich Bloch (1866)

(Statens Museum, Copenhague)
Extraordinaire composition du grand peintre danois Carl-Heinrich Bloch, dont les détails permettent d'apprécier l'admirable talent. L'expression soupçonneuse et menaçante du jeune italien se retournant vers le spectateur auquel sa sœur et sa fiancée adressent des œillades enjôleuses pour celle-là, plus moqueurs pour celle-ci, est en soi un véritable trait de génie…

Saint Dominique de Guzman, par Gaspard de Crayer (1655)


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Saint Dominique de Guzman, par Gaspard de Crayer (1655)

(Musée du Prado, Madrid)

Sainte Praxède recueillant le sang des martyrs, attribué à Vermeer, d'après Ficherelli (1655)


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Sainte Praxède recueillant le sang des martyrs, attribué à Vermeer, d'après Ficherelli (1655)

(Collection particulière)

Saint Sébastien soigné par Sainte Irène, par Felice Ficherelli, dit Riposo (1650)


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Saint Sébastien soigné par sainte Irène, par Felice Ficherelli, dit Riposo (1650)

(Crocker Art Museum, Sacramento)

Priam suppliant Achille de lui rendre le corps de son fils Hector, par Alexandre Ivanov (1824)


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Priam suppliant Achille de lui rendre le corps de son fils Hector, par Alexandre Ivanov (1824)

(Galerie Tretyakov, Moscou)