AMATOR TEMPORIS ACTI

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Allégorie d'un fleuve, par Hannibal Carrache (v.1595)


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Allégorie d'un fleuve, par Hannibal Carrache (v.1595)

(Musée de Capodimonte, Naples)

Sirène enlevant un pêcheur, par Lord Frédéric Leighton


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Sirène enlevant un pêcheur, par Lord Frédéric Leighton (1858)

(Collection Privée)

Le lutteur Meissonnier, par Paul Baudry (1848)


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Le lutteur Meissonnier, par Paul Baudry (1848)

(Musée Calvet, Avignon)

Laissez venir à moi les petits enfants, par Marie Ellenrieder (1845)


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Laissez venir à moi les petits enfants, par Marie Ellenrieder (1845)

(Église de la Sainte-Trinité, Constance)
Ce charmant tableau se trouve dans l'église de la Sainte-Trinité de Constance, ville natale de Marie Ellenrieder (1791-1863), qui fut l'élève d'Overbeck et la première femme admise à l'Académie de Munich.

Salomé portant la tête de saint Jean-Baptiste, par Carlo Dolci (v.1665)


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Salomé portant la tête de saint Jean-Baptiste, par Carlo Dolci (v.1665)

(Royal Collection, Londres)

L'Institution de l'Eucharistie, par Carlo Dolci (v.1650)


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L'Institution de l'Eucharistie, par Carlo Dolci (v.1650)

(Musée du Louvre, Paris)

L'Ange Gabriel, par Carlo Dolci (v.1655)
La Vierge Marie, par Carlo Dolci (v.1655)


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La Vierge et l'Ange Gabriel (fragments d'une "Annonciation" perdue), par Carlo Dolci

(Musée du Louvre, Paris)

La Sainte-Face de Port-Royal, par Philippe de Champaigne (1630)


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La Sainte-Face de Port-Royal, par Philippe de Champaigne (1630)

(Musée de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs)

Saint Dominique de Guzman, par Le Cigoli (Lodovico Cardi) (v.1600)


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Saint Dominique de Guzman, par Le Cigoli (Lodovico Cardi) (v.1600)

(Collection particulière)

Le Sacrifice d'Isaac, par Le Cigoli (Lodovico Cardi)


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Le Sacrifice d'Isaac, par Le Cigoli (Lodovico Cardi) (1607)

(Palais Pitti, Florence)

Saint François d'Assise recevant les Stigmates, par Le Cigoli (Lodovico Cardi) (1596)


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Saint François d'Assise recevant les Stigmates, par Le Cigoli (Lodovico Cardi) (1596)

(Musée des Offices, Florence)

Saint François d'Assise en prière, par Le Cigoli (Lodovico Cardi) (v.1600)


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Saint François d'Assise en prière, par Le Cigoli (Lodovico Cardi) (v.1600)

(Musée de l'Hermitage, Saint-Pétersbourg)

Saint Sérapion, martyr, par Zurbaran (1628)


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Saint Sérapion, martyr, par Zurbaran (1628)

(Wadsworth Atheneum, Hartford, Connecticut)
Saint Sérapion, d'origine irlandaise, naquit à Londres en 1175. Après avoir servi dans l'armée anglaise et participé à la troisième croisade au service de Richard Cœur-de-Lion et de Léopold VI d'Autriche, il passa en Espagne où il combattit les Maures dans les armées d'Alphonse VIII, roi de Castille.
C'est là qu'il rencontra saint Pierre Nolasque, qui venait de fonder l'Ordre de la Merci, destiné au rachat des esclaves et des prisonniers chrétiens capturés par les Sarrasins. Abandonnant la carrière des armes, Sérapion revêtit bientôt l'habit blanc des frères de la Merci.
A Alger, il s'offrit en otage contre la libération de plusieurs captifs, en attendant le versement d'une rançon considérable. La rançon fut payée trop tard, et Sérapion fut martyrisé.
Les Sarrasins l'attachèrent à une croix de Saint-André, lui arrachèrent les entrailles puis lui coupèrent les jambes. Le martyre eut lieu le 14 novembre 1240.
Premier martyr de l'Ordre de la Merci, il fut canonisé en 1743.
Le splendide tableau de Zurbaran fut commandé par le couvent de Notre-Dame-de-la-Merci de Séville.

Le Christ en Croix, par Goya (1780)


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Le Christ en Croix, par Goya (1780)

(Musée du Prado, Madrid)

Moïse, par Johann-Heinrich Beck (v.1830)


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Moïse, par Johann-Heinrich Beck (v.1830)

(Château de Mosigkau, Dessau)

Tête d'expression - L'admiration amoureuse, par Le Brun
Tête d'expression - L'admiration étonnée, par Le Brun
Tête d'expression - Le ravissement, par Le Brun


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Têtes d'expression, par Le Brun (1668)

(Musée du Louvre, Paris)

Portrait de jeune femme, par Boucher (v.1750)


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Portrait de jeune femme, par Boucher (v.1750)

(Collection particulière)

La prédiction de Saint Thibaud de Marly à Saint Louis et Marguerite de Provence, par Vien (1774)
Dessin préparatoire de Vien pour "La prédiction de Saint Thibaud de Marly à Saint Louis et Marguerite de Provence"


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La prédiction de Saint Thibaud de Marly à Saint Louis et Marguerite de Provence, par Vien (1774)

(Musée de Versailles)
Saint Thibaud de Marly était fils de Bouchard Ier de Montmorency, seigneur de Marly, et de Mathilde de Châteaufort. Il naquit vers 1200 et mourut en 1247.
Appartenant à la maison de Montmorency par son père, son origine maternelle n'était certes pas moins illustre : car Mathilde de Châteaufort était fille de Gasce de Poissy, seigneur de Châteaufort, et de Constance de Courtenay.
Or Constance de Courtenay, sœur de Pierre II, empereur latin de Constantinople, était elle-même fille de Pierre de France, seigneur de Courtenay, et d'Élisabeth de Courtenay. On sait que Pierre était fils du roi Louis VI le Gros, et qu'il prit pour lui et ses descendants le nom et les armes de sa femme, héritière de Courtenay.
Thibaud prit l'habit religieux à la suite d'un prodige : se rendant un jour à un tournoi, il passa devant une église et y entra pour entendre la messe qui commençait. Après l'office il remonta en selle pour reprendre sa route, et vit un peu plus loin ses compagnons venir au devant de lui, s'étonnant de le trouver là, mais le félicitant de son éclatante victoire au tournoi quelques instants plus tôt. Il comprit que son ange gardien avait combattu à sa place pendant qu'il entendait la messe, et décida alors de renoncer au monde.
Il prit l'habit cistercien à l'abbaye des Vaux-de-Cernay, dont il devint bientôt prieur.
Le tableau de Vien fut commandé par Louis XV en 1767 pour la chapelle du Petit Trianon. Il ne fut livré qu'en 1774 et exposé au Salon de 1775.
La scène se rapporte à un autre épisode miraculeux de la vie de saint Thibaud. Le roi saint Louis et Marguerite de Provence n'avaient pas d'enfants après plusieurs années de mariage. Ils vinrent trouver Thibaud pour lui demander le secours ses prières. Pour toute réponse, Thibaud leur apporta une corbeille de fleurs…
Le livret du Salon de 1775 poursuit : "S.Thibault (de la maison de Montmorency) offre au Roi S.Louis & à la Reine Marguerite de Provence, une corbeille de fleurs et de fruits, dans laquelle il s'élève, par miracle, onze tiges de lis. Le Roi n'avait pas encore d'enfants, S.Thibault lui prédit, par cet emblème, qu'il en aurait onze, & par la tige qui s'élève le plus haut, lui désigne Robert, chef de la maison de Bourbon."
Comme on sait, la prédiction s'accomplit en tout point.
Le peintre a figuré, à côté de saint Thibaud, son cousin Bouchard VI, chef de la maison de Montmorency.
On remarquera que sur son dessin préparatoire, Vien avait figuré les personnages en costumes de fantaisie "à la Henri IV", très à la mode au début du règne de Louis XVI. Finalement la version achevée montre des costumes historiquement un peu moins inexacts, même s'il faudra attendre le style troubadour pour trouver une vraie préoccupation de couleur locale…
La fête de saint Thibaud est le 8 juillet. Ses reliques étaient conservées dans l'église de son abbaye, qui fut bien évidemment ravagée pendant la Révolution, et les reliques profanées et dispersées. Il en subsiste quelques fragments dans l'église de Cernay-la-Ville.
L'abbaye avait été mise en commende à partir de 1542. Parmi les abbés commendataires de l'abbaye des Vaux-de-Cernay quelques siècles après l'époque de saint Thibaud, signalons Henri de Bourbon, duc de Verneuil et évêque de Metz, fils légitimé d'Henri IV, et Jean-Casimir, roi de Pologne, également abbé de Saint-Germain-des-Prés.

Vierge à l'Enfant, par Ernst Deger


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Vierge à l'Enfant, par Ernst Deger (1837)

(Collection particulière)
Étude pour le tableau d'autel de l'église Saint-André de Dusseldorf.

Saint Jean-Népomucène, par Carlo-Innocenzo Carloni (1750)


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Saint Jean-Népomucène, par Carlo-Innocenzo Carloni (1750)

(Chapelle du château d'Augustusbourg, Brühl)

Sainte Cécile, par Francesco Guarino (v.1640)


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Sainte Cécile, par Francesco Guarino (v.1640)

(Musée de Capodimonte, Naples)

L'Agonie de Sainte Cécile, par Francesco Guarino (v.1635)


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L'Agonie de Sainte Cécile, par Francesco Guarino (v.1635)

(Musée des Beaux-Arts de Grenoble)

La Vierge aux Raisins, par Mignard (1650)


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La Vierge aux Raisins, par Mignard (1650)

(Musée du Louvre, Paris)

Saint Jean-Baptiste enfant, par Mignard (1689)


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Saint Jean-Baptiste enfant, par Mignard (1689)

(Musée du Prado, Madrid)
Offert par Monsieur, Philippe de France, duc d'Orléans, frère de Louis XIV, à son gendre Charles II, roi d'Espagne.

Saint Sébastien, par Rubens (1618)


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Saint Sébastien, par Rubens (1618)

(Gemäldegalerie, Berlin)

Saint Ignace de Loyola en extase, par Rubens (v.1620)


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Saint Ignace de Loyola en extase, par Rubens (v.1620)

(Musée de Pasadena, en Californie)

Soldat romain blessé, par Jean-Germain Drouais (v.1785)


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Soldat romain blessé, par Jean-Germain Drouais (v.1785)

(Musée du Louvre, Paris)

Sainte Jeanne d'Arc au bûcher, par Jules-César de Valdahon (1840)


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Sainte Jeanne d'Arc au bûcher, par Jules-César de Valdahon (1840)

(Collection particulière)
Jules-César-Hilaire Lebœuf, marquis de Valdahon, né à Dôle en 1770 et mort à Moneteau (Yonne) en 1847. Chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur, officier à la 1ère Compagnie des Mousquetaires de la Garde du Roi en 1816, il fut l'inventeur du premier procédé permettant de conserver la peinture en tubes, mais aussi d'un fusil qui portera son nom, breveté en 1821.
Peintre amateur, il exposa régulièrement au Salon, de 1819 à 1840. On peut toujours voir certaines de ses œuvres dans différentes églises de Dôle et de Moneteau.

Saint François de Sales en prière, par Guy-Nicolas Brenet


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Saint François de Sales en prière, par Guy-Nicolas Brenet (fin XVIIIe s.)

(Château de Blois)

Adam et Ève chassés du Paradis, par Natoire (1740)


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Adam et Ève chassés du Paradis, par Natoire (1740)

(Metropolitan Museum, New York)

La Paix ramenant l'Abondance, par Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun (1780)


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La Paix ramenant l'Abondance, par Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun (1783)

(Musée du Louvre, Paris)
Tableau de réception à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture, où Mme Vigée-Lebrun fut la première femme admise, en 1783.

Juives de Constantine dans leur appartement, par Chassériau (1851)
Juives d'Alger à leur balcon, par Chassériau (1849)


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Juives de Constantine dans leur appartement (1851)
et
Juives d'Alger à leur balcon (1849)
par Chassériau


(Juives de Constantine : Metropolitan Museum, New York)
(Juives d'Alger : Musée du Louvre, Paris)

Etude pour un "Massacre des Innocents", anonyme français (v. 1810)


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Etude pour un "Massacre des Innocents", anonyme français (v. 1810)

(Musée Magnin, Dijon)

Sainte Catherine d'Alexandrie dans sa prison, par Véronèse


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Sainte Catherine d'Alexandrie dans sa prison, par Véronèse

(Metroplitan Museum, New York)

Jeune violoniste arabe, par Pedro Âmerico (1884)


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Jeune violoniste arabe, par Pedro Âmerico (1884)

(Musée des Beaux-Arts, Rio de Janeiro)

Saint Jean l'Évangéliste, étude, par Ingres (v.1850)


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Saint Jean l'Évangéliste, étude, par Ingres (v.1850)

(Metropolitan Museum, New York)
Cette admirable étude pour la tête de saint Jean était destinée à la grande composition du "Christ remettant les clés à saint Pierre", œuvre sur laquelle on la retrouve telle quelle.

Le Couronnement de la Vierge, par Vélasquez (v.1635)


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Le Couronnement de la Vierge, par Vélasquez (v.1635)

(Musée du Prado, Madrid)
Commandé par Élisabeth de France, reine d'Espagne, pour son oratoire au Palais de l'Alcazar à Madrid.

La Toilette de Vénus, par Boucher (1751)


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La Toilette de Vénus, par Boucher (1751)

(Metropolitan Museum, New York)
Commandé par la marquise de Pompadour pour la salle de bains de son château de Bellevue.

Le Martyre de Sainte Agathe, par Felice Ficherelli, dit Riposo (v. 1650)


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Le Martyre de Sainte Agathe, par Felice Ficherelli, dit Riposo (v. 1650)

(Musée Magnin, Dijon)

Le castrat Marcantonio Pasqualini couronné par Apollon, par Andrea Sacchi (1641)


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Le castrat Marcantonio Pasqualini couronné par Apollon, par Andrea Sacchi (1641)

(Metropolitan Museum, New York)

La Vierge à l'Enfant avec Saint Benoît et Sainte Scholastique, par Alessandro Tiarini (v.1620)


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La Vierge à l'Enfant avec Saint Benoît et Sainte Scholastique, par Alessandro Tiarini (v. 1620)

(Museo della Rocca, Dozza)

La Sainte Famille, par Andrea del Sarto (v.1530)


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La Sainte Famille, par Andrea del Sarto (v.1530)

(Metropolitan Museum, New York)

Le Martyre de Saint Sébastien, par Honthorst (1623)


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Le Martyre de Saint Sébastien, par Honthorst (1623)

(National Gallery, Londres)

La Délivrance de Saint Pierre, par Honthorst (v.1618)


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La Délivrance de Saint Pierre, par Honthorst (v.1618)

(Gemälde Galerie, Berlin)

Le Boxeur Richard Humphreys, par John Hoppner (1788)


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Le Boxeur Richard Humphreys, par John Hoppner (1788)

(Metropolitan Museum, New York)

La Mort d'Harmonie, princesse de Syracuse, par Jean-Baptiste Pierre (1751)


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La Mort d'Harmonie, princesse de Syracuse, par Jean-Baptiste Pierre (1751)

(Metropolitan Museum, New York)
Cette magnifique composition rencontra à juste titre le plus grand succès au Salon de 1751. L'épisode illustré ici se rapporte au massacre de la famille royale de Syracuse lors d'une conspiration, en 214 avant J-C.
Au cours de cet épouvantable bain de sang furent égorgés les deux filles de Hiéron II, Héraclia et Damarata, la première avec ses deux filles, la seconde avec son mari Adranodore ; le fils et la fille de Gélon II, fils de Hiéron II, à savoir le roi Hiéronyme et Harmonie, cette dernière avec son mari Thémistos.
C'est Valère-Maxime, dans le chapitre II du Livre III de ses "Faits et Dits mémorables", qui inspira le sujet du tableau :
"Dans une affreuse sédition qui éclata à Syracuse, toute la famille du roi Gélon, anéantie par des attentats commis au grand jour, se trouva réduite à une seule jeune fille nommée Harmonie.
Comme les adversaires de sa famille s'acharnaient à sa poursuite, sa nourrice revêtit d'habits royaux une jeune fille du même âge et la présenta aux épées des assassins.
Celle-ci, même sous les coups de ses meurtriers, ne proféra pas un mot qui pût faire connaître sa qualité.
Mais devant un tel courage, Harmonie, saisie d'admiration, ne put souffrir de survivre à une pareille fidélité. Elle rappela les assassins, se nomma et tourna contre elle leur rage sanguinaire. Ainsi l'une périt pour n'avoir pas dévoilé un mensonge, l'autre pour avoir déclaré la vérité.
"
Notons, puisque nous en sommes à ces récits tragiques, que Tite-Live consacra pour sa part le chapitre XXVI du livre XXIV de son "Ab Urbe Condita" à la mort d'Héraclia, qui, bien que ne se rapportant pas directement au tableau de Pierre, mérite d'être évoqué ici.
Il convient de préciser que Zoïppe, mari d'Héraclia, tante du roi Hiéronyme, s'était brouillé avec son royal neveu et avait dû s'exiler à Alexandrie. Que d'autre part la sœur d'Héraclia, Damarata, avait de concert avec son mari Adranodore, tenté de prendre le pouvoir à la faveur de l'assassinat de Hiéronyme qui ouvrit l'hécatombe, sans succès puisqu'ils avaient eux-même été massacrés peu après. Ces détails sont utiles à l'intelligence des propos qui suivront.
"Héraclia, ayant appris que les assassins se dirigeaient vers sa demeure, se réfugia aux pieds de l'autel domestique et des dieux pénates, ayant avec elle ses deux filles, les cheveux épars et dans un état bien propre à exciter la pitié.
Elle y joignit les prières, au nom de son père Hiéron, et de Gélon son frère, suppliant les meurtriers de ne point envelopper une femme innocente dans la haine qu'avait soulevée Hiéronyme.
Qu'au règne de ce prince elle n'avait gagné que l'exil de son mari ;
Que sa fortune, pendant la vie d'Hiéronyme, n'avait pas été la même que celle de sa sœur, et que Hiéronyme une fois mort, sa cause n'était pas non plus la même.
Si Adranodore avait réussi dans ses projets, Damarata eût régné avec son mari ; mais Héraclia aurait dû être esclave avec tout le peuple.
Si quelqu'un allait annoncer à Zoïppe qu'Hiéronyme est mort, que Syracuse est libre, pourrait-on douter qu'il ne s'embarquât aussitôt pour revenir dans sa patrie ?
Ô combien les espérances des hommes sont trompeuses ! Dans sa patrie devenue libre, sa femme et ses enfants se débattent pour conserver la vie !
Comment pouvaient-elles être un obstacle à la liberté ou aux lois ? Qui pouvait redouter quelque chose d'elle, seule comme elle est, presque veuve, et de deux jeunes filles privées de leur père ?
Mais peut-être, sans causer de craintes, leur sang royal excitait la haine ? Oh ! Qu'alors on les relègue loin de Syracuse et de la Sicile, qu'on les transporte à Alexandrie, elle auprès de son mari, ses filles auprès de leur père.
Mais leurs oreilles et leurs âmes étaient fermées à ces prières, et déjà quelques-uns tiraient leurs épées pour épargner le temps. Alors, cessant de supplier pour elle-même, elle persiste à demander grâce du moins pour ses filles, dont l'âge fléchirait même des ennemis irrités. En punissant des tyrans ils ne doivent pas imiter leurs crimes.
Les assassins l'arrachent de l'autel et l'égorgent ; puis ils se précipitent sur les jeunes filles couvertes du sang de leur mère.
Égarées par la douleur et la crainte, et comme saisies de démence, elles s'élancent loin de l'autel avec tant de rapidité, que si elles eussent trouvé quelque moyen de fuir vers la ville, elles l'eussent remplie de tumulte.
Alors même, dans l'espace si étroit de cette maison, au milieu de tant d'hommes armés, elles échappèrent quelques temps sans blessures et s'arrachèrent aux bras vigoureux qui les retenaient et dont elles trompaient l'effort.
Enfin, atteintes de plusieurs coups, remplissant tout de leur sang, elles tombèrent sans vie.
Ce meurtre, si déplorable par lui-même, le devint plus encore par l'arrivée d'un messager qui, peu de temps après, apporta la défense qu'on les immolât, les esprits s'étant bientôt tournés à la compassion.
"
Ces abjects récits abondent dans l'histoire antique, chez ces Grecs et ces Romains tant admirés. Mon Dieu ! Que le christianisme était donc nécessaire ! ! !

Charlotte Corday, par Paul Baudry (1860)


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Charlotte Corday, par Paul Baudry (1860)

(Musée des Beaux-Arts, Nantes)

Tête de Romulus, d'après "l'Enlèvement des Sabines" de David, par Alexandre Lenoir (1813)


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Tête de Romulus, d'après "l'Enlèvement des Sabines" de David, par Alexandre Lenoir (1813)

(Musée du Louvre, Paris)

Sainte Jeanne d'Arc entendant ses voix, par Lenepveu (1889)
Sainte Jeanne d'Arc au sacre de Charles VII, par Lenepveu (1889)


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Sainte Jeanne d'Arc entendant ses voix
et
Sainte Jeanne d'Arc au sacre de Charles VII
par Lenepveu
(1889)


(Église Sainte-Geneviève, dite "Panthéon", Paris)
Jules-Eugène Lenepveu (1819-1918), Premier Prix de Rome en 1847, fut, comme on le constate ici, un peintre d'un talent absolument exquis, admirable surtout par la perfection du dessin, mais aussi par la fraîcheur et la délicatesse des tons.
C'est à lui que fut commandé le plafond de l'Opéra de Paris, pour lequel il conçut une grandiose composition, pleine d'éclat et de mouvement, d'un coloris somptueux.
En 1964, cette merveille fut remplacée par les barbouillages de Chagall qui y sont toujours, heureuse initiative du vandale nommé André Malraux - et il est assez bien trouvé, du reste, que Malraux ait été, selon sa volonté, le premier dans ces fonctions à porter le nom de ministre "des Affaires Culturelles", puis "de la Culture", là où ses prédécesseurs avaient eu le titre de Directeur Général des Beaux-Arts. De fait, dans l'affaire de l'Opéra comme en tant d'autres, on ne voit pas ce que les Beaux-Arts auraient eu de commun avec un André Malraux…

La Liseuse, par Jean Raoux (v. 1720)
L'Indiscrète, par Jean Raoux (1728)
La Coquette, par Jean Raoux (v. 1720)


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La Liseuse (v. 1720)

L'Indiscrète (1728)
La Coquette (v.1720)
par Jean Raoux

(La Liseuse et L'Indiscrète : Musée Calvet, Avignon)
(La Coquette : Wallace Collection, Londres)

L'Assomption, par Bruno Chérier (1893)


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L'Assomption, par Bruno Chérier (1893)

(Église Notre-Dame-de-Grâce, Loos)

La Vierge entre saint Vincent Ferrier et saint Antoine de Padoue, par Donato Creti (début XVIII<sup>e</sup> s.)


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La Vierge entre saint Vincent Ferrier et saint Antoine de Padoue, par Donato Credi (début XVIIIe s.)

(Collection particulière)

Le Pape Grégoire XVI visitant l'église Saint-Benoit de Subiaco, par Jean-François Montessuy (vers 1843)


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Le Pape Grégoire XVI visitant l'église Saint-Benoit de Subiaco, par Jean-François Montessuy (vers 1843)

(Metropolitan Museum, New York)

Mustapha Soussen, par Girodet-Trioson (1819)


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Mustapha Soussen, par Girodet-Trioson (1819)

(Musée de Montargis)
Mustapha Soussen était un modèle tunisien établi à Paris, dont le physique avantageux fut particulièrement prisé par Girodet, qui l'utilisa pour plusieurs de ses compositions à sujets orientaux.

L'Immaculée-Conception, par Le Guide (Guido Reni) (1627)


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L'Immaculée-Conception, par Le Guide (Guido Reni) (1627)

(Metropolitan Museum, New York)

Sainte Cécile, par Carlo Dolci (1671)


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Sainte Cécile, par Carlo Dolci (1671)

(Musée du Vatican)

Autoportrait à la harpe, par Rose-Adélaïde Ducreux (1791)


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Autoportrait à la harpe, par Rose-Adélaïde Ducreux (1791)

(Metropolitan Museum, New York)
Rose-Adélaïde Ducreux (1761-1802) était la fille et l'élève du peintre Joseph Ducreux, celui-là même qui fut envoyé à Vienne par Louis XV pour peindre au pastel le portrait de l'archiduchesse Marie-Antoinette en vue de son projet d'union avec le dauphin, futur Louis XVI, et dont le pastel rendit si bien le charme délicat de la future reine-martyre qu'il contribua fortement à la conclusion de son mariage.
Antoinette-Clémence Ducreux, sœur cadette de Rose-Adélaïde (et comme elle, élève de leur père) fut d'ailleurs la filleule de la reine. Elle servit en outre de modèle à Greuze pour son "Accordée de Village".
En contemplant le magnifique autoportrait de Rose-Adélaïde, on ne peut se défendre de songer que le talent peut bien parfois être héréditaire. La jeune femme s'est représentée auprès d'une harpe, et non simplement pour se donner une contenance : car elle fut aussi une excellente musicienne et l'élève de Méhul.
Elle épousa François-Jacques Lequoy de Montgiraud, préfet de Saint-Domingue, et n'ayant pu supporter le climat tropical, succomba bientôt à la fièvre jaune, sans postérité.

L'Arrivée du Pardon de la Sainte-Anne du Fuesnant à Concarneau, par Alfred Guillou (1887)


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L'Arrivée du Pardon de la Sainte-Anne du Fuesnant à Concarneau, par Alfred Guillou (1887)

(Musée des Beaux-Arts, Quimper)

La Missive, par Henri Brispot (fin XIX<sup>e</sup> s.)


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La Missive, par Henri Brispot (fin XIXe s.)

(Collection particulière)

Marchand de tapis du bazar Khan al-Khalili, au Caire, par Charles Robertson (fin XIX<sup>e</sup> s.)


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Marchand de tapis du bazar Khan-al-Khalili, au Caire, par Charles Robertson (fin XIXe s.)

(Collection particulière)