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Liste complète des personnages

Bernard, margrave de Bade-Bade

Bernard, margrave de Bade-Bade
Bernard, margrave de Bade-Bade
Bernard, margrave de Bade-Bade
Bernard, margrave de Bade-Bade
Bernard, margrave de Bade-Bade
Bernard, margrave de Bade-Bade


Philibert, margrave de Bade-Bade, et Mathilde de Bavière

Philibert, margrave de Bade-Bade, à 13 ans, en 1549, par Hans Besser
Philibert, margrave de Bade-Bade, en 1549, d'après Hans Besser
Philibert, margrave de Bade-Bade
Philibert, margrave de Bade-Bade
Philibert, margrave de Bade-Bade, et Mathilde de Bavière


Philippe II, margrave de Bade-Bade

Philippe II, margrave de Bade-Bade, par Tobias Stimmer
Philippe II, margrave de Bade-Bade


Christophe, margrave de Bade-Rodemack, et Cécile de Suède

Christophe, margrave de Bade-Rodemack, à 12 ans, en 1549, par Hans Besser
Christophe, margrave de Bade-Rodemack, en 1549, d'après Hans Besser
Christophe, margrave de Bade-Rodemack
Cécile de Suède, margravine de Bade-Rodemack
Cécile de Suède, margravine de Bade-Rodemack


Édouard-Fortunat, margrave de Bade-Bade, et Marie van Eicken

Édouard-Fortunat, margrave de Bade-Bade
Édouard-Fortunat, margrave de Bade-Bade
Marie van Eicken, margravine de Bade-Bade


Guillaume, margrave de Bade-Bade - Catherine-Ursule de Hohenzollern-Hechingen - Marie-Madeleine d'Oettingen-Baldern

Guillaume, margrave de Bade-Bade, à 35 ans, en 1628
Guillaume, margrave de Bade-Bade, à 43 ans, en 1635
Guillaume, margrave de Bade-Bade, en grand habit de chevalier de la Toison d'Or
Guillaume, margrave de Bade-Bade, à 67 ans environ, vers 1660
Catherine-Ursule de Hohenzollern-Hechingen, margravine de Bade-Bade
Catherine-Ursule de Hohenzollern-Hechingen, margravine de Bade-Bade
Marie-Madeleine d'Oettingen-Baldern, margravine de Bade-Bade, à 37 ans, en 1656, par Wallerand Vaillant


Ferdinand-Maximilien, prince héréditaire de Bade-Bade, et Louise-Christine de Savoie-Carignan

Ferdinand-Maximilien, prince héréditaire de Bade-Bade, à 43 ans, en 1668
Ferdinand-Maximilien, prince héréditaire de Bade-Bade
Louise-Christine de Savoie-Carignan, princesse héréditaire de Bade-Bade
Ferdinand-Maximilien, prince héréditaire de Bade-Bade
Louise-Christine de Savoie-Carignan, princesse héréditaire de Bade-Bade


Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade

Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade, à 13 ans, en 1668, par Joseph Werner
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade, à 14 ans, en 1669, par Merian
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade, à 35 ans environ, vers 1690
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade, en habit turc, par Ludwig Ivenet
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade, à 46 ans, en 1696
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade, à 55 ans, en 1705
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade


Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade-Bade

Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, à 3 ans, en 1678, par Georg-Adam Eberhard
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, avec sa sœur Anne-Marie, vers 1690
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, à 31 ans, en 1696
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, avec un de ses fils, en habit de chasse, vers 1700, par Ludwig Ivenet
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en habit de ballet, vers 1700, par Ludwig Ivenet
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en habit de carnaval, vers 1700, par Ludwig Ivenet
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, avec un de ses fils, en habit de carnaval, vers 1700, par Ludwig Ivenet
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, avec deux de ses enfants, vers 1700, par Anna-Maria Braun
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en sainte Marie-Madeleine, à 48 ans, vers 1723
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en deuil de veuve
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en deuil de veuve
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en deuil de veuve
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en deuil de veuve
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en deuil de veuve, à 37 ans, en 1712
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en deuil de veuve
Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg, margravine de Bade, en sainte Hélène, à 47 ans, en 1722, par Johann Hiebel


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Bernard, margrave de Bade-Bade (1474-1536)

puis
son fils aîné
Philibert, margrave de Bade-Bade (1536-1569)
et sa femme Mathilde de Bavière (1532-1565)
et leur fils Philippe II, margrave de Bade-Bade (1559-1588)

son fils cadet
Christophe, margrave de Bade-Rodemack (1537-1575)
et sa femme Cécile de Suède (1536-1569)

puis leur fils
Édouard-Fortunat, margrave de Bade-Bade (1565-1600)
et sa femme Marie van Eicken (1571-1636)

puis leur fils
Guillaume, margrave de Bade-Bade (1593-1677)
et
sa première femme Catherine-Ursule de Hohenzollern-Hechingen (1610-1640)
sa seconde femme Marie-Madeleine d'Oettingen-Baldern (1619-1688)

puis le fils de Guillaume et Catherine-Ursule
Ferdinand-Maximilien, prince héréditaire de Bade-Bade (1625-1669)
et sa femme Louise-Christine de Savoie-Carignan (1627-1689)

puis leur fils
Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade (1655-1707)
et sa femme Sibylle-Augusta de Saxe-Lauenbourg (1675-1733)




Bernard, margrave de Bade-Bade, était le fils de Christophe, margrave de Bade, et d'Odile de Katzenelnbogen.

Il épousa Françoise de Luxembourg, fille de Charles de Luxembourg, comte de Brienne et de Ligny, et de Charlotte d'Estouteville.

D'où :

- Philibert, margrave de Bade-Bade ;

- Christophe, margrave de Bade-Rodemack (qui suit).

Philibert de Bade épousa Mathilde de Bavière, fille de Guillaume IV, duc de Bavière, et de Marie-Jacobée de Bade-Sponheim.

Notons que Philibert était le cousin germain de la mère de Mathilde. Marie-Jacobée était fille de Philippe, margrave de Bade-Sponheim, frère de Bernard, margrave de Bade-Bade.

Philibert et Mathilde eurent :

- Philippe II, margrave de Bade, sans alliance ni postérité ;

- Marie-Jacobée, qui épousa Jean-Guillaume, duc de Clèves-Juliers-Berg ;

- Marie-Salomé, duchesse de Leuchtenberg, mère de Mathilde, duchesse de Bavière-Leuchtenberg.


Christophe de Bade-Rodemack, épousa Cécile de Suède, fille de Gustave Ier Vasa, roi de Suède, et de Marguerite Leijonhufvud.

D'où :

- Édouard-Fortunat, margrave de Bade-Bade.

Personnage fantasque, il fit à Bruxelles un plus que piètre mariage avec Maria van Eicken, fille de Joost van Eycken, gouverneur de Breda, et de Marie de Mol.

D'où :

- Guillaume, margrave de Bade-Bade.

Les enfants d'Édouard-Fortunat auraient dû être considérés comme issus d'une union morganatique, mais leur fils parvint à s'imposer comme successeur dans le contexte agité de la Guerre de Trente Ans, notamment parce qu'à son défaut, le margraviat de Bade aurait passé à la branche protestante de Bade-Durlach. Admettons donc que ce fut certes pour la bonne cause, d'autant que Guillaume fit en effet magnifiquement refleurir la foi catholique dans ses possessions, appuyé par le dévouement des Jésuites et des Capucins qu'il y installa.

Il épousa d'abord Catherine-Ursule de Hohenzollern-Hechingen, fille de Jean-Georges, comte de Hohenzollern-Hechingen, et de Françoise de Salm.

D'où :

- Ferdinand-Maximilien, prince-héritier de Bade-Bade (qui suit).

Il épousa ensuite Marie-Madeleine d'Oettingen-Baldern, fille d'Ernest, comte d'Oettingen-Baldern, et de Catherine de Helfenstein-Wiesensteig.


Ferdinand-Maximilien, prince héréditaire de Bade-Bade, épousa Louise-Christine de Savoie-Carignan, fille de Thomas de Savoie, prince de Carignan, et de Marie de Bourbon-Soissons.

Louise-Christine, cousine de Louis XIV, née à Paris, et élevée à la Cour et à l'Hôtel de Soissons, l'une des demeures les plus mondaines, les plus fastueuses et les plus brillantes du temps, était ravissante, spirituelle, coquette, frivole, et elle avait très rapidement conquis le cœur de Ferdinand-Maximilien lors de sa première visite en France. Il courut à Bade solliciter l'autorisation de son père Guillaume pour épouser la princesse. Hélas pour lui, il l'obtint, et le mariage, approuvé par la maison de Savoie, le roi de France, le roi d'Espagne, l'électrice de Bavière, fut célébré en grand apparat au Louvre. La dot de Louise-Christine était considérable, de son côté le margrave de Bade mit dans la corbeille les châteaux de Malberg et d'Eberstein, et Ferdinand-Maximilien une surabondance de bijoux, meubles, carrosses, et tutti quanti.

Malheureusement, très vite, une profonde mésentente s'installa entre le sage et digne prince et son évaporée d'épouse. Outre la nette incompatibilité de caractères, Ferdinand-Maximilien désirait surtout retourner s'établir dans ses futurs états, auprès de son père, et Louise-Christine ne voulait pas en entendre parler. Sur ce point, la très irascible Marie de Bourbon-Soissons, endossant à merveille le traditionnel rôle de belle-mère acariâtre, fit de son mieux pour envenimer les choses à plaisir. Le pauvre prince fit preuve d'une patience admirable, fit intercéder toutes les autorités possibles, la reine-mère, Mazarin, la duchesse de Savoie, jusqu'au nonce du Pape, en vain. La naissance sur ces entrefaites d'un fils prénommé Louis-Guillaume, en l'honneur de son parrain le roi de France et de son grand-père le margrave de Bade, ne changea rien à la résolution arrêtée de Louise-Christine, elle ne quitterait Paris sous aucun prétexte. De guerre lasse, et après une nouvelle altercation plus violente que les autres avec sa femme et et sa belle-mère, il se résigna à repartir seul, en emmenant son jeune fils avec lui, espérant sans doute que ce coup d'éclat déciderait enfin Louise-Christine à le suivre, et non sans continuer par lettres, avec une bonne volonté sans faille, les tentatives de réconciliation. Louise-Christine n'en fit aucun cas, et montra la plus grande indifférence non seulement quant à l'absence son mari, mais tout autant quant à celle de son fils. Elle partit de son côté en visite à Turin, où toute sa famille paternelle lui enjoignit d'aller retrouver son mari. Rien n'y fit. Après ce séjour en Italie, elle retourna à Paris, où, au mépris des plus élémentaires convenances, elle afficha des manières de plus en plus impudentes, et trempa dans diverses intrigues qui lui aliénèrent peu à peu tout le monde. Excédé par sa conduite insensée, Louis XIV lui fit bientôt interdiction de reparaître à la Cour.

Le 30 septembre 1669, le fusil de Ferdinand-Maximilien, au cours d'une partie de chasse à Heidelberg avec l'électeur palatin Charles-Louis, lui explosa dans les mains, le blessant au bras et à l'estomac. La gangrène s'y mit rapidement, et il mourut huit jours plus tard, sans avoir succédé à son père. Même ce triste événement n'eut aucun effet sur Louise-Christine. Lorsque Guillaume écrivit à sa belle-fille pour lui demander une dernière fois de venir s'établir à Bade, elle ne répondit même pas. Elle continua de mener sa vie extravagante, encourut une seconde fois la colère de Louis XIV en mariant, contre la volonté du souverain, son neveu Charles-Emmanuel de Savoie-Carignan avec Catherine d'Este, alors qu'il souhaitait lui faire épouser une Française, et elle fut exilée à Rennes. Elle obtint de revenir à Paris ultérieurement et y mourut assez généralement méprisée, n'ayant rien épargné pour justifier ce discrédit universel. Elle n'avait pas même de sa vie revu son fils ni seulement fait mine de souhaiter le revoir, depuis leur séparation lorsqu'il avait trois mois.

On l'a vu, Ferdinand-Maximilien et Louise-Christine n'avaient eu que ce seul héritier :

- Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade.

Héros du Siège de Vienne en 1683 contre les Turcs, qu'il chassa définitivement au-delà de la Serbie par la victoire de Slankamen en 1691, il y gagna le surnom de "Türken Louis" (Louis le Turc), et fut nommé par l'Empereur Léopold au rang suprême de "Generalleutnant" (Généralissime) des Armées Impériales. Grièvement blessé à la bataille de Blenheim en 1704 (où il affrontait les troupes de son parrain Louis XIV), il survécut néanmoins trois ans encore très affaibli, et mourut à Rastatt en 1707, dans le somptueux palais qu'il avait fait édifier à l'imitation de Versailles.

Il avait épousé Sibylle de Saxe-Lauenbourg, fille de Jules-François, duc de Saxe-Lauenbourg, et de Marie-Hedwige, comtesse palatine de Sulzbach.

Ils eurent le malheur de perdre très jeunes sept de leurs dix enfants. Seuls vécurent :

- Louis-Georges-Simpert, margrave de Bade-Bade ;

- Auguste-Georges, margrave de Bade-Bade ;

- Augusta-Marie-Jeanne, qui épousa Louis, duc d'Orléans.