AMATOR TEMPORIS ACTI

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Ascension
Liste complète des personnages

François-Louis de Bourbon, prince de Conti

François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne, jeune homme
François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne, en 1697, d'après Rigaud
François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne, d'après Rigaud
François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne, gravure de Drevet d'après Rigaud
François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne
François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne
François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne


Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti

Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti, en allégorie du Printemps


Pendants

François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti
François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti
François-Louis de Bourbon, prince de Conti, roi élu de Pologne
Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti


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François-Louis de Bourbon, troisième prince de Conti, roi élu de Pologne, dit le Grand Conti (1664-1709)
et sa femme Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, Mademoiselle de Bourbon (1666-1732)






François-Louis de Bourbon, troisième prince de Conti, dit le Grand Conti, était le fils d'Armand de Bourbon, premier prince de Conti, et d'Anne-Marie Martinozzi.

Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, Mademoiselle de Bourbon, était la fille de Henri-Jules de Bourbon, prince de Condé, et d'Anne, princesse palatine du Rhin.


François-Louis porta d'abord le titre de prince de la Roche-sur-Yon, puis devint prince de Conti à la mort sans postérité de son frère aîné Louis-Armand, auquel il succéda.

À la mort de Jean Sobieski, François-Louis fut élu roi de Pologne par la Diète polonaise, et officiellement proclamé tel par l'archevêque de Gnesne (Gniezno), Primat de Pologne, selon toutes les formes requises.

Cependant une partie de la Diète, avec à sa tête l'archevêque de Cujavie, faisait parallèlement sécession, et élisait pour roi Auguste le Fort, électeur de Saxe, mais sans aucune légitimité.

Le prince de Conti partit donc ceindre sa couronne, mais à reculons, car l'idylle qu'il vivait alors avec sa belle-sœur la duchesse de Bourbon ne lui donnait aucune envie d'aller faire le roi dans ces farouches contrées lointaines et inhospitalières. Le devoir prévalut cependant…

Mais le voyage fut long et les absents ont toujours tort. Pendant que le prince de Conti tardait, Auguste, lui, était déjà sur place, força les portes nécessaires, et se fit couronner à Cracovie. Le Primat protesta contre cet abus sans exemple, mais il n'en fut pas grand chose d'autre.

Arrivant enfin à Dantzig, le prince de Conti trouva la grande majorité du pays déjà fait à l'idée d'avoir Auguste pour roi, et on lui fit comprendre sans ambages qu'il tombait finalement comme un cheveu sur la soupe.

Le droit pourtant était incontestablement pour lui. Il eût fallu engager une lutte farouche pour un succès très hypothétique, et le prince sagement renonça à l'entreprise, d'autant plus volontiers qu'au fond, on l'a dit, il ne tenait nullement au trône de Pologne.

"Quoique le Primat tînt bon avec un parti et des troupes cantonnées dans son château de Lowitz, le manque de vivres, les glaces très prochaines sur ces mers, ni corps d'armée ni corps de noblesse en aucun mouvement pour venir recevoir M. le prince de Conti, force déserteurs considérables (…), c'en était plus qu'il ne fallait pour persuader le retour à un candidat plus empressé que n'était M. le prince de Conti, qui pour soi et pour la France faisait un triste et humiliant personnage, accueilli de personne, aboyé de tous, et n'osant mettre pied à terre dans un parage ennemi qui lui refusait des vivres et ne voulait laisser approcher aucun de ses bâtiments. Il manda donc au Roi sa résolution et ses raisons. Le Roi les loua tout haut à M. le Prince (beau-père du prince de Conti) et envoya Torcy faire compliment de sa part à Madame la princesse de Conti sur sa douleur de ce qu'elle ne serait point reine, et sur le plaisir de revoir bientôt M. le prince de Conti…" (Saint-Simon)

François-Louis effectivement plia rapidement bagage et revint donc à Versailles en poussant un grand "ouf !" de soulagement.

"Ce prince qui n'avait pu cacher sa douleur à son départ ne put empêcher qu'on ne démêlât à son retour son contentement extrême."

S'étant couvert de gloire par le passé sur les champs de batailles, au point d'y avoir mérité le surnom de Grand Conti, il fut nommé généralissime des troupes d'Italie au début de la Guerre de Succession d'Espagne, mais il n'en prit jamais le commandement puisqu'il mourut sur ces entrefaites.


François-Louis et Marie-Thérèse eurent :

- Louis-Armand II, quatrième prince de Conti ;

- Marie-Anne, Mademoiselle de Bourbon, qui épousa Louis-Henri, duc de Bourbon, prince de Condé ;

- Louise-Adélaïde, Mademoiselle de La Roche-sur-Yon, sans alliance.