AMATOR TEMPORIS ACTI

Bienvenue sur le site de Guillaume Attlane



Liste complète des personnages

Philippe V, roi d'Espagne

Philippe V, roi d'Espagne, alors duc d'Anjou, avec sa remueuse
Philippe V, roi d'Espagne, alors duc d'Anjou, à 4 ans, en 1687, par Mignard
Philippe V, roi d'Espagne, alors duc d'Anjou, à 4 ans, en 1687, d'après Mignard
Philippe V, roi d'Espagne, alors duc d'Anjou, adolescent, d'après De Troy
Philippe V, roi d'Espagne, alors duc d'Anjou, adolescent
Philippe V, roi d'Espagne, alors duc d'Anjou, par Vivien
Philippe V, roi d'Espagne, alors duc d'Anjou, d'après Vivien
Philippe V, roi d'Espagne, gravure d'après Vivien
Louis XIV, roi de France, présentant à la Cour et à l'ambassadeur d'Espagne son petit-fils le duc d'Anjou reconnu comme Philippe V, roi d'Espagne, par Gérard
Philippe V, roi d'Espagne, en 1700
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne, à 17 ans, en 1700, par Rigaud
Philippe V, roi d'Espagne, d'après Rigaud
Philippe V, roi d'Espagne, d'après Rigaud
Philippe V, roi d'Espagne, gravure de Drevet d'après Rigaud
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne, par un peintre anonyme péruvien
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne, par Vumois
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne, buste attribué à Girardon
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne, par Giovanni-Maria delle Piane
Philippe V, roi d'Espagne, par Melendez
Philippe V, roi d'Espagne, par Melendez
Philippe V, roi d'Espagne, par Melendez
Philippe V, roi d'Espagne, par Melendez
Philippe V, roi d'Espagne, par Melendez
Philippe V, roi d'Espagne, en 1712, par Melendez
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne, par Jean Ranc
Philippe V, roi d'Espagne, par Jean Ranc
Philippe V, roi d'Espagne, par Jean Ranc (variante)
Philippe V, roi d'Espagne, d'après Jean Ranc
Philippe V, roi d'Espagne, en 1737, par Louis-Michel Van Loo
Philippe V, roi d'Espagne, d'après Louis-Michel Van Loo


Marie-Louise-Gabrielle de Savoie

Acte de baptême de Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, à Turin, le 17 septembre 1688
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, enfant
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, jeune fille
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, au moment de son mariage
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, par Van Herck
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, en tenue de chasse, par Melendez
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, par Melendez
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, avec son fils le prince des Asturies, futur Louis I<sup>er</sup>, par Melendez
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, par Jacinto Melendez
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, par Garcia de Miranda
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, en 1708, atelier de Melendez
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, en 1708, attribué à Melendez
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne (détail), par Jean Caravaque
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, par Jean Caravaque
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne, par Melendez


Philippe-Pierre de Bourbon, infant d'Espagne

Philippe-Pierre de Bourbon, infant d'Espagne, par Houasse


Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne

Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, enfant
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, jeune fille, par Giovanni-Maria delle Piane
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, au moment de son mariage
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, atelier de Giovani-Maria delle Piane
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Giovani-Maria delle Piane
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Spolverini d'après Giovani-Maria delle Piane
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Michel Sloane, d'après Giovani-Maria delle Piane
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Melendez
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, avec son fils le futur Charles III, par Melendez
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, présentant le portrait de son mari Philippe V gravé d'après Rigaud, par Melendez
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Melendez
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Jean Ranc
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Jean Ranc
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Louis-Michel Van Loo


Pendants et Ensembles

Mariage de Philippe V, roi d'Espagne, avec Marie-Louise de Savoie, à Figueras, le 3 novembre 1701, béni par Mgr de Taverner y Rubi, évêque de Gérone
Philippe V et Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, roi et reine d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, reine d'Espagne
Philippe V, roi d'Espagne
Philippe V et Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, roi et reine d'Espagne
Philippe V et Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, roi et reine d'Espagne, exterminant l'Hérésie, par Felipe da Silva
Philippe V, roi d'Espagne, par Melendez
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Melendez
Philippe V, roi d'Espagne, en 1723, par Jean Ranc
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Jean Ranc
Philippe V, roi d'Espagne, et sa famille, esquisse de Jean Ranc
Philippe V, roi d'Espagne, en 1743, par Louis-Michel Van Loo
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Louis-Michel Van Loo
Philippe V, roi d'Espagne, par Louis-Michel Van Loo
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, par Louis-Michel Van Loo
Philippe V et Élisabeth Farnèse, roi et reine d'Espagne, par Louis-Michel Van Loo
Philippe V et sa famille en 1739, esquisse de Louis-Michel Van Loo
Philippe V et sa famille en 1743, par Louis-Michel Van Loo
Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne, et ses enfants, en 1734


------


Philippe V, roi d'Espagne (1683-1746)
et
sa première femme Marie-Louise-Gabrielle de Savoie (1688-1714)
et leur fils Philippe-Pierre de Bourbon, infant d'Espagne (1712-1719)

sa seconde femme Élisabeth Farnèse (1692-1766)






Philippe V, roi d'Espagne, était le fils de Louis, dauphin de France, le Grand Dauphin, et de Marie-Anne-Christine de Bavière.

Il porta d'abord le titre de duc d'Anjou, jusqu'à ce que le testament de Charles II, roi d'Espagne le désigne pour son successeur, comme son plus proche parent.

Naturellement le véritable héritier au sens strict du terme était son père, le Grand Dauphin, fils et petit-fils des deux infantes d'Espagne Marie-Thérèse et Anne d'Autriche. Mais futur roi de France, il ne pouvait devenir personnellement roi d'Espagne en même temps. Ses droits passaient à son fils aîné, le duc de Bourgogne, qui n'en pouvait faire plus d'usage, puisqu'il serait à son tour roi de France après son père. Ainsi c'est le second fils, le duc d'Anjou, qui s'en alla régner en Espagne.

L'autre héritier possible, l'Empereur Léopold Ier, fils et époux d'autres infantes, Marie-Anne et Marguerite-Thérèse d'Autriche, réclamait la couronne pour son fils cadet Charles, arguant des renonciations à leurs droits sur l'Espagne que les reines de France avaient signées en se mariant. Mais ces renonciations étaient caduques, car les conditions que la France y avaient mises en les acceptant (en termes de dot, notamment) n'avaient pas été tenues par l'Espagne.

Néanmoins cela n'empêcha pas la terrible et longue Guerre de Succession d'Espagne, qui vit au bout du compte par le traité d'Utrecht la couronne définitivement assurée sur la tête de Philippe V, mais non sans des pertes considérables, puisque parmi les anciennes possessions espagnoles, les Pays-Bas, Naples et la Sardaigne passèrent à l'Autriche, et la Sicile au duc de Savoie (peu après la Savoie et l'Autriche échangèrent la Sicile et la Sardaigne, et c'est ainsi que les ducs de Savoie prirent à compter de 1720 le titre de rois de Sardaigne).

L'Espagne, cependant, quelques années plus tard, parvint à reprendre Naples et la Sicile, qui constituèrent alors le royaume des Deux-Siciles, lequel fut confié à l'infant Charles, troisième fils de Philippe V (Traité de Vienne de 1738). Lorsque bientôt Charles monta sur le trône d'Espagne à la mort sans postérité de ses frères aînés, il laissa le royaume des Deux-Siciles à son jeune fils, qui fut le véritable fondateur de la maison de Bourbon-Siciles.

Une autre disposition du traité d'Utrecht fut bien entendu la renonciation de Philippe V, pour lui et ses descendants, à ses droits à la couronne de France, renonciation exigée par les puissances ennemies en vue d'éviter la possibilité d'une réunion des couronnes de France et d'Espagne sur une même tête. Cette exigence, Philippe V contraint et forcé dut y souscrire pour obtenir la paix, mais il va de soi qu'elle était sans valeur, en vertu du principe d'indisponibilité de la couronne de France, selon lequel la couronne se transmet naturellement dans la race régnante à l'aîné des descendants en ligne masculine, de religion catholique. Point à la ligne. Aucune renonciation ou exhérédation n'est admise, fût-elle enregistrée au Parlement (à moins d'admettre ainsi, par exemple, la validité du traité de Troyes accordant la couronne de France à Henry V d'Angleterre - traité qui fut tout aussi solennel et enregistré légalement que celui d'Utrecht, et dont pourtant la nullité n'a jamais soulevé aucun doute). Quant à un prétendu "vice de pérégrinité", formule ronflante destinée à donner des allures solennelles et un vernis emphatique à une pure invention de circonstance (fondée sur un principe de nationalité on-ne-peut-plus étranger à l'Ancien Régime), il est inutile d'en parler : il n'a jamais existé.


Philippe V épousa d'abord Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, fille de Victor-Amédée II, duc de Savoie, roi de Sardaigne, et d'Anne-Marie d'Orléans.

D'où :

- Louis Ier, roi d'Espagne ;

- Ferdinand VI, roi d'Espagne ;

- Philippe-Pierre, infant d'Espagne, qui mourut à sept ans.


Philippe V épousa ensuite Élisabeth Farnèse, fille d'Édouard Farnèse, prince-héritier de Parme, et de Dorothée-Sophie de Neubourg.

D'où :

- Charles III, roi d'Espagne ;

- Philippe, duc de Parme ;

- Louis-Antoine, cardinal-archevêque de Tolède, primat d'Espagne, puis comte de Chinchon ;

- Marie-Anne-Victoire, qui épousa Joseph Ier, roi de Portugal ;

- Marie-Thérèse-Antoinette-Raphaëlle, qui épousa Louis, dauphin de France ;

- Marie-Antoinette, qui épousa Victor-Amédée III, roi de Sardaigne.


Examinons les trois portraits de groupe présentés ici, en identifiant les personnages.

Le premier, esquisse de Jean Ranc, représente de gauche à droite : Ferdinand (futur Ferdinand VI), Philippe V, Louis (futur Louis Ier), Philippe (futur duc de Parme), Élisabeth Farnèse, Charles (futur Charles III). La reine et l'infant Charles désignent le portrait de leur fille et sœur Marie-Anne-Victoire, récemment partie pour la France où elle devait être élevée en vue de son futur mariage avec son cousin germain Louis XV. On le sait, les fiançailles furent cependant rompues quelques années plus tard, et l'infante revint en Espagne, avant d'épouser finalement le roi de Portugal.


Le second, esquisse de Louis-Michel Van Loo, représente de gauche à droite : Marie-Anne-Victoire, Barbara de Bragance (épouse du futur Ferdinand VI), le futur Ferdinand VI, Marie-Thérèse-Antoinette-Raphaëlle, Philippe V, Élisabeth Farnèse, Philippe (futur duc de Parme), Élisabeth de France (épouse de Philippe), Louis-Antoine (en habit de cardinal), Marie-Amélie de Saxe (épouse du futur Charles III), le futur Charles III. Devant, jouant avec un petit chien, Marie-Antoinette.


Le troisième, œuvre achevée de Van Loo, peinte 4 à 5 ans plus tard, reprend l'esquisse précédente avec quelques modifications devenues nécessaires.

De gauche à droite : Marie-Anne-Victoire, Barbara de Bragance, le futur Ferdinand VI, Philippe V, Louis-Antoine (en habit séculier, cette fois - rappelons que les cardinaux-infants d'Espagne ne se croyaient nullement tenus de porter nécessairement l'habit religieux), Élisabeth Farnèse, Philippe, Élisabeth de France, Marie-Thérèse-Antoinette-Raphaëlle, Marie-Antoinette, Marie-Amélie de Saxe, le futur Charles III. Devant, jouant avec un petit chien à la place de Marie-Antoinette passée dans le groupe des adultes, deux petites-filles nées entre temps, à gauche Marie-Élisabeth (fille du futur Charles III, morte peu après) et à droite Isabelle de Bourbon-Parme (future impératrice d'Allemagne, fille de l'infant Philippe).

La splendeur de cette dernière composition, dans laquelle les Bourbons d'Espagne ont l'air majestueusement irréel d'une assemblée des dieux, dépasse tout ce qu'il est possible d'imaginer… Ce tableau constitue peut-être le chef-d'œuvre, toutes époques et tous lieux confondus, de la peinture de cour.