AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages
Bernard, duc de Brunswick-Lunebourg
Marguerite de Saxe, duchesse de Brunswick-Lunebourg
Othon, duc de Brunswick-Lunebourg
Élisabeth d'Eberstein, duchesse de Brunswick-Lunebourg
Frédéric le Pieux, duc de Brunswick-Lunebourg
Madeleine de Brandebourg, duchesse de Brunswick-Lunebourg
Bernard II, duc de Brunswick-Lunebourg
Mathilde de Schauenbourg, duchesse de Brunswick-Lunebourg
Othon II, duc de Brunswick-Lunebourg
Anne de Nassau-Dillenbourg, duchesse de Brunswick-Lunebourg
Anne de Nassau-Dillenbourg, duchesse de Brunswick-Lunebourg
Henri le Moyen, duc de Brunswick-Lunebourg
Marguerite de Saxe, duchesse de Brunswick-Lunebourg
Ernest le Confesseur, duc de Brunswick-Lunebourg
Sophie de Mecklembourg-Schwerin, duchesse de Brunswick-Lunebourg
François-Othon, duc de Brunswick-Lunebourg
Élisabeth-Madeleine de Brandebourg, duchesse de Brunswick-Lunebourg
François-Othon et Élisabeth-Madeleine de Brandebourg, duc et duchesse de Brunswick-Lunebourg
Guillaume le Jeune, duc de Brunswick-Lunebourg
Guillaume le Jeune, duc de Brunswick-Lunebourg, et sa femme Dorothée de Danemark
Ernest II, duc de Brunswick-Lunebourg
Christian, prince-évêque de Minden, duc de Brunswick-Lunebourg
Auguste l'Ancien, prince-évêque de Ratzebourg, puis duc de Brunswick-Lunebourg
Frédéric II, coadjuteur de Ratzebourg, chanoine-prévôt de Brême, duc de Brunswick-Lunebourg
Magnus de Brunswick-Lunebourg
Jean de Brunswick-Lunebourg, prince-évêque de Minden
Élisabeth de Brunswick-Lunebourg, comtesse d'Hohenlohe-Langenbourg
Frédéric, comte d'Hohenlohe-Langenbourg
Claire de Brunswick-Lunebourg, comtesse de Schwarzbourg-Blankenbourg
Guillaume, comte de Schwarzbourg-Blankenbourg
Anne-Ursule de Brunswick-Lunebourg
Marie de Brunswick-Lunebourg


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Bernard, duc de Brunswick-Lunebourg (~1365-1434)
et sa femme Marguerite de Saxe (~1365-1418)

puis leurs fils
Othon, duc de Brunswick-Lunebourg (~1400-1445)
et sa femme Élisabeth d'Eberstein (~1405-1468)

Frédéric le Pieux, duc de Brunswick-Lunebourg (1418-1478)
et sa femme Madeleine de Brandebourg (1412-1454)

puis leurs fils
Bernard II, duc de Brunswick-Lunebourg (~1435-1464)
et sa femme Mathilde de Schauenbourg (~1440-1468)

Othon II, duc de Brunswick-Lunebourg (1439-1471)
et sa femme Anne de Nassau-Dillenbourg (1441-1513)

puis leur fils
Henri le Moyen, duc de Brunswick-Lunebourg (1468-1532)
et sa femme Marguerite de Saxe (1469-1528)

puis leur fils
Ernest le Confesseur, duc de Brunswick-Lunebourg (1497-1546)
et sa femme Sophie de Mecklembourg-Schwerin (1508-1541)

puis leurs fils
François-Othon, duc de Brunswick-Lunebourg (1530-1559)
et sa femme Élisabeth-Madeleine de Brandebourg (1537-1595)

Guillaume le Jeune, duc de Brunswick-Lunebourg (1535-1592)
et sa femme Dorothée de Danemark (1549-1619)

puis leurs enfants
Ernest II, duc de Brunswick-Lunebourg (1564-1616)

Christian, prince-évêque de Minden, duc de Brunswick-Lunebourg (1566-1633)

Auguste l'Ancien, prince-évêque de Ratzebourg, puis duc de Brunswick-Lunebourg (1568-1636)

Frédéric II, coadjuteur de Ratzebourg, chanoine-prévôt de Brême, duc de Brunswick-Lunebourg (1574-1648)

Magnus (1577-1632)

Jean, prince-évêque de Minden (1583-1628)

Élisabeth (1569-1621)
et son mari Frédéric, comte de Hohenlohe-Langenbourg (1553-1590)

Claire (1571-1668)
et son mari Guillaume, comte de Schwarzbourg-Blankenbourg (1572-1601)

Anne-Ursule (1572-1601)

Marie (1575-1610)






La maison de Brunswick est, pour reprendre une expression du Nobiliaire Universel du vicomte de Magny (1856), "parmi toutes les maisons souveraines dont on a écrit l'histoire, peut-être la seule dont les annales et les illustrations soient si nombreuses et si intéressantes… Il y en a peu qui aient comme elle réuni dès son berceau autant de caractères de grandeur", et elle peut se prévaloir d'"un lustre qui ne le cède à celui d'aucune autre maison royale, et les surpasse presque toutes." De fait, de façon certaine et prouvée par les chartes les plus authentiques, elle remonte au "marquis Adalbert" (qu'on ne connaît pas sous d'autre désignation), qui fut père d'Otbert Ier, dit Obizon, marquis de Milan et fait comte du Sacré-Palais par Othon, roi d'Italie, en 962. Son fils Otbert II, marquis de Milan, fut père d'Albert-Azzon Ier, marquis de Milan, père d'Albert-Azzon II, marquis de Milan, qui épousa Cunégonde, unique héritière de l'ancienne maison des Guelfes, sœur de Welf III, duc de Carinthie et marquis de Vérone, dernier de sa maison. De ce mariage sortirent tous les princes de la maison de Brunswick jusqu'aujourd'hui. De façon moins assurée, mais probable, comme l'établit l'illustre Leibnitz en personne, on peut remonter à Boniface Ier, d'origine bavaroise, comte et duc de Lucques en 812, marquis de Toscane, père de Boniface II, marquis de Toscane, père d'Adalbert Ier, marquis de Toscane, père d'Adalbert II, marquis de Toscane, qui épousa Berthe, fille de Lothaire II, roi de Lotharingie, dont il eut Guy, marquis de Toscane, lequel serait, selon Leibnitz, père du marquis Adalbert, père d'Otbert Ier. Quant à Cunégonde, elle fait remonter l'ascendance de la maison de Brunswick à Welf Ier, comte de Bavière, dont la fille Judith de Bavière épousa Louis le Pieux, fils de Charlemagne. Welf Ier fut le père de Conrad Ier, comte de Paris, puis d'Auxerre, qui fut d'une part le père de Conrad II, duc de Bourgogne Transjurane, père de Rodolphe Ier, roi de Bourgogne Transjurane, dont le dernier successeur fut Rodolphe III, roi de Bourgogne et d'Arles, dernier des Guelfes de Bourgogne, après la mort duquel ce royaume fut incorporé à l'Empire. Conrad Ier fut d'autre part le père de Welf, comte d'Argengau, dont sortirent les Guelfes de Souabe : son fils Eticho, comte d'Ammergau fut père de Henri, comte d'Altdorf, père de Rodolphe Ier, père de Rodolphe II, père de Welf II, comte d'Altdorf, père de Welf III, duc de Carinthie, et de Cunégonde. Albert-Azzon II et Cunégonde eurent Welf Ier, duc de Bavière, dont il sera question. Puis, veuf de Cunégonde, Albert-Azzon II se remaria avec Gersende, fille d'Herbert, comte du Maine, dont il eut Fulco Ier, marquis de Milan, père d'Obizon Ier, marquis d'Este, origine de la maison d'Este qui régna sur Ferrare et sur Modène. De père en fils, énumérons donc Obizon Ier, Azzo V, seigneur de Ferrare, Azzo VI, marquis de Ferrare, Azzo VII, Renaud (mort avant son père), Obizon II, marquis de Ferrare et de Modène, d'où Azzo VIII et Aldobrandino II, de ce dernier Obizon III, Albert Ier, Nicolas III, père d'Hercule Ier d'Este, duc de Ferrare et de Modène. Revenons à la branche qui donna les ducs de Brunswick. Welf Ier, duc de Bavière, fut d'une part le père de Welf II, duc de Bavière, qui épousa (mariage d'ailleurs annulé ultérieurement) Mathilde de Toscane, la fameuse comtesse Mathilde qui, sans héritiers, légua au Pape ses immenses possessions (Toscane, Mantoue, Parme, Plaisance, Ferrare, Modène, Reggio, Ombrie et Spolette, Vérone, Marche d'Ancône, etc.), ce qu'on appela depuis le Patrimoine de Saint-Pierre. Une partie seulement revint finalement à l'Église, car les Empereurs contestèrent la donation, au sein de laquelle il convenait peut-être de distinguer fiefs d'Empire dont Mathilde ne pouvait disposer, et fiefs allodiaux dont elle était absolument maîtresse, mais du reste les Empereurs contestèrent tout. D'autre part Welf Ier fut surtout père de Henri le Noir, duc de Bavière, père de Henri le Superbe, duc de Bavière et de Saxe, père de Henri le Lion, duc de Bavière et de Saxe, qui épousa Mathilde d'Angleterre, fille de Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine. Henri le Lion et Mathilde d'Angleterre eurent (outre l'Empereur Othon IV) : - Guillaume, duc de Lunebourg. Qui épousa Hélène de Danemark, fille de Valdemar Ier, roi de Danemark, donc propre sœur d'Ingeburge de Danemark, reine de France, la malheureuse épouse de Philippe-Auguste. D'où : - Othon l'Enfant, premier duc de Brunswick-Lunebourg. Qui épousa Mathilde de Brandebourg, fille d'Albert, margrave de Brandebourg. D'où (outre Jean, duc de Brunswick-Lunebourg, dont la descendance s'éteignit bientôt, et Lunebourg passa alors à Magnus II, voir plus bas) : - Albert Ier le Grand, premier duc de Brunswick-Wolfenbuttel. Qui épousa Adélaïde de Montferrat, fille de Boniface II, marquis de Montferrat. D'où : - Henri, duc de Brunswick-Grubenhagen, d'où cette branche qui aboutit à Ernest IV, duc de Brunswick-Grubenhagen et s'éteignit en 1596 ; - Albert II le Gros, duc de Brunswick-Gottingen-Wolfenbuttel, époux de Rixa de Werle, d'où Magnus Ier, duc de Brunswick-Wolfenbuttel, époux de Sophie de Brandebourg, d'où Magnus II, duc de Brunswick- Wolfenbuttel et Lunebourg (hérité à l'extinction de la branche de Jean, plus haut). Magnus II épousa Catherine d'Anhalt-Bernbourg, d'où essentiellement : - Bernard, duc de Brunswick-Lunebourg, fondateur de cette branche ; - Henri le Doux, duc de Brunswick-Wolfenbuttel, fondateur de cette branche, voir ICI. Bernard, duc de Brunswick-Lunebourg, épousa Marguerite de Saxe, fille de Venceslas, électeur de Saxe, et de Cécile de Carrare (fille de François de Carrare, comte de Padoue). D'où : - Othon, duc de Brunswick-Lunebourg, qui épousa Élisabeth d'Eberstein, fille et héritière d'Herman VII, dernier comte d'Eberstein (sans postérité) ; - Frédéric le Pieux, duc de Brunswick-Lunebourg. Il épousa Madeleine de Brandebourg, fille de Frédéric Ier, électeur de Brandebourg, et d'Élisabeth de Bavière-Landshut (fille de Frédéric, duc de Bavière-Landshut, et de Madeleine Visconti). D'où : - Bernard II, duc de Brunswick-Lunebourg, qui épousa Mathilde de Schauenbourg, fille et héritière d'Othon, comte de Schauenbourg (sans postérité) - Othon II le Victorieux, duc de Brunswick-Lunebourg. Il épousa Anne de Nassau-Dillenbourg, fille de Jean IV, comte de Nassau-Dillenbourg et de Marie de Heinsberg. Elle était donc sœur de Jean V, père de Guillaume le Riche, c'est à dire grand-tante de Guillaume le Taciturne. D'où : - Henri le Moyen, duc de Brunswick-Lunebourg. Notons qu'il fut ainsi surnommé pour le distinguer de ses deux cousins Henri l'Ancien et Henri le Jeune, ducs de Brunswick-Wolfenbuttel, en considération du fait qu'il avait cinq de moins que le premier et vingt-et-un ans de plus que le second… Il épousa Marguerite de Saxe, fille d'Ernest, électeur de Saxe, et d'Élisabeth de Bavière-Munich (sœur d'Albert IV, duc de Bavière). D'où (outre l'aîné, Othon, duc de Brunswick-Lunebourg, qui contracta un mariage morganatique - postérité bientôt éteinte - et, prenant le titre de comte de Harbourg, céda son héritage à son cadet) : - Ernest le Confesseur, duc de Brunswick-Lunebourg (qui suit) ; - François, duc de de Brunswick-Lunebourg-Gifhorn. Ernest le Confesseur ("Confesseur" de quoi ? "Confesseur" du protestantisme, qu'il introduisit dans ses états et qu'il imposa violemment à ses sujets, pourtant désireux de rester fidèles à la Foi catholique. Dans ce sens-là, la libre-pensée n'a jamais rien trouvé à redire, naturellement)… …Ernest le Confesseur, donc, épousa Sophie de Mecklembourg-Schwerin, fille de Henri, duc de Mecklembourg-Schwerin et d'Ursule de Brandebourg (fille de Joachim-Nestor, électeur de Brandebourg). D'où : - François-Othon, duc de Brunswick-Lunebourg, qui épousa Élisabeth-Madeleine de Brandebourg, fille de Joachim II, électeur de Brandebourg, et d'Edwige Jagellon. Sans postérité ; - Henri, duc de Brunswick-Dannenberg, père d'Auguste II, duc de Brunswick-Wolfenbuttel ; - Guillaume le Jeune, duc de Brunswick-Lunebourg. Guillaume le Jeune, duc de Brunswick-Lunebourg épousa Dorothée de Danemark, fille de Christian III, roi de Danemark, et de Dorothée de Saxe-Lauenbourg. D'où : - Ernest II, duc de Brunswick-Lunebourg, sans alliance ni postérité ; - Christian, prince-évêque de Minden, puis duc de Brunswick-Lunebourg, sans alliance ni postérité ; - Auguste l'Ancien, évêque de Ratzebourg, puis duc de Brunswick-Lunebourg, sans alliance ni postérité légitime ; - Frédéric II, coadjuteur de Ratzebourg, chanoine-prévôt du chapitre de Brême, puis duc de Brunswick-Lunebourg, sans alliance ni postérité légitime ; - Magnus, sans alliance ni postérité ; - Jean, prince-évêque de Minden, sans alliance ni postérité ; - Georges, duc de Brunswick-Calemberg ; - Sophie, qui épousa Georges-Frédéric, margrave de Brandebourg-Ansbach et Culmbach ; - Dorothée, qui épousa Charles, comte palatin de Deux-Ponts-Birkenfeld ; - Marguerite, qui épousa Jean-Casimir, duc de Saxe-Cobourg (un fils de Jean-Frédéric II, électeur de Saxe, puis duc de Saxe-Cobourg-Eisenach) ; - Sibylle, qui épousa Jules-Ernest, duc de Brunswick-Dannenberg ; - Élisabeth, qui épousa Frédéric, comte de Hohenlohe-Langenbourg ; - Claire, qui épousa Guillaume, comte de Schwarzbourg-Blankenbourg ; - Anne-Ursule ; - Marie. Précisons à propos des titres de prince-évêque, coadjuteur ou chanoine-prévôt de Ratzebourg, Minden ou Brême, que portèrent certains des princes ci-dessus, qu'il s'agissait naturellement, depuis la Réforme, de titres purement formels, et bien sûr sans aucun caractère religieux. Les évêchés catholiques hélas arrachés ainsi à l'Église et désormais administrés par des princes protestants étaient les suivants : Brandebourg, Brême, Cammin, Halberstadt, Havelberg, Lebus, Lubeck, Magdebourg, Mersebourg, Minden, Naumbourg, Osnabruck, Ratzebourg, Schwerin, et Verden. Ils furent officiellement sécularisés au cours du XVIIe siècle, perdant le nom d'évêchés qu'ils n'étaient plus, pour devenir de simples principautés, et souvent incorporés dans les états au sein desquels ils étaient enclavés. Mais la situation dura jusqu'en 1803 pour les princes-évêques de Lubeck et d'Osnabruck, sachant qu'Osnabruck avait en outre la particularité d'être alternativement gouverné à titre viager par un prince-évêque protestant (devant être toujours choisi dans la maison de Brunswick-Lunebourg), puis par un véritable évêque catholique, et ainsi de suite. Pendant le temps de l'administration protestante, les catholiques d'Osnabruck dépendaient alors spirituellement de l'archevêque-électeur de Cologne… On ne fait pas plus simple. Lorsque Frédéric, duc de Brunswick-Lunebourg, mourut sans héritier, tous ses frères étaient déjà morts, et le duc de Brunswick-Lunebourg suivant fut donc son neveu (fils de son frère Georges) Christian-Louis, duc de Hanovre.