AMATOR TEMPORIS ACTI

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Ascension
Liste complète des personnages
Marie Touchet, comtesse d'Entragues, par Quesnel
Marie Touchet, comtesse d'Entragues, vers 1580, par Clouet
Charles de Valois, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême, enfant
Charles de Valois, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême
Effigie funéraire de Charles de Valois, duc d'Angoulême, par Pierre Biard (de la chapelle d'Angoulême en l'église des Minimes de la Place Royale, à Paris, aujourd'hui à l'Hôtel de Lamoignon)
Charlotte de Montmorency, comtesse d'Auvergne, duchesse d'Angoulême
Louis-Emmanuel de Valois, comte d'Alais, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême, en 1628, par Dumonstier
Louis-Emmanuel de Valois, comte d'Alais, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême, vers 1650
Louis-Emmanuel de Valois, comte d'Alais, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême, vers 1650


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Marie Touchet, comtesse d'Entragues (1549-1638)

puis son fils
Charles de Valois, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême (1573-1650)
et sa femme Charlotte de Montmorency (1571-1636)

puis son fils
Louis-Emmanuel de Valois, comte d'Alais, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême (1596-1653)






Marie Touchet était la fille de Jean Touchet, sieur de Beauvais et du Quillard, conseiller du roi, lieutenant du baillage d'Orléans, et de Marie Mathy.

Marie Mathy était fille naturelle d'Orable Mathy, flamand d'origine, médecin du roi. Jean Touchet était fils de Pierre Touchet, bourgeois d'Orléans, fils de Jean Touchet, avocat et conseiller à Orléans en 1494, fils de Regnault Touchet, marchand à Pathay-en-Beauce. Orable Mathy donna à sa fille une dot de deux mille écus, somme considérable, pour parvenir à cette alliance, passablement au-dessus de ce à quoi il aurait pu raisonnablement prétendre.

Marie Touchet fut le grand amour de Charles IX, d'un an son cadet. Ils se connurent fort jeunes, probablement à l'occasion des séjours de la Cour à Blois, qui est proche d'Orléans. Belle à la perfection, instruite, spirituelle, douce et aimable, elle prit très vite sur le roi un empire absolu. Lorsque Charles se maria avec Élisabeth d'Autriche, en 1570, Marie se fit montrer le portrait de la future reine, puis déclara avec assurance : "L'Allemande ne me fait pas peur…"

"Inférant par là", ajoute Brantôme, "qu'elle présumait tant de soi et de sa beauté, que le roi ne saurait s'en passer", ce qui fut bien le cas. À vrai dire, il n'est besoin que de contempler l'admirable crayon de Quesnel pour le comprendre.

Marie Touchet donna à Charles IX :

- Charles de Valois, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême.

Ce fils fut légitimé, fut titré comte d'Auvergne (comme petit-fils de Catherine de Médicis, héritière de ce comté par sa mère, Madeleine de la Tour d'Auvergne), puis encore duc d'Angoulême à la mort de sa tante Diane, demi-sœur de Charles IX, fille naturelle de Henri II.

Après la mort de Charles IX, Marie Touchet épousa François de Balsac, comte d'Entragues, gouverneur d'Orléans, chevalier des Ordres du Roi de la première promotion (1578).

Elle en eut deux filles, dont l'une reprit la tradition maternelle, puisque ce fut :

- Henriette, duchesse de Verneuil, favorite de Henri IV.

Marie Touchet se montra cependant assez rigoureuse sur l'honneur de ses filles, et passe pour avoir poignardé de sa main un page de son mari qui avait porté atteinte à la vertu de l'une d'elles. Le comte et la comtesse d'Entragues ne consentirent d'ailleurs à la liaison de Henri IV avec leur aînée qu'en échange d'une préalable promesse de mariage en bonne et due forme, que du reste, comme on sait, il ne tint pas.


Charles de Valois-Angoulême épousa Charlotte de Montmorency, fille de Henri Ier, duc de Montmorency, et d'Antoinette de La Marck.

(NB. Cette Charlotte, duchesse d'Angoulême, ne doit pas être confondue avec sa demi-sœur Charlotte-Marguerite (dite aussi Charlotte), princesse de Condé, fille de Henri Ier de Montmorency et de sa seconde femme Louise de Budos.)

D'où essentiellement :

- Louis-Emmanuel, comte d'Alais, d'Auvergne, de Ponthieu, de Lauraguais, duc d'Angoulême.

Qui épousa Henriette de la Guiche, fille de Philibert de La Guiche, seigneur de Chaumont. Henriette de La Guiche était déjà veuve (sans postérité) de Jacques de Goyon-Matignon, fils de Charles de Goyon-Matignon et d'Éléonore d'Orléans-Longueville, fille de Léonor d'Orléans, duc de Longueville. Jacques était frère de François de Goyon-Matignon, père de Jacques, père d'autre Jacques, qui en épousant Louise-Hippolyte Grimaldi, unique héritière de sa maison, prit le nom et les armes de sa femme et devint Jacques Ier, prince de Monaco ; par quoi les Grimaldi furent en réalité à compter de cette époque des Goyon-Matignon, jusqu'à ce qu'ils devinssent au début de ce siècle, selon le même système (cette fois alourdi de "la plus noire bâtardise", eût dit Saint-Simon), des Polignac, avant de ne plus devenir grand-chose…

Louis-Emmanuel eut de Henriette de La Guiche trois fils morts enfants, et :

- Marie-Françoise, qui épousa Louis de Lorraine-Guise, duc de Joyeuse.