AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages
Le pape Sixte IV (François della Rovere), par Berruguete
Tombeau du pape Sixte IV, par Pollaiuolo, dans la basilique Saint-Pierre-de-Rome
Effigie funéraire du pape Sixte IV, par Pollaiuolo
Le futur pape Jules II (Julien della Rovere), alors cardinal-évêque d'Ostie, en 1495, médaille de Jean de Candida
Le pape Jules II (Julien della Rovere), par Raphaël
Le pape Jules II (Julien della Rovere), détail de la "Messe de Bolsène", par Raphaël
Le pape Jules II (Julien della Rovere), porté sur la sedia gestatoria, détail de "Héliodore chassé du Temple", par Raphaël
Jules II examinant les plans de la basilique Saint-Pierre, par Horace Vernet (1833)
Tombeau du pape Jules II, par Michel-Ange, dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens à Rome (détail)
Effigie funéraire du pape Jules II, par Michel-Ange


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Le pape Sixte IV (François della Rovere) (1414-1484)

puis son neveu

le pape Jules II (Julien della Rovere) (1443-1513)






François della Rovere, qui devint le pape Sixte IV, était le fils de Léonard della Rovere et de Luchina Monteleoni.

Son frère Raphaël épousa Théodora Mandirolo dont il eut notamment :

- Julien della Rovere, qui devint le pape Jules II ;

- Jean, qui épousa Jeanne de Montefeltre, fille de Frédéric III, duc d'Urbin, et qui succédant au frère de sa femme mort sans héritier, fut ainsi le premier des ducs d'Urbin de la maison della Rovere.

L'élégant tableau d'Horace Vernet, exposé au Salon de 1833, représente le pape Jules II examinant les plans de la Basilique Saint-Pierre qui lui sont présentés par Bramante. On reconnaît de plus, entre le pape et l'architecte, Michel-Ange, plongé déjà dans la vision du dôme qu'il édifiera pour compléter l'édifice, et Raphaël, de dos, qui déploie pour sa part les esquisses de ses futures fresques des Chambres du Vatican. Derrière Jules II, les yeux baissés, Fra Bartolomeo, reconnaissable à sa robe de dominicain. Cette composition exquise ne fit pourtant pas l'unanimité en son temps, tel critique jugeant "la pose de Michel-Ange commune, et celle de Raphaël théâtrale", et regrettant que "M. Vernet, malgré son séjour à Rome, n'ait pas gardé de meilleur souvenir du type des artistes des XVe et XVIe siècles"… Jugement assez injuste, car s'il est vrai que l'œuvre est un peu artificielle (la figure du pape, notamment, reproduit trop scrupuleusement le fameux portrait de Raphaël pour se fondre véritablement dans la scène), la grâce du dessin, la fraîcheur du coloris et l'intérêt du sujet suffisent à faire de cet ouvrage une incontestable réussite.