AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages
Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande, enfant
Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande
Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande
Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande, par Mierevelt
Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande, par Van Mierevelt
Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande
Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande
Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande, sur son lit de mort, par Van de Venne
Émilie d'Orange-Nassau, jeune femme
Emmanuel de Portugal
Émilie d'Orange- Nassau


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Maurice de Nassau, prince d'Orange, stathouder de Hollande (1567-1625)

puis sa sœur Émilie d'Orange-Nassau (1569-1629)
et son mari Emmanuel de Portugal (1568-1638)






Maurice de Nassau, prince d'Orange et stathouder de Hollande, étaient fils de Guillaume le Taciturne, stathouder de Hollande, et d'Anne de Saxe.

Maurice ne fut jamais marié et n'eut pas de postérité. Ce fut son demi-frère Frédéric-Henri qui fut après lui stathouder de Hollande.


Maurice avait une sœur, Émilie d'Orange-Nassau.

Émilie connut, à la cour de son frère, à Delft, puis épousa secrètement (devant un prêtre catholique) Emmanuel de Portugal, fils naturel d'Antoine de Portugal, prieur de Crato, et de sa maîtresse Anne Barbosa. Cette union avec un bâtard de bâtard, catholique de surcroît, ne fut assurément pas du goût de Maurice, quand il finit par l'apprendre, et Emmanuel dut fuir précipitamment à Wesel en Rhénanie, tandis qu'Émilie subit de la part de son frère toutes les fureurs qu'on imagine, afin de lui faire rompre ce mariage. Elle ne céda pas et Maurice, de guerre lasse, la chassa de sa cour, ce qui lui permit de rejoindre son mari. Elle se réconcilia avec son frère ultérieurement.

Emmanuel et Émilie eurent notamment :

- Éléonore-Mauricie, qui épousa son cousin Georges-Frédéric de Nassau-Siegen (issu d'un frère de Guillaume le Taciturne), dont deux filles sans alliance ;

- Manuel-Antoine, fort triste personnage. Il fut élevé dans le protestantisme par sa mère, puis, passant à la cour de l'infante Isabelle-Claire-Eugénie à Bruxelles, il y abjura l'hérésie et se fit ordonner prêtre carme, devenant le Père Félix de Sainte-Élisabeth, en 1628. Cinq ans plus tard, il s'échappe de son cloître, va servir dans les Provinces-Unies, où il redevient protestant, tout en s'intitulant prince de Portugal. Capturé en 1638 par le Cardinal-Infant, il se confond en profonds repentirs et demande à être renvoyé dans son couvent, ce qu'il obtient. Pour mieux s'en échapper de nouveau quelques années plus tard, retourner faire le coup de feu en Hollande, y renier une seconde fois le catholicisme, et y épouser sa cousine Jeanne de Hanau-Muenzenberg-Schwarzenfels, dont il eut deux filles sans postérité. Il mourut gouverneur de Steenwijk et Elburg.

Si Jeanne de Hanau-Muenzenberg-Schwarzenfels était cousine de Manuel-Antoine, c'est de la sorte : elle était fille du comte Albert, fils du comte Philippe-Louis de Hanau-Muenzenberg, fils du comte Philippe III et d'Hélène, comtesse palatine de Simmern (fille de Jean II et de Béatrice de Bade). Or, Philippe III était le propre demi-frère de Guillaume le Taciturne, car fils du comte Philippe II et de Juliana de Stolberg, qui se remaria ensuite avec Georges le Riche.