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Hommage aux victimes de l'attentat de Manchester (Royaume-Uni) - 22 mai 2017 (22 morts)

Jean II, comte palatin de Simmern, et Béatrice de Bade

Jean II, comte palatin de Simmern, à 40 ans, en 1532, par Peter Gertner
Béatrice de Bade, comtesse palatine de Simmern, à 40 ans, en 1532, par Peter Gertner
Jean II, comte palatin de Simmern, avec sa femme Béatrice de Bade, et quatre de leurs enfants, Georges, Richard, Élisabeth et Sabine, par Refinger


Richard, comte palatin de Simmern-Sponheim, et Émilie de Wurtemberg

Richard, comte palatin de Simmern-Sponheim
Émilie de Wurtemberg, comtesse palatine de Simmern-Sponheim, à 19 ans, en 1569


Lamoral, comte d'Egmont, prince de Gavre, et Sabine, comtesse palatine de Simmern

Lamoral, comte d'Egmont, prince de Gavre, par Alexandre de Carnière
Lamoral, comte d'Egmont, prince de Gavre
Sabine, comtesse palatine de Simmern, comtesse d'Egmont, princesse de Gavre


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Jean II, comte palatin de Simmern (1492-1557),
et sa femme Béatrice de Bade (1492-1534)
Sabine (1528-1578)

puis

leur fils
Richard, comte palatin de Simmern-Sponheim (1521-1598),
et sa femme Émilie de Wurtemberg (1550-1589)

leur gendre
Lamoral, comte d'Egmont, prince de Gavre (1522-1568)
et sa femme Sabine de Simmern (1528-1578)







La branche des comtes palatin de Simmern était issue d'Étienne, fils cadet de Ruprecht III, électeur palatin du Rhin, roi des Romains, et d'Élisabeth de Hohenzollern-Nuremberg.

Étienne avait épousé Anne de Veldenz, fille de Frédéric, comte palatin de Veldenz.

D'où deux fils, Frédéric Ier et Louis le Noir, qui fondèrent les deux rameaux de la branche de Simmern, lesquels donnèrent successivement des électeurs palatins du Rhin.

Le rameau aîné, issu de Frédéric Ier, comte palatin de Simmern, qui suit, parvint à l'électorat lorsque s'éteignit la postérité issue du fils aîné de Ruprecht III.

Le rameau cadet, issu de Louis le Noir, duc palatin de Deux-Ponts, aboutit à son arrière-petit-fils Wolfgang, duc palatin de Deux-Ponts, dont le fils aîné fonda la branche des ducs et comtes palatins de Neubourg, qui - lorsque s'éteignit le rameau de Frédéric Ier - parvinrent à leur tour à l'électorat en la personne de Philippe-Guillaume de Neubourg.

Revenons donc pour l'heure au rameau aîné, et à Frédéric Ier, qui épousa Marguerite de Gueldres (sœur de Catherine, qui épousa secrètement Louis de Bourbon, prince-évêque de Liège, d'où sortit la maison de Bourbon-Busset). D'où Jean Ier, comte palatin de Simmern, qui épousa Jeanne de Nassau-Sarrebrück. D'où :

- Jean II, comte palatin de Simmern.

Jean II épousa Béatrice de Bade, fille de Christophe Ier, margrave de Bade, et d'Odile de Katzenelnbogen.

Ils eurent notamment :

- Frédéric III, électeur palatin du Rhin ;

- Richard, comte palatin de Simmern-Sponheim, qui épousa Émilie de Wurtemberg, fille de Christophe, duc de Wurtemberg, et d'Anne-Marie de Brandebourg-Ansbach. Sans postérité.

- Sabine, qui épousa en effet le fameux Lamoral, comte d'Egmont, prince de Gavre, fils de Jean II, comte d'Egmont, et de Françoise de Luxembourg.

Lamoral était donc le propre frère de Marguerite d'Egmont, comtesse de Vaudémont, mère de Louise de Lorraine, reine de France.

Lamoral, bien que catholique, fut accusé d'avoir pris part aux troubles qui agitèrent les Pays-Bas en révolte contre leur souverain Philippe II, roi d'Espagne, et fut décapité pour trahison à Bruxelles en 1568, avec le comte de Horn, également impliqué. Son illustre naissance, sa parenté avec les plus grands rois et princes d'Europe, ses privilèges de chevalier de la Toison d'Or, l'intervention de l'Empereur Maximilien II, cousin germain de Philippe II, tout fut sans effet. Ce destin malheureux inspira la tragédie de Goethe, Egmont, pour laquelle Beethoven écrivit une ouverture quelques années plus tard.