AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages
Othon-Henri, électeur palatin du Rhin, d'après Beham
Suzanne de Bavière, margravine de Brandebourg-Culmbach puis électrice palatine du Rhin, par Beham
Suzanne de Bavière, margravine de Brandebourg-Culmbach puis électrice palatine du Rhin, par Gertner
Suzanne de Bavière, margravine de Brandebourg-Culmbach, puis électrice palatine du Rhin
Casimir, margrave de Brandebourg-Culmbach, par Cranach
Casimir, margrave de Brandebourg-Culmbach, et sa femme Suzanne de Bavière
Philippe le Vaillant, comte palatin de Neubourg, par Hans Baldung Grien


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Othon-Henri, électeur palatin du Rhin (1502-1559),
et sa femme Suzanne de Bavière (1502-1543)

puis
le premier mari de Suzanne de Bavière
Casimir, margrave de Brandebourg-Culmbach (1481-1527)

le frère cadet d'Othon-Henri
Philippe le Vaillant, comte palatin de Neubourg (1503-1548)






Othon-Henri, électeur palatin du Rhin (Ottheinrich) était le fils de Ruprecht, prince palatin du Rhin (fils de Philippe le Juste), et d'Élisabeth de Bavière-Landshut (fille de Georges le Riche).

Suzanne de Bavière était la fille d'Albert IV, duc de Bavière et de Cunégonde d'Autriche.

Elle était déjà veuve de Casimir, margrave de Brandebourg-Culmbach, fils de Frédéric le Vieux, margrave de Brandebourg-Ansbach et Culmbach, et de Sophie Jagellon ; dont elle avait eu essentiellement un fils, Albert-Alcibiade, mort sans postérité (le margraviat de Culmbach passa alors à Georges-Frédéric, margrave de Brandebourg-Ansbach) et deux filles, Cunégonde, qui épousa Charles II, margrave de Bade-Durlach et Marie, qui épousa Frédéric III, électeur palatin du Rhin, lequel justement devait succéder à Othon-Henri (voir ci-dessous).

Lorsque Louis V, fils aîné de Philippe le Juste, mourut sans postérité, son frère Ruprecht était déjà mort depuis quarante ans, aussi fut-ce le frère suivant, Frédéric, qui devint Frédéric II, électeur palatin du Rhin (au mépris des droits du fils de Ruprecht, Othon-Henri, qui aurait dû naturellement se substituer à son père dans la ligne de succession).

Néanmoins, Othon-Henri, qui fut d'abord comte palatin de Neubourg et Sulzbach après son père, succéda bel et bien à son oncle Frédéric II lorsque celui-ci mourut à son tour sans postérité.

Othon-Henri et Suzanne n'eurent pas d'enfants, la branche aînée s'éteignit avec eux et l'électeur palatin suivant fut Frédéric III, lointain cousin issu de la branche cadette des comtes palatins de Simmern.

Pour l'anecdote, on remarquera que sur ses deux premiers portraits, Suzanne de Bavière porte ses initiales et celles de son mari (S, O et H) brodées sur son corsage et sur ses amples manches.

Le frère cadet d'Othon-Henri, Philippe le Vaillant, gagna son surnom par son héroïque conduite au siège de Vienne en 1529, lors de la première tentative des Turcs pour s'emparer de la ville (en vain, comme cela devait toujours être le cas, grâce au Ciel).

Il porta le titre de comte palatin de Neubourg, créé pour lui et qui s'éteignit avec lui, car il ne se maria pas et n'eut pas d'enfant. Le titre fut plus tard l'objet d'une nouvelle création, cette fois-ci fort durable, pour Philippe-Louis, duc et comte palatin de Neubourg, de la branche cadette de Simmern.

A noter que Philippe faillit obtenir d'Henry VIII la main de sa fille Marie Tudor, et il visita en prévision de cette alliance la cour d'Angleterre, où il résida quelques mois, en 1539. Mais le projet n'eut finalement pas de suite.