AMATOR TEMPORIS ACTI

Bienvenue sur le site de Guillaume Attlane



Liste complète des personnages

Henri III, roi de France et de Pologne

Henri III, roi de France et de Pologne, enfant, par Clouet
Henri III, roi de France et de Pologne, enfant, par Clouet
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France et de Pologne, par Tintoret
Henri III, roi de France et de Pologne, par Clouet
Henri III, roi de France et de Pologne, émail de Léonard Limosin
Henri III, roi de France et de Pologne, par Pierre Castan
Henri III, roi de France et de Pologne, par Pierre Castan
Henri III, roi de France et de Pologne, en 1585, par François Quesnel
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France et de Pologne, par Clouet
Henri III, roi de France et de Pologne, par Clouet
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France et de Pologne, par Quesnel
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France, alors roi de Pologne
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III, roi de France, au bal des noces du duc de Joyeuse
Henri III, roi de France et de Pologne
Henri III recevant Louis de Gonzague-Mantoue, duc de Nevers, dans l'Ordre du Saint-Esprit
Institution de l'Ordre du Saint-Esprit par Henri III, par Van Loo
Assassinat de Henri III, roi de France et de Pologne, à Saint-Cloud, le 1<sup>er</sup> août 1589, par Hugues Merle


Louise de Lorraine, reine de France

Louise de Lorraine, reine de France
Louise de Lorraine, reine de France, à 22 ans, en 1575, par Jean Rabel
Louise de Lorraine, reine de France
Louise de Lorraine, reine de France, par Clouet
Louise de Lorraine, reine de France, par Clouet
Louise de Lorraine, reine de France, d'après Clouet


Pendants

Henri III, roi de France et de Pologne
Louise de Lorraine, reine de France
Henri III, roi de France et de Pologne
Louise de Lorraine, reine de France


------


Henri III, roi de France et de Pologne (1551-1589),
et sa femme Louise de Lorraine (1553-1601)






Portrait de Henri III, enfant, avec sa mère, ses frères et sa sœur : ICI.


Henri III (Alexandre-Édouard-Henri, Henri étant le prénom qu'il choisit à l'occasion de sa confirmation) était le fils de Henri II, roi de France, et de Catherine de Médicis.

Louise de Lorraine était la fille de Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont, duc de Mercœur, et de Marguerite d'Egmont.

Henri, duc d'Anjou, fut élu roi de Pologne, successeur de Sigismond II Jagellon. Arrivé dans son nouveau royaume, et pour resserrer davantage les liens avec son pays d'adoption, il fut invité à épouser la sœur de son prédécesseur, Anne Jagellon, vieille fille laide et de vingt ans son aînée. Henri s'en excusa… Du reste, peu après, la mort de son frère Charles IX fit de lui le roi de France, et Henri planta là les Polonais pour revenir dans sa patrie. Il dut pour cela s'échapper de nuit, au grand galop, poursuivi jusqu'à la frontière autrichienne par ses nouveaux sujets, qui refusaient de le laisser partir, et il évita in extremis d'être rattrapé et reconduit de force sur son trône.

Henri épousa peu après Louise de Lorraine, issue d'un prince qui n'était qu'un cadet de sa maison, ce qui était en somme une assez piètre alliance pour un roi de France. Mais il était sincèrement tombé amoureux de cette douce et pieuse princesse parée de toutes les vertus, et surtout douée d'une grande ressemblance avec la défunte Marie de Clèves, princesse de Condé, qui fut le grand amour de sa vie. Ils n'eurent cependant pas d'enfants, et la couronne de France passa, après l'assassinat de Henri III, à la maison de Bourbon, en la personne de Henri IV.

Le portrait de Henri III enfant, la tête reposant sur un coussin, est particulièrement charmant, tant la pose est inhabituelle dans cet abandon saisi sur le vif. Il est parfois dit qu'il pourrait s'agir du frère cadet de Henri, Hercule-François, duc d'Alençon. Mais il n'y a pas d'apparence, car les traits réguliers de l'enfant ne peuvent être que ceux du futur roi, tandis que son frère avait dès son plus jeune âge un gros nez et un visage joufflu caractéristiques, qu'on ne retrouve aucunement ici.

La belle miniature représentant Henri III tenant le premier chapitre de l'Ordre du Saint-Esprit évoque la fondation, en 1578, de cet ordre de chevalerie. Henri désirait instituer un ordre prestigieux attaché à la couronne de France, l'Ordre de Saint-Michel distribué à profusion étant tombé dans un discrédit qui le mettait loin de toute comparaison avec la Toison d'Or, la Jarretière et l'Annonciade. L'objectif sera atteint, car nul ordre ne devait ensuite être plus illustre et plus brillant que le Saint-Esprit. Henri choisit de le mettre sous l'invocation de la troisième personne de la Trinité, car il fut élu roi de Pologne le jour de la Pentecôte 1573, et devint roi de France (à la mort de son frère) le jour de la Pentecôte 1574, coïncidence qui parut lui manifester une particulière sollicitude du Saint-Esprit en sa faveur.

Comme de juste, le colombe du Saint-Esprit plane au-dessus de la scène. Henri III s'apprête à passer le collier de l'Ordre autour du cou de Louis de Gonzague, prince de Mantoue, duc de Nevers, qui ne porte encore que la tenue de novice du Saint-Esprit, court manteau noir sur pourpoint de drap d'argent, qui au cours de la cérémonie sera remplacée par le grand costume, composé d'un "long manteau de velours noir, brodé tout autour d'or et d'argent, et cette bordure faite de fleurs-de-lys et nœuds d'or entre trois divers chiffres d'argent, et le reste du manteau semé de flammes d'or. Ledit Manteau garni d'un mantelet de toile d'argent verte, brodé de même que le manteau, réservé qu'au lieu des chiffres il sera mis des colombes d'argent, et le manteau et le mantelet doublés de satin couleur de feu".

On remarquera notamment près du roi (du premier au dernier plan) le cardinal de Bourbon, le cardinal de Lorraine, et le cardinal de Birague, tous trois nommés commandeurs du Saint-Esprit dès sa création. Pour les deux premiers, les rapports avec le roi ne devaient pourtant pas rester idylliques, puisqu'on sait qu'il fit emprisonner le cardinal de Bourbon jusqu'à sa mort, et assassiner le cardinal de Lorraine.