AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages

Jacques V Stuart, roi d'Écosse, et Marie de Lorraine-Guise

Jacques V, roi d'Écosse, adolescent
Jacques V, roi d'Écosse, par Corneille de Lyon
Jacques V, roi d'Écosse
Jacques V, roi d'Écosse
Jacques V et Marie de Lorraine-Guise, roi et reine d'Écosse
Marie de Lorraine-Guise, reine d'Écosse
Marie de Lorraine-Guise, reine d'Écosse, par Corneille de Lyon
Marie de Lorraine-Guise, reine d'Écosse
Marie de Lorraine-Guise, reine d'Écosse


François II, roi de France, roi consort d'Écosse

François II, roi de France, à 3 ans, en 1547, par Clouet
François II, roi de France, enfant, émail de Léonard Limousin
François II, roi de France, et sa femme Marie Stuart, reine d'Écosse, livre d'Heures de Catherine de Médicis
François II, roi de France, par Charles Rauch d'après Clouet
François II, roi de France, et sa femme Marie Stuart, reine d'Écosse


Marie Stuart, reine de France et d'Écosse

Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, enfant, par Clouet
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Clouet
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Clouet (miniature conservée dans sa chambre par la reine Élisabeth Ire)
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Clouet
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Thierry Bellange
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Clouet
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Federico Zuccari
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Denis Brownell Murphy
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, portant le deuil de François II en "reine blanche"
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, portant le deuil de François II en "reine blanche"
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, portant le deuil de François II en "reine blanche"
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, portant le deuil de François II en "reine blanche"
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, au moment de son second mariage avec Lord Darnley
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Hilliard (miniature ayant appartenu à son petit-fils Charles Ier)
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Hilliard
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, par Joseph Albrier
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, portrait posthume par Mytens
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, à 36 ans, en 1578, pendant son assignation à résidence chez le comte de Shrewsbury
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse
Exécution de Marie Stuart, par Abel de Pujol (v.1825)
Tombeau de Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, à l'abbaye de Westminster
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, statue de Jean-Jacques Feuchère, au jardin du Luxembourg à Paris (1846)
Broderie représentant un chat et une souris, réalisée par Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, pendant son assignation à résidence chez le comte de Shrewsbury, entre 1569 et 1585


Henry Stuart, Lord Darnley, duc d'Albany, roi consort d'Écosse

Marie Stuart, reine de France et d'Écosse, avec son second époux Henry Stuart, baron Darnley, roi-consort d'Écosse
Henry Stuart, baron Darnley, roi-consort d'Écosse
Henry Stuart, baron Darnley, à 17 ans, et son frère Charles, comte de Lennox, à 6 ans, par Eworth
Henry Stuart, baron Darnley, et son frère Charles, comte de Lennox, autre version
Henry Stuart, baron Darnley


James Hepburn, comte de Boswell, duc d'Orkney

James Hepburn, comte de Bothwell


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Jacques V Stuart, roi d'Écosse (1512-1542),
et sa femme Marie de Lorraine-Guise (1515-1560)

puis leur fille
Marie Stuart, reine de France et d'Écosse (1542-1587)
et
son premier mari François II, roi de France, roi consort d'Écosse (1544-1560)
son second mari Henry Stuart, baron Darnley, duc d'Albany, roi consort d'Écosse (1545-1567)
son troisième mari James Hepburn, comte de Boswell, duc d'Orkney (1534-1578)






Jacques V, roi d'Écosse était le fils de Jacques IV, roi d'Écosse, et de Marguerite Tudor.

Marie de Lorraine-Guise était la fille de Claude de Lorraine, duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme.

Ce mariage fut celui de deux jeunes veufs. Jacques V avait déjà été marié à Madeleine de France, fille de François Ier, roi de France, qui était morte à dix-sept ans sans lui avoir donné d'enfants. Marie avait déjà été mariée à Louis d'Orléans, duc de Longueville (voir ICI), d'où un fils mort jeune sans postérité.

Jacques V et Marie de Lorraine-Guise eurent :

- Marie Stuart, reine de France et d'Écosse.

Elevée à la cour de France, Marie épousa François II, roi de France, fils de Henri II, roi de France, et de Catherine de Médicis.

François II devint ainsi roi-consort d'Écosse.

La santé chancelante de François II le conduisit à la mort à seize ans, laissant Marie veuve et sans enfants à dix-huit ans. Ce mariage avait néanmoins été heureux, François ayant été passionnément épris de sa jeune, ravissante et brillante épouse, et Marie éprouva une douleur amère de la mort de son mari ; alors elle prit d'ailleurs pour emblème une racine de réglisse, accompagnée de la devise "Omnis dulcedo in terra", c'est-à-dire "Ma seule douceur est sous la terre".

Marie retourna peu après en Écosse où elle se remaria soudain, de façon absurde, avec son cousin, Henri Stuart, baron Darnley, dit souvent Lord Darnley, qui fut titré duc d'Albany et, lui aussi, roi-consort d'Écosse à cette occasion.

Henry Stuart, baron Darnley était le fils de Matthieu Stuart, comte de Lennox, et de Marguerite Douglas.

Rappelons que Marguerite Douglas était elle-même fille d'Archibald Douglas, comte d'Angus, et de Marguerite Tudor (sœur de Henry VIII, roi d'Angleterre), qui avait épousé en premières noces Jacques IV Stuart, roi d'Écosse, dont elle avait eu Jacques V, propre père de Marie Stuart.

Le père de Marie Stuart et la mère de Lord Darnley étaient donc demi-frère et demi-sœur, et Marie et Henry étaient donc "demi-cousins germains".

Rappelons que Marie et Henry étaient de toute façon cousins plus éloignés, la branche des comtes de Lennox et barons Darnley étant une branche cadette des Stuart, issue de John Stuart, frère cadet de Jacques Stuart, dont descend la branche aînée, Jacques et John étant les fils d'Alexandre, Stewart (d'où Stuart) héréditaire d'Écosse.

Henry et Marie eurent un fils unique :

- Jacques VI, roi d'Écosse, puis roi d'Angleterre et d'Irlande sous le nom de Jacques Ier.

La mésentente entre les époux suivit presque immédiatement leur mariage - le méprisable caractère de ce mari veule et sournois en fut essentiellement la cause - mais Marie aurait dû y songer avant. Le comble fut atteint lorsque Henry fit massacrer dans le cabinet privé de Marie, et devant elle, le secrétaire privé de cette dernière, le turinois David Rizzio, qu'il soupçonnait (sans doute à juste titre) d'être son amant.

Peu après, Marie prit un nouvel amant, James Hepburn, comte de Bothwell, et de concert avec lui, fit assassiner Henry (voir le "Mémorial de Lord Darnley", passionnant tableau que les parents de ce dernier firent peindre pour commémorer ce meurtre, ICI). Puis, bien que se repentant déjà de s'être ainsi donné un nouveau maître, elle se remaria une troisième fois, avec ledit Bothwell, qu'elle fit duc d'Orkney.

On connaît la pathétique suite de cette existence désordonnée, qui s'acheva quelques vingt ans plus tard sous la hache du bourreau de Fotheringhay, lorsque Marie, réfugiée en Angleterre suite à la révolte de ses sujets, fut impliquée dans un énième complot fomenté contre la vie de sa cousine Élisabeth Ire, reine d'Angleterre (fille de Henry VIII, donc plus précisément cousine germaine de Jacques V, père de Marie).

Le beau portrait posthume de Marie, crucifix en main, avec la scène de son exécution évoquée en arrière-plan, fait de la souveraine une martyre du catholicisme, ce qui est sans doute excessif et flatteur. Élisabeth fit assurément de nombreux martyrs de la Foi, mais dans le cas de Marie Stuart (qui mourut au demeurant de façon très édifiante, manifestant une orthodoxie parfaite face aux abjectes tentatives de lui faire reconnaître l'hérésie anglicane jusqu'au pied de l'échafaud), la condamnation à mort fut politique et, il faut hélas le dire, elle l'avait passablement cherchée.

On remarquera la jolie composition romantique, un brin conventionnelle mais élégante, d'Abel de Pujol, représentant l'exécution de la reine ; que le peintre a d'ailleurs, pour l'effet, beaucoup rajeunie, puisqu'elle fut en réalité décapitée à quarante-cinq ans - et loin d'avoir alors cette chevelure de Vénus, elle était devenue presque chauve et portait perruque. Perruque qui, image dantesque, resta (en même temps que la cornette qui y était attachée) dans la main du bourreau - à sa grande surprise - lorsque celui-ci voulut saisir la tête de l'infortunée après l'exécution…