AMATOR TEMPORIS ACTI

Bienvenue sur le site de Guillaume Attlane



Liste complète des personnages

Jean di Bicci de Médicis et Piccarda Bueri

Jean "di Bicci" de Médicis, par Cristofano dell'Altissimo
Jean "di Bicci" de Médicis
Jean "di Bicci" de Médicis
Piccarda Bueri, femme de Jean "di Bicci" de Médicis
Tombeau de Jean "di Bicci" de Médicis et de sa femme Piccarda Bueri


Côme de Médicis, dit l'Ancien, et Contessina de Bardi

Côme de Médicis, dit Côme l'Ancien, par Pontormo
Côme de Médicis, dit Côme l'Ancien
Côme de Médicis, dit Côme l'Ancien, par Botticelli
Côme de Médicis, dit Côme l'Ancien
Côme de Médicis, dit Côme l'Ancien
Contessina dei Bardi, femme de Côme de Médicis, dit l'Ancien


Pierre de Médicis, dit le Goutteux, et Lucrèce Tornabuoni

Pierre de Médicis, dit "le Goutteux", par Bronzino
Pierre de Médicis, dit "le Goutteux", par Botticelli
Pierre de Médicis, dit "le Goutteux", par Gozzoli
Pierre de Médicis, dit "le Goutteux", par Mino da Fiesole
Pierre de Médicis, dit "le Goutteux"
Lucrèce Tornabuoni, femme de Pierre "le Goutteux", par Ghirlandajo
Lucrèce Tornabuoni, femme de Pierre "le Goutteux"
Lucrèce Tornabuoni, femme de Pierre "le Goutteux"


Jean de Médicis et Ginevra degli Alessandri

Jean de Médicis, par Botticelli
Jean de Médicis
Ginevra degli Alessandri, femme de Jean de Médicis
Ginevra degli Alessandri, femme de Jean de Médicis


Charles de Médicis, abbé de San-Salvatore de Vaiano

Charles de Médicis, abbé de San-Salvatore de Vaiano, par Filippo Lippi
Charles de Médicis, abbé de San-Salvatore de Vaiano, par Gozzoli
Charles de Médicis, abbé de San-Salvatore de Vaiano


Laurent de Médicis, dit le Magnifique, et Clarice Orsini

Laurent de Médicis, dit "le Magnifique", enfant, par Gozzoli
Laurent de Médicis, dit "le Magnifique", jeune homme, par Botticelli
Laurent de Médicis, dit "le Magnifique", par Cristofano dell'Altissimo
Laurent de Médicis, dit "le Magnifique", par Verrochio
Laurent de Médicis, dit "le Magnifique", par Vasari
Laurent de Médicis, dit "le Magnifique"
Laurent de Médicis, dit "le Magnifique"
Masque mortuaire de Laurent "le Magnifique"
Clarisse Orsini, femme de Laurent "le Magnifique"
Clarisse Orsini, femme de Laurent "le Magnifique"
Clarisse Orsini, femme de Laurent "le Magnifique"


Julien de Médicis et Fioretta Gorini

Julien de Médicis, par Cristofano dell'Altissimo
Julien de Médicis
Julien de Médicis, par Botticelli
Julien de Médicis
Julien de Médicis
Fioretta Gorini, maîtresse de Julien de Médicis, par Verrochio


Pierre de Médicis, dit l'Infortuné, et Alphonsine Orsini

Pierre de Médicis, dit "l'Infortuné"
Pierre de Médicis, dit "l'Infortuné"
Pierre de Médicis, dit "l'Infortuné"
Pierre de Médicis, dit "l'Infortuné"
Alphonsine Orsini, femme de Pierre "l'Infortuné", par Botticelli
Alphonsine Orsini, femme de Pierre "l'Infortuné"
Alphonsine Orsini, femme de Pierre "l'Infortuné"


Julien de Médicis, duc de Nemours, et Philiberte de Savoie

Julien de Médicis, duc de Nemours, par Cristofano dell'Altissimo
Julien de Médicis, duc de Nemours
Statue funéraire (très idéalisée) de Julien de Médicis, duc de Nemours, par Michel-Ange
Statue funéraire (très idéalisée) de Julien de Médicis, duc de Nemours, par Michel-Ange, détail
Philiberte de Savoie, duchesse de Nemours
Philiberte de Savoie, duchesse de Nemours
Philiberte de Savoie, duchesse de Nemours


Hippolyte de Médicis, cardinal-archevêque d'Avignon

Hippolyte de Médicis, cardinal-archevêque d'Avignon, par Girolamo da Carpi
Hippolyte de Médicis, cardinal-archevêque d'Avignon, par Cristofano dell'Altissimo
Hippolyte de Médicis, cardinal-archevêque d'Avignon


Laurent II de Médicis, duc d'Urbin, et Madeleine de La Tour d'Auvergne

Laurent II de Médicis, duc d'Urbin, par Raphaël
Laurent II de Médicis, duc d'Urbin
Statue funéraire (très idéalisée) de Laurent II de Médicis, duc d'Urbin, par Michel-Ange
Madeleine de la Tour d'Auvergne, duchesse d'Urbin
Madeleine de la Tour d'Auvergne, duchesse d'Urbin
Madeleine de la Tour d'Auvergne, duchesse d'Urbin


------


Jean di Bicci de Médicis (1360-1429)
et sa femme Piccarda Bueri (v.1370-1433)

puis leur fils
Côme de Médicis, dit l'Ancien (1389-1464)
et sa femme Contessina de Bardi (v.1390-1473)

puis
leur fils aîné
Pierre de Médicis, dit le Goutteux (1416-1469)
et sa femme Lucrèce Tornabuoni (1425-1482)

leur fils cadet
Jean de Médicis (1421-1463)
et sa femme Ginevra degli Alessandri (v.1435- ?)

le fils naturel de Côme l'Ancien
Charles de Médicis, abbé de San-Salvatore de Vaiano (1428-1492)

puis

le fils aîné de Pierre le Goutteux
Laurent de Médicis, dit le Magnifique (1449-1492)
et sa femme Clarice Orsini (1450-1488)

le fils cadet de Pierre le Goutteux
Julien de Médicis (1453-1478)
et sa maîtresse Fioretta Gorini

puis le fils aîné de Laurent le Magnifique
Pierre de Médicis, dit l'Infortuné (1472-1503)
et sa femme Alphonsine Orsini (1472-1520)

puis le fils cadet de Laurent le Magnifique
Julien, duc de Nemours (1478-1516)
et sa femme Philiberte de Savoie (1498-1524)
et son fils naturel Hippolyte de Médicis, cardinal-archevêque d'Avignon (1511-1535)

puis le fils de Pierre l'Infortuné
Laurent II de Médicis, duc d'Urbin (1492-1519),
et sa femme Madeleine de La Tour d'Auvergne (1496-1519)






Jean di Bicci de Médicis était le fils d'Averardo de Médicis et de Jeanne Spini.

Il fut le véritable fondateur de la puissance de cette famille, car son père n'était encore qu'un assez riche marchand de laine de Florence. Jean entra dans la banque d'un cousin éloigné, Vieri de Médicis, qui lui confia la tête d'une succursale à Rome. Il finit par racheter lui-même cet établissement et en transféra le siège à Florence, de là édifia une fortune considérable et accéda alors à différentes charges publiques dont celle, des plus prestigieuses, de Gonfalonnier de Justice. Sa descendance n'eut plus ensuite qu'à poursuivre l'ascension, le plus difficile était fait.

Il épousa Piccarda Bueri, d'une ancienne famille noble et aisée de Florence, et ce fut déjà pour les Médicis ce qu'on appelle un beau mariage.

D'où (outre deux fils morts jeunes) :

- Côme l'Ancien (qui suit) ;

- Laurent l'Ancien.


Côme épousa Contessina de Bardi, d'une famille de banquiers jadis opulente, mais alors un peu déchue de son ancienne prospérité. Au demeurant la branche de cette famille à laquelle appartenait Contessina, les Bardi de Venio, était anoblie depuis le XIIe siècle. Et il serait impardonnable de ne pas signaler le fait que c'est aussi un Bardi (Simon de Bardi) qui fut l'époux d'une certaine Béatrice Portinari… la Béatrice de Dante.

Ils eurent :

- Pierre le Goutteux (qui suit) ;

- Jean, qui épousa Ginevra degli Alessandri, fille de Nicolas degli Alessandri et de Francesca Peruzzi. Cette famille (qui existe toujours) est un rameau de la maison des Albizzi, et elle donna dix Gonfaloniers de Justice à Florence. Ce mariage ne produisit qu'un fils joliment prénommé Cosminino, mais qui mourut enfant.

D'une esclave circassienne prénommée Madeleine, Côme l'Ancien eut encore un fils naturel :

- Charles de Médicis, abbé de San-Salvatore de Vaiano, protonotaire apostolique.


Pierre le Goutteux épousa Lucrèce Tornabuoni, fille de François Tornabuoni et de Selvaggia degli Alessandri, donc issue de deux prestigieuses familles de la noblesse florentine.

Il eurent :

- Laurent le Magnifique ;

- Julien, qui de sa maîtresse Fioretta Gorini eut un fils légitimé, Jules, évêque de Lavaur, d'Eger en Hongrie, archevêque d'Embrun, de Narbonne, de Florence, cardinal, qui devint le pape Clément VII.

Laurent le Magnifique épousa Clarice Orsini, fille de Jacques Orsini (de la branche de Monterotondo) et de Madeleine Orsini (de la branche de Bracciano).

On ne pouvait conclure un mariage plus brillant, les Médicis se trouvaient cette fois alliés à l'une des deux plus illustres familles de Rome.

Laurent et Clarice eurent essentiellement :

- Pierre l'Infortuné ;

- Julien, duc de Nemours qui épousa Philiberte de Savoie, fille de Philippe II Sans Terre, duc de Savoie. Philiberte était la tante de François Ier, roi de France, qui mit le titre de duc de Nemours dans la corbeille de mariage. Sans postérité. Julien eut toutefois de sa maîtresse Pacifica Brandano un fils, Hippolyte, cardinal-archevêque d'Avignon ;

- Jean, cardinal du titre de Sainte-Marie-in-Domnica, qui devint le pape Léon X ;

- Lucrèce, qui épousa Jacques Salviati, d'où notamment Marie, qui épousa son cousin Jean des Bandes Noires et Françoise, qui épousa son cousin Octavien de Médicis, de la très lointaine branche d'Ottaiano, d'où Alexandre, cardinal-archevêque de Florence, qui devint le pape Léon XI ;

- Madeleine, qui épousa François Cibo, fils légitimé du pape Innocent VIII. De ce mariage sortit Laurent, qui épousa Richarde, dernière héritière de la maison Malaspina, de là les Cibo-Malaspina, princes de Massa et Carrare, qui finirent par Marie-Thérèse Cibo-Malaspina, duchesse de Modène.

Lors de la révolte fomentée par l'illuminé, hérétique et schismatique moine Savonarole, à la faveur de l'invasion française en Italie, Pierre fut chassé de Florence. Il mourut noyé peu après dans le Garigliano en tentant de fuir au lendemain d'un combat perdu par les français, auxquels il s'était allié. On voit que son surnom d'Infortuné fut bien choisi.

Il avait épousé Alphonsine Orsini, fille de Robert Orsini et de Catherine Sanseverino. Alphonsine était tante à la mode de Bretagne de son mari, puisque cousine germaine de Clarice Orsini, Robert et Madeleine Orsini étant frère et sœur.

Pierre et Alphonsine eurent :

- Laurent II de Médicis, duc d'Urbin ;

- Clarice, qui épousa Philippe Strozzi.

Laurent II parvint à reprendre possession de Florence et fut en outre fait duc d'Urbin par son oncle le pape Léon X.

Il épousa Madeleine de La Tour d'Auvergne, fille de Jean IV de la Tour, comte d'Auvergne, et de Jeanne de Bourbon-Vendôme.

Ainsi alliés à la race de saint Louis, les Médicis ne pouvaient désormais guère monter plus haut… Et ils le firent cependant, du moins par les femmes, puisqu'ils mirent deux de leurs filles sur le trône de France.

Notons qu'il faut bien se garder de confondre l'illustrissime famille de La Tour d'Auvergne avec les dits "La Tour d'Auvergne-Lauraguais" du XIXe siècle, qui en usurpèrent le nom avec la permission trop indulgente de Louis XVIII, alors qu'ils n'étaient que des La Tour-Saint-Paulet, de bonne noblesse sans aucun doute, mais sans nul rapport avec la maison d'Auvergne.

Laurent II de Médicis et Madeleine de La Tour d'Auvergne eurent une fille unique :

- Catherine, qui épousa Henri II, roi de France.


Laurent II eut également de Simonetta de Collovechio, servante d'origine morisque, un fils naturel, Alexandre de Médicis, dit le Maure, duc de Florence, qui lui succéda (après un interrègne de Clément VII), et fut assassiné, sans laisser de postérité légitime.

S'éteignit alors la branche aînée de la maison de Médicis (issue de Côme l'Ancien), et lui succéda la branche cadette (issue de Laurent l'Ancien, frère de Côme), en la personne de Côme Ier, qui changea le titre de "duc de Florence" en celui de "grand-duc de Toscane".

On remarquera les admirables et justement célèbres effigies funéraires de Julien, duc de Nemours, et de Laurent, duc d'Urbin, par Michel-Ange, dans la nouvelle sacristie de la basilique San Lorenzo à Florence. Mais il est juste de préciser que ces effigies sont, en ce qui concerne l'exactitude des visages, parfaitement imaginaires. Comme on peut par exemple le constater en comparant la statue de Julien à ses portraits authentiques, il s'en faut de beaucoup que ce duc de Nemours ait été doué de la beauté grecque idéale sortie du ciseau de Michel-Ange. Ce dernier, du reste, à qui l'on avait reproché ce défaut de ressemblance, aurait répondu fièrement que mille ans plus tard, personne ne le saurait plus. Comme on le voit, toujours est-il que cinq cent ans plus tard du moins, on le sait encore…