AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages

Henri II, roi de France

Henri II, roi de France, enfant, par Clouet
Henri II, roi de France, adolescent, par Corneille de Lyon
Henri II, roi de France, à cheval, âgé de 25 ans, en 1543
Henri II, roi de France, jeune homme, par Clouet
Henri II, roi de France, jeune homme, par Clouet
Henri II, roi de France, avec son frère aîné François, leur beau-frère et leur neveu Emmanuel-Philibert et Charles-Emmanuel de Savoie, représentant les quatre évangélistes, livre d'heures de Catherine de Médicis
Henri II, roi de France, d'après Clouet
Henri II, roi de France
Henri II, roi de France, par Clouet (étude pour le portrait précédent)
Henri II, roi de France, par Clouet
Henri II, roi de France
Henri II, roi de France
Henri II, roi de France
Henri II, roi de France
Henri II, roi de France
Henri II, roi de France, d'après Clouet
Henri II, roi de France
Henri II, roi de France, émail de Léonard Limousin
Henri II, roi de France, émail de Léonard Limousin
Henri II, roi de France, vitrail de la Sainte-Chapelle de Vincennes
Henri II, roi de France, touchant les scrofuleux le jour de son sacre
Henri II, roi de France, en habit de grand-maître de l'Ordre de Saint-Michel
Gisant de Henri II, roi de France, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Gisant de Henri II, roi de France, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Moulage du masque mortuaire de Henri II, roi de France


Catherine de Médicis, reine de France

Catherine de Médicis, reine de France, au moment de son mariage, atelier de Corneille de Lyon
Catherine de Médicis, reine de France, par Santi di Tito d'après Corneille de Lyon
Catherine de Médicis, reine de France
Catherine de Médicis, reine de France
Catherine de Médicis, reine de France, en 1556
Catherine de Médicis, reine de France
Catherine de Médicis, reine de France
Catherine de Médicis, reine de France, en veuve, par Clouet
Catherine de Médicis, reine de France, en veuve, d'après Clouet
Catherine de Médicis, reine de France, avec ses enfants les futurs Charles IX, Henri III, Marguerite et Hercule-François, duc d'Alençon, en 1561
Catherine de Médicis, reine de France, en prière dans son oratoire
Catherine de Médicis, reine de France, avec son fils Charles IX, recevant son cousin Troilo Orsini, ambassadeur de Toscane, venu apporter un secours de troupes contre les protestants, par Anastasio Fontebuoni
Gisant de Catherine de Médicis, reine de France, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Gisant de Catherine de Médicis, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Catherine de Médicis, reine de France, par Germain Pilon
Transi de Catherine de Médicis, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Transi de Catherine de Médicis, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Le matin de la Saint-Barthélemy à la porte du Louvre, par Debat-Ponsan (1880)


Ensembles et Pendants

Mariage de Henri II, roi de France, alors duc d'Orléans, et de Catherine de Médicis, béni par l'oncle de Catherine, le pape Clément VII, à Marseille, le 28 octobre 1533, par Bianchi Bonavita
Henri II, roi de France, miniature en émail de Léonard Limousin
Catherine de Médicis, reine de France, miniature en émail de Léonard Limousin
Henri II et Catherine de Médicis, roi et reine de France, par Antoine Caron
Henri II et Catherine de Médicis, roi et reine de France
Priants de Henri II et Catherine de Médicis, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Henri II, roi de France, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Catherine de Médicis, reine de France, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Gisants de Henri II et Catherine de Médicis, par Germain Pilon, à Saint-Denis
Transis de Henri II et Catherine de Médicis, par Germain Pilon, à Saint-Denis


François de France, duc de Bretagne, dauphin de France - Charles de France, duc d'Angoulême

François de France, duc de Bretagne, dauphin de France, et Charles de France, duc d'Angoulême
François de France, duc de Bretagne, dauphin de France, par Clouet
François de France, duc de Bretagne, dauphin de France, par Corneille de Lyon
François de France, duc de Bretagne, dauphin de France, d'après Corneille de Lyon
François de France, duc de Bretagne, dauphin de France
Charles de France, duc d'Angoulême, enfant, d'après Clouet
Charles de France, duc d'Angoulême, enfant, par Clouet
Charles de France, duc d'Angoulême, par Corneille de Lyon
Charles de France, duc d'Angoulême


Henri de Valois, légitimé de France, duc d'Angoulême

Henri, légitimé de France, duc d'Angoulême, fils naturel de Henri II


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Henri II, roi de France (1518-1559)
et sa femme Catherine de Médicis (1519-1589)

puis
son frère aîné
François, duc de Bretagne, dauphin de France (1517-1536)
et
son frère cadet
Charles, duc d'Angoulême (1522-1545)

puis son fils naturel
Henri de Valois, légitimé de France, duc d'Angoulême (1551-1586)






François, Henri, et Charles, enfants, auprès de leur père François Ier : ICI.


Henri II était le fils de François Ier et de Claude de France.

Il ne fut d'abord que duc d'Orléans, mais devint l'héritier du trône lorsque son frère aîné François, dauphin de France et duc de Bretagne, mourut à 19 ans. Il avait d'autre part un frère cadet, Charles, duc d'Angoulême, duc d'Orléans, duc de Bourbon, duc de Châtellerault, comte de Clermont, comte de La Marche, qui mourut à 23 ans sans postérité.

Catherine de Médicis (Caterina-Maria-Romola) était la fille de Laurent II de Médicis, duc d'Urbin, et de Madeleine de La Tour d'Auvergne.

On oublie toujours que Catherine de Médicis, souvent présentée comme une petite-fille d'apothicaires et de banquiers miraculeusement placée sur le trône de France par les intrigues de son oncle le pape Clément VII, etc. était bel et bien par sa mère, une descendante directe de saint Louis.


Henri et Catherine eurent essentiellement :


- François II, roi de France ;

- Charles IX, roi de France ;

- Henri III, roi de France ;

- Élisabeth, qui épousa Philippe II, roi d'Espagne ;

- Claude, qui épousa Charles III, duc de Lorraine ;

- Marguerite, qui épousa Henri IV, roi de France et de Navarre ;

- Hercule-François, duc d'Alençon, puis d'Anjou ;

- Louis, Jeanne et Victoire, morts au berceau.


Parmi les portraits de Henri II, on remarquera le portrait en pied sur fond bleu, sur lequel figure, en regard des armes de France, l'emblème du souverain : trois croissants entrelacés, hommage évident à sa maîtresse adorée, Diane de Poitiers. Sur le portrait équestre du roi, le splendide caparaçon du cheval porte sur la croupe le monogramme de Henri : un H dans lequel s'inscrit étroitement un double D, autre évocation du prénom de la favorite. L'amour éperdu du roi pour Diane de Poitiers ne peut manquer d'émouvoir. Mais devant ces emblèmes partout répétés sous ses yeux, et qui furent même parfois brodés sur ses propres vêtements, on imagine aisément le stoïcisme dont Catherine de Médicis dut faire preuve pour subir comme elle l'a fait une passion qui la bafouait aussi ouvertement. Il est vrai que le double D pouvait aussi bien s'interpréter comme un double C, honorant ainsi en réalité Catherine. Mais personne ne fut jamais vraiment dupe de cette trop heureuse coïncidence.

On remarquera d'autre part le portrait représentant Catherine avec ses quatre plus jeunes enfants, en 1561. Elle pose la main sur l'épaule de son fils le jeune Charles IX ; le futur Henri III, alors duc d'Anjou, et Marguerite, futur reine de France et de Navarre, sont à côté ; le dernier, Hercule-François, duc d'Alençon, au premier plan.

La spectaculaire composition de Debat-Ponsan, datée de 1880, intitulée "Le matin de la Saint-Barthélemy devant la porte du Louvre", illustre une anecdote tirée des "Mémoires de l'État de France sous Charles IX" : "La Cour alla passer en revue les cadavres qu'on avait entassés, en guise de trophées, devant la porte du Louvre ; on vit les filles d'honneur de la reine-mère et Catherine elle-même, examiner avec encore plus d'impudence que de curiosité, les corps dépouillés des gentilshommes huguenots de leur connaissance".

L'authenticité de cette anecdote, qui certes se prête admirablement à une peinture d'histoire très réussie, est cependant fort douteuse. Elle appartient du reste à la légende noire de Catherine de Médicis, que tous les historiens sérieux ont aujourd'hui anéantie, mais qui hante encore l'inconscient collectif. Du reste, si l'on peut reprocher quelque chose à la politique que mena la reine dans sa régence, c'est bien au contraire de n'avoir été que trop tolérante avec les huguenots. Si la sage intransigeance que sut observer par exemple son gendre Philippe II en Espagne avait été appliquée en France, bien des troubles y eussent été évités, et l'occasion d'une Saint-Barthélemy ne se fût pas même présentée… Bien est vrai, d'ailleurs, que celui qui eût dressé un bon bûcher pour le frère Luther dès ses premières divagations, aurait, sans contestation possible, mérité d'avance le prix Nobel de la Paix 1518…

Trêve de philosophie.


Henri II eut d'autre part plusieurs enfants naturels, parmi lesquels les suivants.


De Jeanne Stuart, Lady Fleming, elle-même fille naturelle de Jacques IV, roi d'Écosse :

- Henri, légitimé de France, duc d'Angoulême, grand-prieur de France, qui mourut dans une rixe l'opposant à Philippe Altoviti, baron de Castellane.


De Philippa Duci, courtisane piémontaise :

- Diane, légitimée de France, duchesse d'Angoulême, d'Étampes et de Châtellerault, qui épousa Horace Farnèse, duc de Castro, puis veuve 5 mois plus tard, François, duc de Montmorency.


Et de Nicole de Savigny :

- Henri de Saint-Rémy, baron de Fontette, qui ne fut pas légitimé, mais devint gentilhomme ordinaire de la chambre de son demi-frère Henri III, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, gouverneur de Châteauvillain. La branche qu'il fonda portait "d'argent à la fasce d'azur chargée de trois fleurs de lys d'or". Et de là, quelques étonnantes conséquences généalogiques.

Il épousa en effet Chrétienne de Luze, d'où René, qui épousa Jacquette Bréveau, d'où notamment deux fils :

Rémy, qui épousa Marie-Cléophile d'Anglure, d'où Louis-René, qui épousa Françoise-Agnès de Bannerot d'Herbeviller, d'où Anne-Thérèse, qui épousa Louis, comte de Ferraris, d'où Joseph-Jean qui épousa Marie-Henriette d'Ursel (fille de Charles, duc d'Ursel, fils de Conrad-Charles, duc d'Ursel, et d'Éléonore de Salm). D'où Marie-Wilhelmine, qui épousa Ferenc, comte Zichy, d'où notamment : Henriette de Zichy-Ferraris, qui épousa le prince Innocent Odescalchi, arrière-petit-fils d'Antoine, neveu du pape Innocent XI ; et Mélanie de Zichy-Ferraris, troisième femme de Clément, prince de Metternich, l'illustre homme d'État autrichien.

Pierre, qui épousa Marie de Mulot, d'où Nicolas, qui épousa Marie-Élisabeth de Vienne, d'où Jacques, qui épousa Marie Jossel, d'où Jeanne, la tristement fameuse "comtesse de la Motte-Valois", qui monta la sordide "Affaire du Collier de la Reine". Comme on le voit, les deux rameaux sortis du bâtard de Henri II n'ont pas prospéré avec un bonheur identique…