AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages
Jean de Valois-Orléans, comte d'Angoulême
Jean de Valois-Orléans, comte d'Angoulême, par Louis Gaudran, à la cathédrale d'Angoulême
Charles de Valois, comte d'Angoulême
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, vers 1515
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, vers 1515
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, école de Jean de Candida
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, en 1517, par Jean Pichon
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, en allégorie de la Justice
Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, statue de Clésinger, au Jardin de Luxembourg, à Paris (1851)


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Jean de Valois-Orléans, comte d'Angoulême ((1400-1467))

puis son fils
Charles de Valois-Orléans, comte d'Angoulême (1459-1496)
et sa femme Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême (1476-1531)






Jean de Valois-Orléans, comte d'Angoulême, était le fils de Louis d'Orléans et de Valentine Visconti.

Il était donc le frère cadet de Charles le Poète, duc d'Orléans, père de Louis XII.

Il épousa Marguerite de Rohan, fille d'Alain IX, vicomte de Rohan, et de Marguerite de Bretagne, fille de Jean IV, duc de Bretagne, et de Jeanne d'Évreux-Navarre.

Notons que Jeanne d'Évreux-Navarre, veuve de Jean IV, se remaria avec Henry IV, roi d'Angleterre.

Jean et Marguerite eurent :

- Charles de Valois-Orléans, comte d'Angoulême.


Charles épousa Louise de Savoie, fille de Philippe II Sans Terre, duc de Savoie, et de Marguerite de Bourbon.

Notons que Charles ne fut que comte d'Angoulême, lorsque François Ier devint roi de France, Angoulême fut érigé en duché pour sa mère.

En contemplant le profil de Charles d'Angoulême, on n'a pas grand peine à trouver où son fils François Ier est allé chercher ce physique caractéristique qui l'avait fait surnommer "Long-Nez" par son peuple…

Notons qu'il eut d'Antoinette de Polignac une fille naturelle, Jeanne, qui épousa Jean IV de Longwy, d'où Jacqueline, duchesse de Montpensier.

Louise de Savoie, très tôt orpheline de mère, fut confiée par son père à sa tante Anne de Beaujeu, qui l'éleva.

Charles la laissa veuve à 19 ans, avec deux enfants :

- François Ier, roi de France ;

- Marguerite, qui épousa Henri II d'Albret, roi de Navarre.

De ce jour, elle se consacra à préparer son fils à ceindre la couronne de France, car Louis XII promettait de mourir sans héritier. Toutefois, lorsque Louis XII épousa Marie d'Angleterre dans une dernière tentative pour obtenir une descendance, Louise vit ses projets en danger. Il apparut bien vite cependant que Louis XII, exsangue, n'aurait décidément pas d'enfants. Louise respirait… mais quelle ne fut pas alors sa fureur en voyant son fils François nouer au même moment une intrigue amoureuse avec Marie, au risque de lui donner lui-même l'enfant qui serait endossé par Louis XII, et s'ôtant ainsi par sa propre main la couronne attendue !

Vaines craintes, au demeurant. Les éphémères galanteries de François et Marie furent finalement sans conséquences, et Louise put enfin voir son fils devenir roi de France.

Elle fut régente du royaume pendant les campagnes italiennes de François Ier et sa captivité après le désastre de Pavie, à l'issue duquel il lui écrivit le célèbre billet : "Tout est perdu, fors l'honneur…". À vrai dire, cette formule cornélienne est un raccourci heureux de ce qu'écrivit réellement le roi. Car la lettre exacte dit, de façon moins lapidaire : "De toutes choses ne m'est demeuré que l'honneur, et la vie qui est sauve"…

Relevons que Louise, qui mena les affaires du royaume avec une grande sagesse, une grande habileté et une grande énergie, est au demeurant grandement responsable de la défection du Connétable de Bourbon.

Car Louise de Savoie, qui n'avait pourtant plus l'âge des passions, s'était prise d'une affection farouche pour le Connétable, qui aurait presque pu être son fils. Il ne répondit pas à cette tendresse, et c'est un affront qu'une femme ne pardonne jamais - d'autant moins ici que les avances avaient été empressées, Louise ayant même fait proposer au Connétable de l'épouser s'il devenait veuf. Les sentiments de Louise passèrent naturellement de l'amour à la haine, et cette haine eut à point nommé l'occasion de se manifester très concrètement. Car le Connétable devint bientôt veuf, précisément… mais il n'était plus question d'idylles. De sa défunte femme Suzanne de Bourbon, le Connétable héritait de fiefs considérables. Louise tenait sa vengeance ; elle fit valoir qu'elle était seule légitime héritière de Suzanne, comme sa cousine germaine et plus proche parente. Le Connétable entendait à bon droit conserver les biens de sa femme.

S'ensuivit un long procès dans lequel le poids de François Ier, on l'imagine, ne fut pas étranger au verdict final, favorable à sa mère.

Ce fut après cette spoliation que le Connétable, ulcéré, se rapprocha de Charles-Quint, et s'engagea dans la "trahison" qui suivit.