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Liste complète des personnages
Louis de Valois, duc d'Orléans
Louis de Valois, duc d'Orléans
Louis de Valois, duc d'Orléans, recevant de Christine de Pisan l'hommage du "Livre de la Prod'homie de l'Homme", en 1405
Louis de Valois, duc d'Orléans, recevant de Christine de Pisan l'hommage du "Livre de la Prod'homie de l'Homme", en 1405
Louis de Valois, duc d'Orléans, d'après son gisant de l'église des Célestins, à Paris (aujourd'hui à Saint-Denis)
Louis de Valois, duc d'Orléans, frappé par la Mort, copie d'une miniature peinte peu après son assassinat
Assassinat de Louis de Valois, duc d'Orléans, rue Vieille-du-Temple à Paris, dans la nuit du 23 novembre 1407
Collier aux bâtons noueux de Louis de Valois, duc d'Orléans
Gisant de Valentine Visconti, duchesse d'Orléans, provenant de l'église des Célestins à Paris, aujourd'hui à Saint-Denis
Gisants de Louis d'Orléans et Valentine Visconti, provenant de l'église des Célestins à Paris, aujourd'hui à Saint-Denis
Louis de Valois et Valentine Visconti, duc et duchesse d'Orléans, relevé de leurs gisants de l'église des Célestins à Paris (aujourd'hui à Saint-Denis)
Valentine Visconti, duchesse d'Orléans
Valentine Visconti, duchesse d'Orléans, d'après son gisant de l'église des Célestins, à Paris (aujourd'hui à Saint-Denis)
Valentine Visconti, duchesse d'Orléans
Valentine Visconti recevant Odette de Champdivers, maîtresse du roi Charles VI, par Anna Rimbault-Borel (1837)
Valentine Visconti pleurant son époux Louis d'Orléans, par Richard Fleury (1802)
Valentine Visconti, statue de Huguenin, au Jardin du Luxembourg, à Paris (1843)
Charles de Valois, duc d'Orléans, en costume de chevalier de la Toison d'Or
Charles de Valois, duc d'Orléans
Charles de Valois et Marie de Clèves, duc et duchesse d'Orléans


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Louis de Valois, duc d'Orléans (1372-1407)
et sa femme Valentine Visconti (1368-1408),

puis

leur fils Charles, duc d'Orléans, dit le Poète (1394-1465)
et sa femme Marie de Clèves (1426-1487)






Louis de Valois, duc d'Orléans était le fils de Charles V, roi de France, et de Jeanne de Bourbon.

Valentine Visconti était la fille de Jean-Galéas Visconti, duc de Milan, et d'Isabelle de Valois (fille du roi Jean II le Bon et sœur du roi Charles V).

Le père de Louis et la mère de Valentine étaient donc frère et sœur, et Louis et Valentine étaient donc cousins germains.


Ils eurent essentiellement :

- Charles, duc d'Orléans, dit le Poète (voir ci-dessous) ;

- Jean, comte d'Angoulême ;

- Marguerite, qui épousa Richard de Bretagne, comte d'Étampes.


Louis d'Orléans eut d'autre part, de sa maîtresse Mariette d'Enghien, un fils légitimé, Jean d'Orléans, comte de Dunois et de Longueville, le célèbre Beau Dunois, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, d'où sortit la maison d'Orléans-Longueville.


On remarquera le somptueux collier dont les maillons sont faits de l'emblème adopté par Louis d'Orléans, les bâtons noueux. Il s'agissait d'une menace à l'encontre de son cousin germain détesté, Jean Sans Peur, duc de Bourgogne. Ce dernier adopta aussitôt pour emblème un rabot lançant des copeaux de bois à la volée… A noter cependant que lors des fêtes données pour le premier mariage de son fils Charles d'Orléans en 1406, Louis et Jean momentanément réconciliés arborèrent réciproquement l'emblème de leur adversaire (on peut remarquer que de toute façon les deux emblèmes ne s'en opposaient pas moins…). Gentillesses du reste de courte durée puisque la haine reprit son cours de plus belle bientôt après, et se termina dans le sang un an plus tard, lorsque Jean Sans Peur fit assassiner son cousin.

La délicieuse composition de Robert Fleury, exemple parfait du style troubadour et même un de ses prototypes puisque datant de 1802, représente Valentine pleurant son époux assassiné sur ordre de Jean Sans Peur, qui était on l'a dit cousin germain de Louis puisque leurs pères respectifs Philippe le Hardi et Charles V étaient frères, mais aussi cousin germain de Valentine puisque leurs père et mère respectifs Philippe le Hardi et Isabelle de Valois étaient frère et sœur. Ce meurtre plongea Valentine dans une douleur si profonde qu'elle la conduisit au tombeau à peine un an plus tard. Elle avait adopté, durant les quelques mois qu'elle survécut à son mari, l'éloquente devise : "Plus ne m'est rien, rien ne m'est plus". On notera au centre du vitrail la fameuse guivre des armes de la famille Visconti, devenue l'emblème du duché de Milan, et par voie de conséquence, des voitures Alfa-Roméo…

La splendide statue d'Huguenin, appartenant à la collection d'effigies de reines et princesses de France commandées par le roi Louis-Philippe pour orner le Jardin du Luxembourg à Paris, est, dans son élégance et son fini, un admirable exemple de la perfection esthétique à laquelle seul peut atteindre l'art académique.


Charles d'Orléans, le Poète, épousa d'abord sa cousine germaine Isabelle de France, veuve de Richard II, roi d'Angleterre (fille de Charles VI, roi de France). D'où Jeanne, qui épousa Jean II, duc d'Alençon (maison de Valois-Alençon sortie de Charles de Valois, comte d'Alençon, frère de Philippe VI, roi de France), sans postérité.

Puis il épousa Bonne d'Armagnac, fille de Bernard VII, comte d'Armagnac, et de Bonne de Berry (fille de Jean, duc de Berry, frère du roi Charles V). Bonne d'Armagnac était donc la cousine germaine du père de son mari. Sans postérité cette fois encore.

Enfin, Charles épousa Marie de Clèves, fille d'Adolphe Ier, duc de Clèves, et de Marie de Bourgogne (fille de Jean Sans Peur).

Charles et Marie de Clèves était donc cousins issus d'issus de germains. Ce mariage de Charles d'Orléans avec Marie de Clèves, élevée à la cour de son oncle Philippe le Bon, duc de Bourgogne, scellait la réconciliation des maisons d'Orléans et de Bourgogne, après les assassinats réciproques de Louis d'Orléans et de Jean Sans Peur qui avaient si longtemps contribué à ensanglanter la France par leurs conséquences.

Les relations étaient devenues si cordiales entre Orléans et Bourgogne que l'année même du mariage, lors du chapitre de Saint-Omer, en 1440, Philippe le Bon donna la Toison d'Or au mari de sa nièce. On peut donc admirer la très belle miniature représentant Charles d'Orléans en grande tenue de chevalier de la Toison d'Or, extrait d'un armorial de l'Ordre réalisé pour Charles le Téméraire en 1473.

Charles et Marie eurent :

- Louis XII, roi de France ;

- Marie, qui épousa Jean de Foix, vicomte de Narbonne (frère de Catherine de Foix, mère d'Anne de Foix, reine de Bohême et de Hongrie), d'où Germaine de Foix, seconde femme de Ferdinand le Catholique.


Charles doit son surnom de Poète aux nombreuses et exquises poésies qu'il a composées. Parmi celles-ci, tout le monde connaît le ravissant Rondeau du Printemps.

"Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderie,
De soleil luisant, clair et beau.

Il n'y a bête ni oiseau
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie.

Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en parure jolie,
Gouttes d'argent d'orfèvrerie.
Chacun s'habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau…
"