AMATOR TEMPORIS ACTI

Bienvenue sur le site de Guillaume Attlane



Liste complète des personnages

Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon

Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, jeune homme
Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon
Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon
Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon
Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon


Isabelle la Catholique, reine de Castille

Isabelle la Catholique, reine de Castille, école espagnole
Isabelle la Catholique, reine de Castille, école espagnole
Isabelle la Catholique, reine de Castille, en 1496, par Juan de Flandes
Isabelle la Catholique, reine de Castille, d'après Juan de Flandes
Isabelle la Catholique, reine de Castille
Isabelle la Catholique, reine de Castille
Isabelle la Catholique, reine de Castille


Ensembles et Pendants

Ferdinand et Isabelle les Catholiques, roi et reine d'Aragon et de Castille
Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, par Bigarny
Isabelle la Catholique, reine de Castille, par Bigarny
Ferdinand et Isabelle les Catholiques, roi et reine d'Aragon et de Castille, par Bigarny
Ferdinand et Isabelle aux pieds de la Vierge de Miséricorde, vers 1486, par Diego de la Cruz
Ferdinand et Isabelle les Catholiques et les infants Jean et Isabelle, attribué à Fernando Gallego
Ferdinand et Isabelle avec leur fille Jeanne la Folle
Ferdinand et Isabelle les Catholiques, cheminée du "Franc" de Bruges
Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon
Isabelle la Catholique, reine de Castille
La mort d'Isabelle la Catholique, par Rosales (1864)
Couronne et sceptre d'Isabelle la Catholique, glaive de Ferdinand le Catholique, conservés à la Chapelle Royale de Grenade


Jean d'Aragon et de Castille, prince des Asturies

Jean, prince des Asturies, fils de Ferdinand et Isabelle les Catholiques
Jean, prince des Asturies, fils de Ferdinand et Isabelle les Catholiques


Germaine de Foix, reine d'Aragon

Germaine de Foix, reine d'Aragon


------


Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon (1452-1516),
et
sa première femme Isabelle la Catholique, reine de Castille (1451-1504)
sa seconde femme Germaine de Foix (1490-1538)

puis le fils du premier mariage
Jean, prince des Asturies (1478-1497)






Ferdinand le Catholique était le fils de Jean II, roi d'Aragon, et de Jeanne Enriquez.

Isabelle la Catholique était la fille de Jean II, roi de Castille, et d'Isabelle de Portugal.


Ils étaient donc cousins issus de germains, puisque Henri III, roi de Castille, fut père de Jean II, roi de Castille, père d'Isabelle, et Ferdinand Ier, roi d'Aragon, fut le père de Jean II, roi d'Aragon, père de Ferdinand. Or Henri III de Castille et Ferdinand Ier d'Aragon étaient frères.

Étant donc proches parents, Ferdinand et Isabelle avaient besoin d'une dispense papale pour se marier. Mais le pape Paul II refusa de l'accorder, obéissant aux suggestions du roi de Portugal et du roi de Castille, qui voyaient d'un mauvais œil ce mariage. En effet, Alphonse V de Portugal et Henri IV de Castille avaient prévu un montage matrimonial compliqué et ingénieux. Alphonse V avait un fils d'un premier mariage, le futur Jean II de Portugal. Henri IV, demi-frère d'Isabelle, avait une fille, Jeanne (dite la Beltraneja, par ses adversaires, qui soutenaient qu'elle était la fille de Bertrand (Beltran) de la Cueva, amant de sa mère). Henri IV désirait assurer le royaume de Castille à sa fille après sa mort, et se méfiait (à juste titre) des ambitions d'Isabelle sur cette couronne. Pour neutraliser sa demi-sœur Isabelle, Henri IV comptait la marier au plus vite à Alphonse V de Portugal, et d'autre part marier sa fille Jeanne à l'héritier d'Alphonse, le futur Jean II de Portugal. Les royaumes de Castille et de Portugal seraient ainsi réunis en la personne de Jean II et Jeanne après la mort d'Alphonse et de Henri. Aussi, lorsqu'Isabelle, qui voyait loin, mit tout à bas en s'avisant de déclarer qu'elle épouserait Ferdinand d'Aragon, Alphonse et Henri firent leur possible pour y mettre obstacle en empêchant l'obtention de la dispense, mais n'y parvinrent pas. Il en fallait davantage pour déconcerter Isabelle et Ferdinand : ils s'accordèrent avec l'archevêque de Tolède, Alphonse Carrillo d'Acuña, qui produisit tout simplement une fausse dispense papale, et Ferdinand et Isabelle convolèrent en feignant d'ignorer la vérité…

C'est Jeanne la Beltraneja qui épousa finalement Alphonse V, qui la soutint contre Isabelle dans ses prétentions au trône de Castille, mais en vain.

Quant à son mariage illicite, Isabelle, rapidement prise de remords, désira régulariser sa situation, et c'est ainsi qu'elle fit intervenir son compatriote, le cardinal Rodrigue Borgia, futur Alexandre VI, auprès du pape Sixte IV, pour obtenir l'absolution de cette rouerie, et la validation a posteriori d'un mariage qui en somme n'était jusque-là autre chose, aux yeux de l'Église, qu'un concubinage… Le zèle de l'habile cardinal Borgia fit merveille, et tout rentra dans l'ordre. Les relations entre le couple royal et Rodrigue Borgia restèrent d'ailleurs excellentes pendant de longues années, y compris après l'accession de Rodrigue au pontificat. C'est Alexandre VI, on le sait, qui accorda aux rois d'Espagne le beau titre de "Rois Catholiques", à l'imitation du privilège, unique jusqu'alors, qu'avaient les rois de France de porter celui de "Rois Très-Chrétiens".

Pourtant, vint le jour où les choses finirent par se dégrader entre l'Espagne et le Saint-Siège, Ferdinand et Isabelle allant jusqu'à menacer le pape de le faire déposer. Et Alexandre VI (qui s'y connaissait) formula alors à propos de Ferdinand et Isabelle un jugement qui, il faut bien le dire, sans préjudice des incontestables et admirables qualités politiques du couple royal, est sur leur compte des plus pertinents à beaucoup d'égards : "Ferdinand et Isabelle, voilà bien la plus belle paire de gredins que j'aie connu de ma vie…" ! Et de ce point de vue, force est de constater que la belle devise "Tanto monta, monta tanto, Isabel como Fernando" dit assez vrai. Il est juste de reconnaître, aussi, qu'on n'est pas un grand chef d'État sans une petite part de gredinerie…


Ferdinand et Isabelle eurent :

- Jean, prince des Asturies, qui épousa Marguerite d'Autriche ;

- Jeanne la Folle, qui épousa Philippe le Beau, archiduc d'Autriche ;

- Isabelle, qui épousa Manuel le Fortuné, roi de Portugal ;

- Marie, qui épousa Manuel le Fortuné, roi du Portugal (veuf d'Isabelle, sa sœur) ;

- Catherine, qui épousa Henry VIII, roi d'Angleterre.


Jean mourut à dix-neuf ans, et c'est donc sa sœur Jeanne la Folle qui recueillit la succession des couronnes de ses parents (de façon purement nominale d'ailleurs, en raison de sa démence) et les fit passer à la maison d'Autriche, en la personne de son fils Charles-Quint.


Après la mort d'Isabelle, Ferdinand se remaria avec Germaine de Foix, fille de Jean de Foix, vicomte de Narbonne, et de Marie d'Orléans (fille de Charles le Poète et de Marie de Clèves, donc sœur de Louis XII, roi de France).

Mais Jean de Foix était lui-même le fils de Gaston IV, comte de Foix, et d'Éléonore d'Aragon, demi-sœur de Ferdinand (fille de Jean II et de sa première femme Blanche de Navarre).

Ferdinand était donc le "demi-oncle" de Jean de Foix, et donc le "demi-grand-oncle" de sa seconde femme.

Cette dernière ne lui donna qu'un fils, Jean, prince de Gérone, qui ne vécut qu'un an.

Germaine se remaria avec Jean de Brandebourg, puis avec Ferdinand d'Aragon, duc de Calabre, auxquels elle ne donna aucun enfant.

Ajoutons encore que le père de Germaine, Jean de Foix, était aussi le frère de Marguerite de Foix, mère d'Anne de Bretagne, reine de France, et de Catherine de Foix, mère d'Anne de Foix, reine de Bohême et de Hongrie