AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages

Charles IX, roi de France

Charles IX, roi de France, enfant, avec un petit chat
Charles IX, roi de France, enfant, avec une raquette de jeu de volant, par Le Mannier
Charles IX, roi de France, à 11 ans, en 1561, par Clouet
Charles IX, roi de France, à 11 ans, en 1561, d'après Clouet
Charles IX, roi de France, par Clouet
Charles IX, roi de France, d'après Clouet
Charles IX, roi de France, par Clouet
Charles IX, roi de France, entourage de Clouet
Charles IX, roi de France, par Clouet
Charles IX, roi de France, d'après Clouet
Charles IX, roi de France, d'après Clouet
Charles IX, roi de France, d'après Clouet
Charles IX, roi de France, d'après Clouet
Charles IX, roi de France, d'après Clouet


Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France

Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, à 19 ans, en 1573, par Van der Straeten
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, par Clouet
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, par Clouet
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, par Clouet
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, d'après Clouet
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, d'après Clouet
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, par Van der Straeten
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, en veuve, par Jakob de Monte
Élisabeth, archiduchesse d'Autriche, reine de France, en veuve, d'après Jakob de Monte


Ensemble

Charles IX, roi de France, et sa femme Élisabeth, archiduchesse d'Autriche


Marie-Élisabeth de France

Marie-Élisabeth de France, par Clouet
Marie-Élisabeth de France, d'après Clouet


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Charles IX, roi de France (1550-1574),
et sa femme Élisabeth, archiduchesse d'Autriche (1554-1592),

puis leur fille
Marie-Élisabeth de France (1572-1578)






Portrait de Charles IX, enfant, avec sa mère, ses frères et sa sœur : ICI.



Charles IX était le fils de Henri II, roi de France, et de Catherine de Médicis.

Élisabeth d'Autriche était la fille de l'Empereur Maximilien II et Marie d'Autriche, infante d'Espagne.

Ils n'eurent qu'une fille, Marie-Élisabeth, qui mourut à 6 ans. Elle était filleule d'Élisabeth, reine d'Angleterre.

Le portrait représentant le futur Charles IX, enfant, avec un petit chat, est particulièrement attendrissant.

D'autre part, on remarquera la frappante ressemblance de traits entre Élisabeth d'Autriche et sa fille ; le visage de cette dernière semble véritablement un modèle réduit de celui de sa mère.

Après la mort de Charles IX, Élisabeth, qui ne parlait que l'espagnol et l'allemand et ne s'était jamais véritablement adaptée à la France où elle était cependant fort aimée de ses sujets, retourna à Vienne, mais dut abandonner sa fille à Paris. Elle refusa néanmoins toujours de se remarier, notamment avec son oncle le roi d'Espagne Philippe II (déjà veuf de sa sœur Anne et de sa belle-sœur Élisabeth, sœur de Charles IX !). "Les reines de France ne se remarient pas", déclara-t-elle. Elle resta toujours en correspondance avec sa belle-sœur Marguerite, la "Reine Margot", avec qui elle s'était fort bien entendue à la Cour de France, ce qui est passablement étonnant tant la dévote Élisabeth et la dévergondée Marguerite pourraient sembler peu susceptibles de sympathiser… Elle fonda un couvent de Clarisses à Vienne, où elle finit ses jours.

D'une grande piété, elle avait eu en horreur les protestants qui hantaient la Cour de France, et le jour que l'Amiral de Coligny voulut lui baiser la main, elle la lui retira vivement en devenant rouge d'indignation. Néanmoins, quand elle apprit le Massacre de la Saint-Barthélemy, elle demanda : "Le Roi mon époux le sait-il ?". Et sur la réponse qu'on lui fit, murmura : "Mon Dieu, pardonnez-lui, car, si Vous n'en avez pitié, j'ai grand peur que cette offense soit mal pardonnable".

Ses contemporains ont unanimement été émerveillés de sa beauté, de ses vertus, de sa douceur et de sa bonté, toutes qualités que l'admirable portrait de Clouet restitue parfaitement sur sa physionomie.

Charles IX disait "qu'il pouvait se flatter d'avoir dans une épouse aimable la femme la plus sage et la plus vertueuse non de la France, non pas de l'Europe, mais du monde entier…"

Brantôme en parle longuement dans ses "Vies des Dames Illustres" et rapporte le mot de l'Impératrice sa mère lorsqu'Élisabeth mourut : "El mejor de nosotros ha muerto… (ce qu'il y avait de meilleur chez nous est mort).



Charles IX eut au demeurant, avant et depuis son mariage, une grande passion dans sa vie : l'exquise Marie Touchet, comtesse d'Entragues, qui lui donna postérité.

Lorsqu'il fut décidé que le roi épouserait l'archiduchesse, Marie Touchet obtint de contempler le portrait de sa future rivale qu'on avait envoyé d'Autriche. Elle hocha la tête et déclara : "L'Allemande ne me fait pas peur…" et de fait, tout en gardant une discrétion absolue, et une complète absence d'ambition, elle put se flatter de conserver l'amour de Charles IX jusqu'à la mort de ce dernier.