AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages

Philippe-Louis, duc et comte palatin de Neubourg, et Anne de Clèves-Juliers-Berg

Philippe-Louis, duc et comte palatin de Neubourg
Philippe-Louis, duc et comte palatin de Neubourg
Anne de Clèves-Juliers-Berg, duchesse et comtesse palatine de Neubourg
Anne de Clèves-Juliers-Berg, duchesse et comtesse palatine de Neubourg


Wolfgang-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, et Madeleine de Bavière

Wolfgang-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg
Wolfgang-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, d'après Van Dyck
Wolfgang-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg
Madeleine de Bavière, duchesse et comtesse palatine de Neubourg, par Pieter de Witte
Madeleine de Bavière, duchesse et comtesse palatine de Neubourg
Madeleine de Bavière, duchesse et comtesse palatine de Neubourg
Madeleine de Bavière, duchesse et comtesse palatine de Neubourg


Philippe-Guillaume de Neubourg, électeur palatin du Rhin, Anne-Catherine-Constance Vasa, Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt

Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin, par Spilberg
Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin
Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin, par Sandrart
Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin
Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin
Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin
Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin
Anne-Catherine-Constance Vasa, duchesse et comtesse palatine de Neubourg, par Johann Spielberg
Anne-Catherine-Constance Vasa, duchesse et comtesse palatine de Neubourg
Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt, duchesse et comtesse palatine de Neubourg, électrice palatine du Rhin
Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt, duchesse et comtesse palatine de Neubourg, électrice palatine du Rhin, par Johann Spilberg
Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt, duchesse et comtesse palatine de Neubourg, électrice palatine du Rhin
Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin, et sa femme Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt, vers 1690, miniatures de Friedrich-Johann Ardin


Philippe-Guillaume de Neubourg, prince palatin du Rhin, et Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg

Philippe-Guillaume de Neubourg, prince palatin du Rhin, jeune homme, par Van der Werff
Philippe-Guillaume de Neubourg, prince palatin du Rhin
Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg, princesse palatine du Rhin


Louis-Antoine, Alexandre-Sigismond, François-Louis de Neubourg

Louis-Antoine de Neubourg, grand-maître de l'Ordre Teutonique, futur évêque de Worms
Alexandre-Sigismond de Neubourg, futur évêque d'Augsbourg
François-Louis de Neubourg, grand-maître de l'Ordre Teutonique, futur archevêque-électeur de Trêves et de Mayence
François-Louis de Neubourg, archevêque-électeur de Trêves et de Mayence
François-Louis de Neubourg, archevêque-électeur de Trêves et de Mayence


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Philippe-Louis, duc et comte palatin de Neubourg (1547-1614),
et sa femme Anne de Clèves-Juliers-Berg (1552-1632),

puis leur fils
Wolfgang-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg (1578-1653),
et sa femme Madeleine de Bavière (1587-1628),

puis leur fils
Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin (1615-1690),
et
sa première femme Anne-Catherine-Constance Vasa (1619-1651)
sa seconde femme Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt (1635-1709)

puis les fils du second lit
Philippe-Guillaume, prince palatin du Rhin (1668 ?1693)
et sa femme Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg (1672 ?1741)

Louis-Antoine, grand-maître de l'Ordre Teutonique, évêque de Worms (1660 ?1694)

Alexandre-Sigismond, évêque d'Augsbourg (1663 ?1737)

François-Louis, grand maître de l'Ordre Teutonique, archevêque-électeur de Trêves puis de Mayence (1664 ?1732)






Philippe-Louis, duc et comte palatin de Neubourg, était le fils de Wolfgang, duc palatin de Deux-Ponts, et d'Anne de Hesse.

Anne de Clèves-Juliers-Berg était la fille de Guillaume le Riche, duc de Clèves, de Juliers et de Berg, et de Marie d'Autriche.

Ils eurent notamment :

- Wolfgang-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg (qui suit) ;

- Auguste, duc et comte palatin de Sulzbach ;

- Anne-Marie, qui épousa Jean, duc de Saxe-Weimar.


Wolfgang-Guillaume hérita en outre par sa mère du duché de Juliers-Berg lorsque son oncle Jean-Guillaume mourut sans postérité (le duché de Clèves passa à la maison de Brandebourg dans laquelle était mariée l'autre sœur de Jean-Guillaume). Ainsi les ducs de Neubourg et par suite les électeurs palatins furent-ils désormais également ducs de Juliers-Berg, et ce jusqu'à l'époque de Napoléon, qui fit de Juliers un département français, et fit de Berg et Clèves un grand-duché attribué à son beau-frère Joachim Murat, en attendant la couronne de Naples.

Wolfgang-Guillaume revint secrètement à la foi catholique de ses ancêtres, du vivant de son père, farouche luthérien. Il ne put officiellement déclarer son retour à la vraie religion qu'après la mort de Philippe-Louis, et ce fut l'occasion d'une éclatante cérémonie célébrée dans l'église Saint-Lambert de Dusseldorf.

Il se signala par ses énergiques efforts pour faire refleurir le catholicisme dans le palatinat de Neubourg, où il fit adopter le calendrier grégorien, et rendre au culte catholique toutes les églises naguère profanées par la Réforme ; il fit tout particulièrement construire l'église Saint-André de Dusseldorf, qu'il confia aux Jésuites. Le catholicisme redevint religion d'État, et les protestants durent abjurer ou décamper. Bref, all right.

Sa lointaine cousine Sophie, princesse palatine du Rhin, électrice de Hanovre, l'évoque dans ses "Mémoires", à l'occasion d'un voyage qui la fit passer à Dusseldorf.

"M. le duc de Neubourg me fit l'honneur de me complimenter en personne pour m'offrir de dîner avec lui. Sa femme était à Ems, ce qui me fit faire quelques difficultés d'aller avec lui. Mais comme c'était un prince d'environ soixante ans, je crus à la fin que cela se pouvait sans conséquence.

On disait que son humeur n'était point égale, et qu'il avait un bon et un méchant jour alternativement, mais le jour qu'il me reçut, il était le plus agréable du monde. Il me fit voir tout son palais, que je trouvai bien antique. Dans sa chambre de lit, il y avait plus de cent petites images sur du parchemin attachées contre la muraille, où les histoires du Vieux et du Nouveau Testament étaient représentées, comme aussi plusieurs saints. Il prit la peine de m'expliquer tout cela. Ensuite il me fit voir son église, où il me fit saluer une princesse de Deux-Ponts qui avait par un désordre de conduite épousé un homme nommé Bertiacalda, que le duc protégeait parce qu'elle s'était rendue catholique.

Ensuite il me mena dans deux couvents de religieuses, dont l'un se trouva occupé par des filles anglaises si jolies et si gaies qu'elles me donnèrent quelque envie de rester avec elles, ce que M. le duc de Neubourg remarqua. Et comme il aimait à faire des conversions - car il avait changé de religion lui-même - il me dit qu'il ne me donnerait pas la main pour m'ôter de là, et m'obligea à marcher seule jusqu'à mon carrosse, où il se mit pourtant avec moi…

Sa cour était la première que j'avais vue en Allemagne. J'y remarquai une fort grande civilité pour les étrangers et un fort grand respect pour le prince. Il était lui-même le plus propre de sa cour et changea deux fois d'habits le jour que j'y étais. Mais ses courtisans n'eurent pas la mine d'en changer fort souvent. Quant aux meubles, il y avait de très belles et fort antiques tapisseries, mais les lits et les chaises n'eurent que cette dernière qualité qui ne les rendait pas si agréables à la vue.
"

Wolfgang-Guillaume épousa Madeleine de Bavière, fille de Guillaume V, duc de Bavière et de Renée de Lorraine.

Ils eurent :

- Philippe-Guillaume, duc et comte palatin de Neubourg, électeur palatin du Rhin.

En effet, l'électorat passa en 1685 à Philippe-Guillaume alors septuagénaire, et donc à la branche de Neubourg, qui était une branche cadette de celle de Simmern qui venait de s'éteindre en la personne de Charles II, électeur palatin du Rhin, mort sans postérité. Les deux branches de Simmern et de Neubourg descendaient respectivement des frères Frédéric Ier et Louis le Noir, comme on en trouve le détail ICI.

Philippe-Guillaume épousa d'abord Anne-Catherine-Constance Vasa, fille de Sigismond III Vasa, roi de Suède et de Pologne, et de Constance d'Autriche-Styrie.

Il n'en eut qu'un fils mort-né.

Philippe-Guillaume épousa ensuite Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt, fille de Georges II, landgrave de Hesse-Darmstadt, et de Sophie-Éléonore de Saxe.

Ils eurent 17 enfants, dont essentiellement :

- Jean-Guillaume, électeur palatin du Rhin ;

- Charles-Philippe, électeur palatin du Rhin ;

- Philippe-Guillaume, prince palatin du Rhin (qui suit) ;

- Louis-Antoine, grand-maître de l'Ordre Teutonique, évêque de Worms ;

- Alexandre-Sigismond, évêque d'Augsbourg ;

- François-Louis, grand-maître de l'Ordre Teutonique, archevêque-électeur de Trêves puis de Mayence ;

- Éléonore-Madeleine, qui épousa l'Empereur Léopold Ier ;

- Marie-Anne, qui épousa Charles II, roi d'Espagne ;

- Marie-Sophie, qui épousa Pierre II, roi du Portugal ;

- Dorothée-Sophie, qui épousa Édouard Farnèse, prince de Parme ;

- Hedwige-Élisabeth, qui épousa Jacques Sobieski, prince de Pologne.


Le troisième fils Philippe-Guillaume aurait pu devenir électeur palatin du Rhin après ses deux frères aînés Jean-Guillaume et Charles-Philippe, successivement électeurs, et qui moururent l'un après l'autre sans postérité. Mais Charles-Philippe vécut très longtemps et Philippe-Guillaume, mort à vingt-cinq ans, l'avait de longtemps précédé dans la tombe, comme du reste tous ses autres frères qui étaient d'Église.

Philippe-Guillaume ne fut donc qu'un prince palatin du Rhin. Il épousa Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg, fille de Jules-François, duc de Saxe-Lauenbourg, et d'Hedwige de Sulzbach (petite-fille d'Auguste, quand Philippe-Guillaume était petit-fils de Wolfgang-Guillaume, Auguste et Wolfgang-Guillaume étant frères ; Philippe-Guillaume était donc cousin issu de germains de la mère de sa femme).

Ils n'eurent qu'une fille, Marie-Anne, qui épousa Ferdinand-Marie, prince de Bavière, sans postérité.

On a vu que Philippe-Guillaume mourut prématurément, et Anne-Marie-Françoise fut veuve à vingt-et-un ans.

Alors sa belle-sœur, Anne-Marie-Louise de Médicis, femme de l'électeur Jean-Guillaume, frère de Philippe-Guillaume, entreprit de la remarier.

Le candidat était tout trouvé : son propre frère Jean-Gaston de Médicis, grand-duc de Toscane. L'électrice croyait bien faire… Et malheureusement pour Anne-Marie-Françoise, le mariage fut bel et bien conclu. Ce fut un véritable désastre.

On saura pourquoi en se reportant à la page consacrée à Jean-Gaston… (à venir)