AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages

Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane

Ferdinand II de Médicis, enfant, entouré de ses grands-parents, parents, oncles et frères
Ferdinand II de Médicis, jeune homme, par Sustermans
Ferdinand II de Médicis, jeune homme, par Sustermans
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune homme, par Sustermans
Ferdinand II de Médicis, jeune homme
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune homme, par Fantacchiotti (XIX<sup>e</sup> s.)
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune homme, par Cassini
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane
Ferdinand II de Médicis en Sultan, par Sustermans
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, atelier de Sustermans
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, atelier de Sustermans
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, par Sustermans
Ferdinand II de Médicis et Victoire della Rovere, grand-duc et grande-duchesse de Toscane, par Sustermans
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, par Sustermans
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, par Sustermans
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane
Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, âgé, par Foggini


Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane

Victoire della Rovere, enfant
Victoire della Rovere, enfant, par Lorenzo Lippi
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, en Flore, vraisemblablement l'année de son mariage, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, en Flore, d'après Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, en sainte Victoire, par Mario Balassi
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, en sainte Catherine, par Carlo Dolci
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, en Vénus Céleste
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, en vestale Tuccia tenant le crible, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, avec son fils le fur Côme III, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, par Foggini
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, en allégorie de la Foi, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, par Sustermans
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, en veuve, par Torricelli
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, âgée, en veuve
Victoire della Rovere, grande-duchesse de Toscane, âgée, en veuve, attribué à Carlo Dolci


François-Marie de Médicis et Éléonore de Gonzague-Guastalla

François-Marie de Médicis, cardinal du titre de Sainte-Marie-in-Domnica, puis prince de Sienne
François-Marie de Médicis, cardinal du titre de Sainte-Marie-in-Domnica, puis prince de Sienne
François-Marie de Médicis, cardinal du titre de Sainte-Marie-in-Domnica, puis prince de Sienne
Éléonore de Gonzague-Guastalla, princesse de Sienne
Éléonore de Gonzague-Guastalla, princesse de Sienne


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Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane (1610-1670),
et sa femme Victoire della Rovere (1622-1695)

puis leur fils cadet
François-Marie de Médicis, cardinal du titre de Sainte-Marie-in-Domnica, puis prince de Sienne (1660-1711)
et sa femme Éléonore de Gonzague-Guastalla (1686-1742)






Autre portrait de Ferdinand II, avec ses parents : ICI.


Ferdinand II de Médicis, grand-duc de Toscane, était le fils de Côme II, grand-duc de Toscane et de Marie-Madeleine d'Autriche-Styrie.

Victoire della Rovere était la fille de Frédéric-Ubald della Rovere, duc héritier d'Urbin, et de Claudia de Médicis.

Victoire della Rovere était la dernière de sa maison, son père étant mort très jeune sans autre héritier, laissant prématurément veuve Claudia de Médicis, qui se remaria avec Léopold V, archiduc d'Autriche-Tyrol.

Ferdinand II et Victoire étaient donc cousins germains puisque Côme II et Claudia de Médicis étaient frère et sœur.

De plus, Ferdinand II était le neveu de Léopold V (beau-père de Victoire), puisque Marie-Madeleine d'Autriche-Styrie et Léopold V d'Autriche-Tyrol étaient frère et sœur.

Ferdinand et Victoire furent élevés ensemble, car Claudia de Médicis, après son remariage avec Léopold V, laissa sa fille à Florence, où son éducation fut conduite par sa tante Marie-Madeleine et sa grand-mère Christine de Lorraine, veuve de Ferdinand Ier.

Cette union n'en fut pas plus heureuse. Ferdinand II était un homme sans principes religieux, tandis que Victoire se signalait par sa grande piété. D'où de sourds conflits liés à l'éducation de leur fils aîné, qui les opposèrent d'abord. Puis, Victoire surprit un jour son mari en pleine criminal conversation (comme disent les anglais) avec un page de la Cour, Brutus della Molara. Elle cessa alors tous rapports avec lui, mais il faut croire qu'il finit par y avoir prescription puisqu'un second fils naquit, certes 18 ans plus tard…

Ferdinand II et Victoire della Rovere eurent donc :

- Côme III, grand-duc de Toscane ;

- François-Marie, prince de Sienne.

François-Marie fut d'abord cardinal-diacre du titre de Sainte-Marie-in-Domnica.

Mais en 1709, devant la menace d'extinction de la maison de Médicis (les mariages des deux fils de Côme III semblant destinés à demeurer stériles - ce qui fut bien le cas), Côme III fit quitter les ordres à son frère et lui enjoignit de se marier. Les dispenses nécessaires une fois obtenues, François-Marie revint donc à l'état laïc et reçut de son frère le titre de prince de Sienne.

Plein d'admiration pour Louis XIV, il désira être marié "de la main du Roi et à une Française. Il lui en écrivit", raconte Saint-Simon.

Louis XIV lui proposa donc Charlotte de Lorraine-Harcourt, mademoiselle d'Armagnac, fille de Louis, comte d'Armagnac, dit "M. le Grand" (c'est-à-dire grand-écuyer de France), qu'il avait lui-même refusée peu avant pour son propre fils légitimé le comte de Toulouse.

"Il songea donc à dédommager M. le Grand par un mariage qui pouvait faire de sa fille une grande-duchesse de Toscane." (Remarquons en passant que le mariage eût-il été fait, elle ne serait de toute façon pas devenue grande-duchesse de Toscane, car François-Marie mourut avant ses neveux).

Or, Mademoiselle d'Armagnac était jeune, ravissante, riche, mondaine, adorée de sa famille, et figurait au premier rang de toutes les fêtes de la Cour.

"Elle ne put consentir à changer une vie si agréable et si aisée contre un pays étranger, austère, jaloux, avare, avec un mari vieux, qui lui laisserait peu de liberté dans un pays où elle n'était guère en usage, et où elle ne verrait personne que par audiences. Sa mère, qui ne s'en pouvait passer, n'eut garde de la vouloir contraindre, et dès lors qu'elle ne le voulut pas, son père fut du même avis. Il en fit sa cour, il dit au roi que sa fille préférait l'honneur d'être sa sujette, et de vivre dans sa cour, aux plus grandes fortunes étrangères. Le roi lui en sut le meilleur gré du monde. Il ne trouva point d'autre parti français à proposer au cardinal de Médicis, qui à la fin épousa une Guastalla, c'est-à-dire une Gonzague de la branche cadette des ducs de Mantoue, qu'il rendit fort heureuse, mais dont il ne laissa point d'enfants."

Ainsi donc, à quarante-neuf ans, il épousa en effet Éléonore de Gonzague-Guastalla, qui en avait vingt-trois. Elle était fille de Vincent de Gonzague, comte de San Paolo, puis duc de Guastalla, et de Marie-Victoire de Gonzague-Guastalla.

Mais rien ne devait pouvoir conjurer l'extinction redoutée, car comme le dit Saint-Simon, le mariage de François-Marie s'avéra aussi infructueux que ceux de ses neveux.