AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages

Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol

Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, enfant (au centre), entre ses frères, le futur Empereur Maximilien II et Jean (mort à un an)
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, enfant, par Scrots
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, adolescent, par Scrots
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, adolescent, par Seisenegger
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, par Francesco Terzio
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, par Francesco Terzio
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, par Francesco Terzio
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, par Giovanni Fontana, fresque de la "Salle Espagnole" du château d'Ambras, à Innsbruck
Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, âgé


Philippine Welser, margravine de Burgovie, landgravine de Mellenbourg, comtesse de Hohenberg

Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol, avec son épouse morganatique Philippine Welser
Philippine Welser, école allemande
Philippine Welser
Philippine Welser
Philippine Welser, âgée
Philippine Welser, par Angelo Guiducci
Ferdinand d'Autriche-Tyrol apercevant Philippine Welser à la fenêtre de ses parents, par G. degli Avancini (1825), musée d'Innsbruck
Effigie funéraire de Philippine Welser, dans la "Hofkirche", à Innsbruck
Effigie funéraire de Philippine Welser


André d'Autriche-Styrie, cardinal-archevêque de Constance et Blixen

André d'Autriche-Styrie, futur cardinal, à 5 ans, et Charles d'Autriche-Styrie, futur margrave de Burgovie, à 3 ans
André d'Autriche-Styrie, cardinal-archevêque de Constance et Blixen, par Anton Boys dit Waiss
André d'Autriche-Styrie, cardinal-archevêque de Constance et Blixen, atelier de Tintoret
André d'Autriche-Styrie, cardinal-archevêque de Constance et Blixen
André d'Autriche-Styrie, cardinal-archevêque de Constance et Blixen


Charles d'Autriche-Styrie, margrave de Burgovie, et sa femme Sibylle de Clèves-Juliers-Berg

Charles d'Autriche-Styrie, margrave de Burgovie, par Anton Boys dit Waiss
Charles d'Autriche-Styrie, margrave de Burgovie
Charles d'Autriche-Styrie, margrave de Burgovie
Sibylle de Clèves-Juliers-Berg, margravine de Burgovie
Sibylle de Clèves-Juliers-Berg, margravine de Burgovie
Sibylle de Clèves-Juliers-Berg, margravine de Burgovie, par Lucas von Valckenborch


Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol

Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol, à l'âge de 16 ans, en 1582
Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol, au moment de son mariage
Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol, veuve, en religieuse servite, devant le couvent qu'elle fonda à Innsbruck
Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol, veuve, en religieuse servite
Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol, veuve, en religieuse servite
Barrette archiducale d'Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol
Couronne ornementale du sarcophage d'Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol
Tombeaux d'Anne de Gonzague-Mantoue et de Marie-Anne-Catherine d'Autriche-Tyrol, dans le cloître de l'église des Servites d'Innsbruck
Inscription funéraire d'Anne de Gonzague-Mantoue, archiduchesse d'Autriche-Tyrol


Marie-Anne-Catherine, archiduchesse d'Autriche-Tyrol

Marie-Anne-Catherine, archiduchesse d'Autriche-Tyrol, enfant
Marie-Anne-Catherine, archiduchesse d'Autriche-Tyrol, en religieuse servite
Marie-Anne-Catherine, archiduchesse d'Autriche-Tyrol, en religieuse servite
Inscription funéraire de Marie-Anne-Catherine, archiduchesse d'Autriche-Tyrol


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Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol (1529-1595),

puis

sa première femme, Philippine Welser (1527-1580),
et leur deux fils,
André, cardinal-archevêque de Constance et de Blixen (1558-1600)
et
Charles, margrave de Burgovie (1560-1618)
et sa femme Sibylle de Clèves-Juliers-Berg (1557-1627)

puis

sa seconde femme, Anne de Gonzague-Mantoue (1566-1621)
et leur fille Marie-Anne-Catherine d'Autriche-Tyrol (1584-1649)






Ferdinand, archiduc d'Autriche-Tyrol était le fils de l'Empereur Ferdinand Ier et d'Anne Jagellon.

Il tomba amoureux de Philippine Welser, qu'il épousa, et dont la beauté était spectaculaire (comme ses portraits en attestent), mais la naissance nettement moins : elle était fille de François Welser, patricien d'Augsbourg, et d'Anne Adler… Inutile de dire que ce mariage d'amour fut fort modérément apprécié par l'Empereur Ferdinand Ier, et qu'il resta morganatique (l'archiduc obtint cependant de son père pour son beau-père le titre de baron de Zinnenberg en 1567, et la possibilité pour ses fils de prendre rang dans la succession de la maison d'Autriche en cas d'extinction totale de tous les autres héritiers - possibilité donc fort théorique, on le voit). Philippine fut ultérieurement titrée margravine de Burgovie, landgravine de Mellenbourg et comtesse de Hohenberg. Ferdinand et Philippine vécurent un amour sans nuages à Innsbruck, dans le site enchanteur du château d'Ambras que l'archiduc fit reconstruire pour son épouse, et qui est encore aujourd'hui, assurément, l'un des lieux les plus délicieux qui soit au monde.

On remarquera le portrait de Ferdinand enfant, par Scrots, pendant de celui de son frère l'Empereur Maximilien II, ICI ; le portrait représentant Philippine peu avant son mariage, le vase d'œillets posé à ses côtés étant le symbole habituel des fiançailles.

Et dans un autre registre, la composition romantique fort naïve, mais charmante, de Giustiniano degli Avancini (1825), représentant Ferdinand apercevant pour la première fois Philippine, à la fenêtre de la maison de ses parents à Augsbourg.

De cette union sortirent :

- André, cardinal-archevêque de Constance et Blixen, gouverneur général des Pays-Bas ;

- Charles, margrave de Burgovie, général des armées impériales en Hongrie, qui épousa sa cousine germaine Sibylle de Clèves-Juliers-Berg, fille de Guillaume le Riche, duc de Clèves-Juliers-Berg, et de Marie d'Autriche, sœur de Ferdinand. Sans postérité.

André avait manifestement hérité des traits accusés et énergiques de son père, et Charles des traits délicats de sa mère.

On a un peu l'impression de trouver, sur la physionomie vaguement venimeuse de Sibylle, le témoignage des intrigues par lesquelles elle parvint à faire mettre à mort sa belle-sœur Marie-Jacobée de Bade, duchesse de Clèves-Juliers-Berg.

Après la mort de Philippine Welser, Ferdinand Ier se remaria avec sa nièce Anne (Anne-Juliana-Catherine) de Gonzague-Mantoue, fille de sa sœur Éléonore d'Autriche et de Guillaume, duc de Mantoue.

D'une ardente piété dès son enfance (au berceau, elle cessait immédiatement de pleurer dès qu'on lui mettait un chapelet entre les mains), Anne reçut du Ciel des faveurs extraordinaires. À l'âge de neuf ans, elle vit sa chambre subitement inondée de lumière, et la Sainte Vierge lui apparut et lui parla, mais sans qu'elle pût entendre ses paroles.

Elle souhaitait bien sûr entrer en religion, mais se soumit sans réticence à l'union arrangée avec son oncle. Elle avait seize ans, son mari cinquante-trois. Le ménage fut du reste heureux, même s'il n'en sortit pas le fils dynaste qu'attendait Ferdinand, mais seulement trois filles dont deux vécurent :

- Anne, qui épousa son cousin germain Matthias, Empereur des Romains ;

- Marie-Anne-Catherine.

Veuve, Anne vécut dans une profonde retraite, se partageant entre les plus sévères austérités pour elle-même et les plus inépuisables largesses pour les églises, les monastères et les miséreux. Elle était en prière dans son oratoire en la fête de l'Annonciation 1606, lorsque la Vierge, dans une nouvelle vision cette fois plus explicite, lui enjoignit de fonder un couvent de Servites à Innsbruck. Le pape Paul V bénit cette pieuse entreprise, et des prodiges accompagnèrent la construction, notamment d'étonnantes guérisons d'ouvriers blessés en y travaillant.

Anne et sa fille Marie-Anne-Catherine prirent le voile et moururent dans cette maison.

On remarquera le portrait d'Anne à 16 ans, en robe de brocart d'or blanc et rouge, très probablement sa tenue de mariée.

Puis, Anne telle qu'elle était à la fin de sa vie, certes point embellie, sous l'habit des Servites, mais les somptueux attributs du cadre ne permettent pas d'oublier qu'il s'agit bien d'une archiduchesse. On distingue derrière elle son couvent et le clocher de l'église, ce dernier aujourd'hui n'a pas beaucoup changé.

Enfin, en pendants ovales, Anne et Marie-Anne-Catherine, sous le même habit.

Ces portraits sont encore suspendus dans la cloître de l'église des Servites d'Innsbruck, auprès de la sépulture de la mère et de la fille. Les deux sarcophages dorés sont superposés, chacun étant identifié par une inscription, celui d'Anne est plus richement orné, notamment d'une couronne et de deux sceptres croisés sur un coussin. Le double tombeau est surmonté de la barrette archiducale d'Anne, conservée sous verre.