AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages
Charles II, archiduc d'Autriche-Styrie
Charles II, archiduc d'Autriche-Styrie
Charles II, archiduc d'Autriche-Styrie
Charles II, archiduc d'Autriche-Styrie, par Bartolomé Gonzalès
Marie de Bavière, archiduchesse d'Autriche-Styrie, à 13 ans, en 1564, par Hans Schöpfer
Marie de Bavière, archiduchesse d'Autriche-Styrie, jeune femme, par Vermeyen
Marie de Bavière, archiduchesse d'Autriche-Styrie, jeune femme, par Vermeyen
Marie de Bavière, archiduchesse d'Autriche-Styrie
Marie de Bavière, archiduchesse d'Autriche-Styrie, âgée, en tenue de veuve, par Bartolomé Gonzalès
Marie de Bavière, archiduchesse d'Autriche-Styrie, âgée, en tenue de veuve
Marie de Bavière, archiduchesse d'Autriche-Styrie, exposée sur son lit de mort, par Pietro de Pomis
Charles II, archiduc d'Autriche-Styrie, avec ses six fils et leurs saints patrons
Marie de Bavière, archiduchesse d'Autriche-Styrie, avec ses neuf filles et leurs saints patrons
Catherine-Renata, archiduchesse d'Autriche-Styrie, par Jakob de Monte
Catherine-Renata, archiduchesse d'Autriche-Styrie
Grégorienne-Maximilienne, archiduchesse d'Autriche-Styrie, par Jakob de Monte
Maximilien-Ernest, archiduc d'Autriche-Styrie, par Joseph Heintz
Éléonore, archiduchesse d'Autriche-Styrie, âgée de 13 ans
Éléonore, archiduchesse d'Autriche-Styrie, par Pourbus
Charles-Joseph, archiduc d'Autriche-Styrie, grand-maître de l'Ordre Teutonique, prince-évêque de Breslau, évêque de Brixen


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Charles II, archiduc d'Autriche-Styrie (1540-1590),
et sa femme Marie de Bavière (1551-1608)

puis leurs enfants non mariés

Catherine-Renata (1576-1595)

Grégorienne-Maximilienne (1581-1597)

Éléonore, chanoinesse de Hall-en-Tyrol (1582-1620)

Maximilien-Ernest (1583-1616)

Charles-Joseph, grand-maître de l'Ordre Teutonique, prince-évêque de Breslau, évêque de Brixen (1590-1624)






Charles II d'Autriche-Styrie était le fils de l'Empereur Ferdinand Ier et d'Anne Jagellon.

Marie de Bavière était la fille d'Albert V, duc de Bavière, et d'Anne d'Autriche.

Charles et Marie étaient donc oncle et nièce, puisqu'Anne d'Autriche était la sœur de Charles.

Le portrait de Marie de Bavière en deuil est un chef-d'œuvre. Quel regard, quelle physionomie, dont la laideur est en quelque sorte transfigurée par la majesté du sang illustre qui coulait dans ses veines. La vieille archiduchesse porte, parmi les petites amulettes qui ornent son corsage, le Tau de Saint Antoine, destiné à préserver de la peste.

Charles et Marie eurent essentiellement :

- l'Empereur Ferdinand II ;

- Léopold V, archiduc d'Autriche-Tyrol ;

- Marguerite, qui épousa Philippe III, roi d'Espagne ;

- Marie-Madeleine, qui épousa Côme II de Médicis, grand-duc de Toscane ;

- Anne et Constance, qui épousèrent successivement Sigismond III Vasa, roi de Pologne ;

- Marie-Christine, qui épousa Sigismond Bathory, prince de Transylvanie ;

- Catherine-Renata et Grégorienne-Maximilienne, mortes à dix-neuf et seize ans ;

- Éléonore, chanoinesse au couvent des Dames-Nobles de Hall-en-Tyrol (fondé par sa tante Madeleine, sœur de Charles d'Autriche-Styrie) ;

- Maximilien-Ernest ;

- Charles-Joseph, grand-maître de l'Ordre Teutonique, prince-évêque de Breslau, évêque de Brixen.

On remarquera l'enluminure représentant Charles II d'Autriche-Styrie et Marie de Bavière, au pied de la Croix, avec leurs enfants au grand complet, et accompagnés de tous leurs saints patrons. Les enfants morts à cette époque y figurent eux-mêmes, mais sont symboliquement vêtus de blanc.

Ainsi à gauche, derrière leur père, les garçons dans l'ordre : Ferdinand (mort-né, en blanc), Ferdinand le futur Empereur, Charles (mort à un an, en blanc), Maximilien-Ernest, Léopold, Charles-Joseph.

A droite, derrière leur mère, les filles dans l'ordre : Anne, Marie-Christine, Catherine-Renata, Élisabeth (morte à neuf ans, en blanc), Grégorienne-Maximilienne, Marguerite, Constance, Marie-Madeleine.

D'autre part, Éléonore et Maximilien-Ernest furent peints par deux portraitistes de génie.

Pourbus a su rendre de façon parfaite la carnation éclatante de l'archiduchesse Éléonore, ses yeux bleus d'Autriche, ses souples cheveux dorés qu'on a l'impression de distinguer un à un, rendant justice à la beauté majestueuse de la jeune fille, que ne déparent pas la lèvre inférieure et le menton des Habsbourg, qui ne sont au contraire ici qu'un signe de race supplémentaire.

Joseph Heintz, pour sa part, a peut-être montré le plus extraordinaire de son talent dans l'admirable chien représenté aux côtés de l'archiduc Maximilien-Ernest ; l'animal semble littéralement vivant.

On rapprochera ce portrait de celui que Joseph Heintz exécuta de l'Empereur Ferdinand II, frère aîné de Maximilien-Ernest, ICI.