AMATOR TEMPORIS ACTI

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Liste complète des personnages

Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane

Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, adolescent, par Bronzino
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune homme, en Orphée, par Bronzino
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, idéalisé, en Apollon, par Domenico Poggini
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, par Bronzino
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, atelier de Bronzino
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, atelier de Bronzino
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, atelier de Bronzino
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, par Vasari
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune homme
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, par Benvenuto Cellini
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, par Benvenuto Cellini, détail
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, par Bronzino
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, d'après Bronzino
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, atelier d'Allori
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, atelier d'Allori
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, par Allori
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, par Vasari
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, par Allori
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane
Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, âgé, portant la couronne grand-ducale de Florence, par Bandinelli
Crâne de Côme I<sup>er</sup> de Médicis, grand-duc de Toscane, photographié lors de l'étude de paléopathologie des Médicis, en 2002


Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane

Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, et son fils Jean de Médicis, par Bronzino
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, et son fils François de Médicis, futur grand-duc François I<sup>er</sup>, d'après Bronzino
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, atelier de Bronzino
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, par Allori
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, par Allori
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, par Bronzino
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, par Bronzino
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, d'après Bronzino
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, à la fin de sa vie, atelier de Bronzino
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, à la fin de sa vie, atelier de Bronzino
Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, à la fin de sa vie, atelier de Bronzino
Robe dans laquelle fut ensevelie Éléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, retrouvée dans son cercueil, lors de l'ouverture de son tombeau en 1857
Bustier de la robe funéraire d'Éléonore de Tolède
Robe ayant vraisemblablement appartenu à Éléonore de Tolède, offerte par la grande-duchesse au couvent de San-Matteo de Pise pour vêtir une statue de la Vierge


Camilla Martelli, épouse morganatique de Côme Ier de Médicis

Camilla Martelli, épouse morganatique de Côme I<sup>er</sup> de Médicis
Camilla Martelli, épouse morganatique de Côme I<sup>er</sup> de Médicis
Camilla Martelli, épouse morganatique de Côme I<sup>er</sup> de Médicis


Pierre de Médicis, Dianora de Tolède, Béatrice de Menezes

Pierre de Médicis, prince de Toscane, enfant, par Bronzino
Pierre de Médicis, prince de Toscane, jeune homme, par Allori
Pierre de Médicis, prince de Toscane, par Tintoret
Pierre de Médicis, prince de Toscane, par Santi di Tito
Pierre de Médicis, prince de Toscane
Pierre de Médicis, prince de Toscane
Pierre de Médicis, prince de Toscane
Dianora de Tolède, princesse de Toscane, par Allori
Dianora de Tolède, princesse de Toscane
Dianora de Tolède, princesse de Toscane, d'après Bronzino
Béatrice de Menezes, princesse de Toscane


Jean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise

Jean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise, enfant, par Bronzino
Jean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise, vers dix-sept ans, en Saint Jean-Baptiste, par Bronzino
Jean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise, d'après Bronzino
Jean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise


Marie de Médicis - Garcia de Médicis

Marie de Médicis, par Bronzino
Marie de Médicis
Garcia de Médicis, par Bronzino
Garcia de Médicis


Bia de Médicis - Jean de Médicis

Bia de Médicis, par Bronzino
Jean de Médicis


Pierre de Médicis - Côme de Médicis

Pierre de Médicis
Côme de Médicis


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Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane (1519-1574)
et
sa première femme femme Éléonore de Tolède (1522-1562)
sa seconde femme (morganatique) Camilla Martelli (1545-1634)

puis les enfants du premier lit
Pierre de Médicis (1554-1604)
et
sa première femme Dianora de Tolède (1553-1576)
sa seconde femme Béatrice de Menezes (1560-1603)

Jean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise (1543-1562)

Marie de Médicis (1540-1557)

Garcia de Médicis (1547-1562)

puis les enfants naturels de Côme
Bia de Médicis (1536-1542)
et
Jean de Médicis (1567-1621)

puis les fils naturels de Pierre
Pierre de Médicis (1592-1654)
et
Côme de Médicis (1588- ?)





Côme Ier, grand-duc de Toscane, était le fils de "Jean des Bandes Noires" et de Marie Salviati.

Issu de la branche cadette de la maison de Médicis, il succéda au dernier Médicis de la branche aînée, Alexandre le Maure, duc de Florence, et fut le premier à prendre le titre de grand-duc de Toscane.

Il épousa d'abord Éléonore de Tolède, fille de Pierre Alvarez de Toledo, marquis de Villafranca, vice-roi de Naples, et de Maria Osorio Pimentel.

Pierre Alvarez de Toledo, fils de Fadrique Alvarez de Toledo et d'Isabelle de Zuniga.
Fadrique Alvarez de Toledo, fils de Garcia Alvarez de Toledo, premier duc d'Albe, et de Marie Enriquez.
Marie Enriquez, fille de Fadrique II Enriquez de Ayala et de Marie-Thérèse de Quinones, et demi-sœur de Jeanne Enriquez, reine d'Aragon (fille de Fadrique II et de sa première femme Marina Fernandez de Cordoba).
Fadrique II Enriquez de Ayala, fils d'Alphonse Enriquez et de Jeanne Gonzales de Mendoza (fille de Pedro et de Elvira Lopez de Ayala).
Alphonse Enriquez, fils de Fadrique Enriquez et d'une belle Juive connue sous le nom de "Paloma de Guadalcanal".
Fadrique Enriquez, maître de Santiago, était le frère jumeau de Henri II, roi de Castille.

Côme et Éléonore eurent :

- François Ier, grand-duc de Toscane ;

- Ferdinand Ier, grand-duc de Toscane ;

- Lucrèce, qui épousa Alphonse II d'Este, duc de Ferrare et de Modène ;

- Isabelle, qui épousa Paul-Jordan Orsini, duc de Bracciano ;

- Pierre (qui suit) ;

- Jean, cardinal-archevêque de Pise (mort à dix-neuf ans) ;

- Marie (fiancée à Alphonse II d'Este, elle mourut à dix-sept ans et fut donc remplacée par sa sœur Lucrèce) ;

- Garcia (mort à quinze ans).


Côme épousa ensuite Camilla Martelli, fille d'Antonio Martelli et d'Élisabeth Soderini, des premières familles patriciennes de Florence.

Ce mariage se fit dans des circonstances tourmentées. En effet, après la mort d'Éléonore de Tolède, Côme Ier abdiqua en faveur de son fils François et se retira dans sa villa de Castello, près de Florence. C'est alors qu'il décida d'épouser Camilla Martelli, qui avait vingt-six ans de moins que lui et qui était sa maîtresse depuis plusieurs années.

Côme et Camilla avaient déjà eu de leur liaison :

- Virginie, qui épousa César d'Este, duc de Modène.


Le remariage fut fort mal pris par ses enfants du premier lit, et malgré ses protestations, Côme, très affaibli, ne put jamais obtenir de son fils François que ce mariage soit officiellement reconnu, ni que le titre de grande-duchesse fût accordé à Camilla. François consentit cependant à légitimer sa demi-sœur Virginie, et à lui faire prendre place dans la ligne de succession à la couronne grand-ducale.

Le luxe ostentatoire et tapageur déployé par Camilla, auprès d'un époux toujours plus valétudinaire, ne contribua pas, il faut l'avouer, à lui concilier les sympathie de sa belle-famille. Lorsque Côme mourut, l'intraitable François (plus rigoureux avec les autres qu'avec lui-même, quand on songe à sa liaison avec Bianca Capello) ordonna à Camilla de se retirer au couvent delle Murate à Florence, et lorsqu'elle parla d'un éventuel remariage, lui fit savoir qu'elle ne devait pas y compter. Elle passa ensuite au couvent de Sainte-Monique, où sa fille était élevée. Dans cette semi-assignation à résidence, il lui fut néanmoins accordé d'assister aux noces de Virginie avec le duc de Modène. À la mort de François, son frère Ferdinand, nouveau grand-duc, fut plus généreux avec sa belle-mère et lui permit de résider à la villa de Lappegi sur les hauteurs de Florence. Mais sujette à des crises d'hystérie de plus en plus violentes, Camilla dut bientôt être de nouveau internée à Sainte-Monique, où elle termina ses jours.


Enfin, pour être complet, ajoutons que Côme de Médicis eut quelques enfants naturels, dont :

- de mère inconnue, lorsqu'il avait environ seize ans : Bia de Médicis (son prénom est un diminutif de Bianca), qui mourut à six ans. Son père avait pour elle une véritable adoration, et cette mort le plongea dans une immense douleur. Il commanda alors à Bronzino un portrait posthume de la petite princesse, portrait absolument admirable, pour autant que le mot ne soit un pléonasme, de quelque portrait de Bronzino qu'il s'agisse.

- d'Éléonore degli Albizzi : Jean de Médicis, qui fut fait Grand d'Espagne et ambassadeur de Toscane à Madrid, puis général en chef des armées vénitiennes. À Venise il épousa sa maîtresse Livia Vernazza, en eut un fils Jean-François-Marie, mais le mariage fut annulé ultérieurement et Jean-François-Marie déclaré illégitime. Il vécut paisiblement d'une pension annuelle à Florence où il mourut en 1689, sans postérité.


Le buste de Côme Ier par Benvenuto Cellini permet d'admirer l'incomparable profondeur psychologique du célèbre sculpteur ; le détail du visage du grand-duc, concentré d'énergie, de force, de nervosité, de tension, de violence contenue, ce regard hypnotique, ce n'est plus du bronze, c'est la vie même, dans sa plus insaisissable expression. Le plus difficile à concevoir à propos de ce buste, c'est que Côme Ier le trouva déplaisant au plus haut point, et le fit remiser dans un garde-meuble. Le souverain se trouva extrêmement offensé d'avoir été ainsi campé avec un tel réalisme, au plus profond de son âme inquiète, quand il attendait un buste obéissant aux conventions d'impassibilité solennelle d'un portrait officiel.

Le portrait d'Éléonore de Tolède et de son fils Jean par Bronzino est une œuvre d'une telle perfection que tout éloge en serait superflu, tant il est vrai qu'un semblable miracle de beauté passe tous les commentaires possibles.

On remarquera le portrait dans lequel le copiste, avec quelques autres variantes, a remplacé Jean par le prince héritier François. Il s'agit certainement d'un portrait rétrospectif inspiré par le souhait de posséder une effigie de la grande-duchesse en compagnie du futur souverain plutôt qu'avec son cadet.

Les portraits d'Éléonore à la fin de sa vie sont émouvants à un autre titre. En effet, Éléonore souffrait d'un état dépressif qui alla en s'accentuant de façon effrayante au cours des années. Elle alla jusqu'à se faire peindre allongée dans un cercueil. Sur cette physionomie amaigrie et ravagée si différente des portraits de sa jeunesse, on peut clairement lire le désarroi psychologique de la princesse.



Pierre de Médicis épousa sa cousine germaine Éléonore (dite Dianora) de Tolède, fille de Garcia Alvarez de Toledo et de Victoire Colonna.

Garcia Alvarez de Toledo, marquis de Villafranca, duc de Ferrandina, prince de Montalbano, vice-roi de Naples et de Catalogne, était le propre frère d'Éléonore de Tolède. Quant à Victoire Colonna, elle était fille d'Ascanio Colonna, duc de Paliano, et de Jeanne d'Aragon, immortalisée par le fameux et admirable portrait de Raphaël.

La jolie et infortunée Dianora de Tolède est restée tristement célèbre pour son destin tragique. Fort malheureuse avec son mari brutal et débauché, elle finit par céder aux consolations que lui offrit un soupirant, Bernard Antinori, de l'illustre famille patricienne florentine. Fatale erreur… Perdue par des lettres d'amour interceptées, elle fut emmenée par Pierre, fou de rage, dans leur villa de Caffagiolo, où il l'étrangla de ses propres mains. Elle avait vingt-trois ans.

Par une étrange coïncidence, quelques jours plus tard, la non moins jolie et infortunée Isabelle de Médicis, propre sœur de Pierre, était, de son côté, assassinée à l'âge de vingt-quatre ans par son mari Paul-Jordan Orsini, pour des raisons semblables et dans des circonstances encore plus affreuses (voir ICI).

Les Médicis de ce temps, à la différence des Bourbons trois siècles plus tard, n'auraient pas volontiers chanté : "Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?"…

Pierre se remaria ensuite avec Béatrice de Menezes, fille de Manuel de Menezes, duc de Vila Real, et de Marie de Silva (des comtes de Redondo).

Il n'eut pas d'enfant survivant de ses deux mariages.

En revanche, il eut plusieurs enfants naturels, dont essentiellement :

- d'Antonia de Caravajal : Pierre, qui fut gouverneur de Livourne et capitaine général de la cavalerie toscane.

- de Maria de la Ribera : Côme, qui prit l'habit chez les Olivétains à Florence en 1605, mais, ayant manifestement hérité du caractère pacifique de son père, tua en 1610 un comte Bentivoglio suite à une querelle, s'enfuit alors en Espagne où il s'engagea dans l'armée des Flandres, après quoi on perd sa trace au point d'ignorer la date de sa mort.