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François Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, enfant, par Bronzino
François Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, adolescent, par Cristofano del'Altissimo
François Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, adolescent, par Bronzino
François Ier, grand-duc de Toscane
François Ier, grand-duc de Toscane, par Giovanni Bizelli
François Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par Rubens
François Ier, grand-duc de Toscane, par Bandinelli
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane, au moment de son mariage, par Arcimboldo
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane, au moment de son mariage, par Terzio
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane, par Giovanni Bizelli
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane, par Rubens
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane, avec son fils Philippe, par Giovanni Bizzelli
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane, avec son fils Philippe, par Giovanni Bizzelli
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane
Jeanne, archiduchesse d'Autriche, grande-duchesse de Toscane
Bianca Capello, grande-duchesse de Toscane
Bianca Capello, grande-duchesse de Toscane, par Bronzino
Bianca Capello, grande-duchesse de Toscane, par Scipione Pulzone
Bianca Capello, grande-duchesse de Toscane, et son fils Antoine de Médicis, par Lavinia Fontana
Bianca Capello, grande-duchesse de Toscane, par Machietti
![]() et sa première femme Jeanne, archiduchesse d'Autriche (1547-1578) sa seconde femme Bianca Capello (1548-1587) François Ier de Médicis était le fils de Côme Ier de Médicis et d'Éléonore de Tolède. Jeanne d'Autriche était la fille de l'Empereur Ferdinand Ier et d'Anne Jagellon. Ils n'eurent qu'un fils, Philippe, mort à cinq ans, et plusieurs filles dont deux seulement parvinrent à l'âge adulte : - Marie, qui épousa Henri IV, roi de France ; - Éléonore, qui épousa Vincent Ier, duc de Mantoue. C'est le frère de François qui lui succéda sous le nom de Ferdinand Ier. Après la mort de Jeanne d'Autriche, François Ier se remaria (1578) avec sa maîtresse Bianca Capello, fille de Barthélemy Capello, patricien de Venise, podestat de Trévise, et de Pellegrina Morosini. Ce qui ne faisait pas les affaires du frère de François, le cardinal Ferdinand de Médicis. Car en l'absence de fils du premier mariage, Ferdinand comptait succéder à son frère et devenir le prochain grand-duc de Toscane. Perspective désormais compromise par la possible naissance d'un fils issu de ce second mariage... Ferdinand haïssait depuis toujours la maîtresse de son frère, Bianca Capello. Mais en se faisant épouser, elle poussa l'exaspération de Ferdinand à son comble. Et Ferdinand n'était pas au bout de ses peines. Peu après le mariage, François et Bianca présentèrent à la Cour un enfant de trois ans, qu'ils déclarèrent être secrètement né de leurs amours au temps où Jeanne d'Autriche était encore en vie, et pour cette raison tenu caché jusqu'à ce jour. François légitima ce fils, Antoine de Médicis, et le déclara son héritier. On conçoit la rage de Ferdinand. Il ne douta pas un instant que cette affaire ne fût qu'une vaste imposture, et force est d'avouer que la suite ne contribua guère à dissiper ses soupçons. En effet, Bianca, constatant que les circonstances obscures entourant la naissance d'Antoine n'étaient réellement acceptées par personne, la légitimation de son fils serait très probablement remise en cause dès que François serait mort. Désormais officiellement mariée et grande-duchesse de Toscane, elle désirait vivement donner le jour à un autre héritier, dont personne cette fois ne pourrait contester les droits. Hélas pour elle, pèlerinages, neuvaines, offrandes aux églises et aux couvents, mais aussi astrologues, sortilèges et philtres cabalistiques, rien n'y faisait. Elle finit donc par feindre une grossesse, se plaçant très classiquement des coussins de plus en plus volumineux sur le ventre, et organisa un faux accouchement, un orphelin nouveau-né devant être à point nommé introduit dans sa chambre, caché dans un luth ( !)... Ferdinand ne fut pas dupe, fit surveiller de près sa belle-sœur, et força la porte de la chambre au moment même de la manipulation. Il ne fit pas de scandale pour cette fois, mais Bianca dut désormais s'avouer vaincue : plus jamais aucune combinazione de ce genre ne lui serait décemment possible. Rétrospectivement, bien sûr, cette malheureuse initiative confirmait plus que lourdement les doutes sur la naissance d'Antoine. On peut réellement dire que Bianca avait joué quitte ou double, et tout perdu... Peu après, juste au retour d'un dîner offert par Ferdinand dans son pavillon de chasse de Poggio a Caiano, François Ier et Bianca tombèrent malades, et moururent le même jour (19 octobre 1587), après une agonie qui avait duré plus d'une semaine. Les accusations d'empoisonnement coururent bien sûr immédiatement, mais les historiens s'accordaient à penser que la cause véritable de la mort de François et de Bianca était la malaria. Jusqu'à ce que les résultats de l'analyse des foies de François et de Bianca, par un groupe de chercheurs italo-américains, soit publiés en 2004 dans le "British Medical Journal". François Ier et Bianca ont bel et bien été empoisonnés à l'arsenic... D'aucuns estiment toutefois que la description de leur agonie ne correspond pas bien aux symptômes caractéristiques d'un tel empoisonnement. Ferdinand, comme c'était prévisible, fit immédiatement annuler, avec l'assentiment général, la légitimation de son neveu contesté, et succéda alors naturellement à son frère. Antoine fut du reste comblé d'honneurs et de richesses en compensation, mais afin d'exclure toute future revendication éventuelle de sa possible postérité, contraint d'entrer dans l'Ordre de Malte, qui lui interdisait toute descendance légitime. Cela ne l'empêcha pas d'avoir plusieurs enfants naturels, ce qui du reste n'avait dynastiquement pas d'importance. Il fit la guerre contre les Turcs, fut chargé de diverses ambassades, et vécut paisiblement entre la chasse, les beaux-arts et les sciences, correspondant entre autres avec Galilée. Bianca Capello avait été réputée pour sa beauté éclatante, et il semble qu'elle ait eu, en effet, dans sa jeunesse, exactement le type idéal des filles de l'Adriatique immortalisées par Titien. Cependant, un embonpoint excessif l'envahit rapidement et ne laissa plus subsister grand chose de ses charmes, comme on peut en juger notamment par le portrait de Pulzone. Ce portrait est également remarquable en ce qu'il rend très bien, dans les tons de la chevelure, d'un or très faux, le fameux blond vénitien que les brunes élégantes du temps obtenaient à grand renfort de teintures. |