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Liste complète des personnages

Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, adolescent, par BronzinoCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, adolescent, par Bronzino  _Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune homme, en Orphée, par BronzinoCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune homme, en Orphée, par Bronzino  Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par BronzinoCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par Bronzino  Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune hommeCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, jeune homme  Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par Benvenuto CelliniCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par Benvenuto Cellini  Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par Benvenuto Cellini, détailCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par Benvenuto Cellini, détail  Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par BronzinoCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par Bronzino  Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par BronzinoCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, par Bronzino  Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, portant le collier de la Toison d'Or, d'après BronzinoCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, portant le collier de la Toison d'Or, d'après Bronzino  _Côme Ier de Médicis, grand-duc de ToscaneCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane  Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, âgé, portant la couronne grand-ducale de Florence, par BandinelliCôme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, âgé, portant la couronne grand-ducale de Florence, par Bandinelli  Eléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, et son fils Jean de Médicis, par BronzinoÉléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, et son fils Jean de Médicis, par Bronzino  Eléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, par BronzinoÉléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, par Bronzino  Eléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, par BronzinoÉléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, par Bronzino  Eléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, d'après BronzinoÉléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, d'après Bronzino  Eléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, à la fin de sa vie, atelier de BronzinoÉléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, à la fin de sa vie, atelier de Bronzino  Eléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, à la fin de sa vie, atelier de BronzinoÉléonore de Tolède, grande-duchesse de Toscane, à la fin de sa vie, atelier de Bronzino  Camilla Martelli, épouse morganatique de Côme Ier de MédicisCamilla Martelli, épouse morganatique de Côme Ier de Médicis  Pierre de Médicis, enfant, par BronzinoPierre de Médicis, enfant, par Bronzino  Pierre de Médicis, jeune homme, par AlloriPierre de Médicis, jeune homme, par Allori  Pierre de MédicisPierre de Médicis  Dianora de Tolède, par AlloriDianora de Tolède, par Allori  Dianora de TolèdeDianora de Tolède  Dianora de Tolède, d'après BronzinoDianora de Tolède, d'après Bronzino  Jean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise, enfant, par BronzinoJean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise, enfant, par Bronzino  Marie de Médicis, par BronzinoMarie de Médicis, par Bronzino  Bia de Médicis, par BronzinoBia de Médicis, par Bronzino 

Côme Ier de Médicis, grand-duc de Toscane (1519-1574),
et
sa première femme femme Éléonore de Tolède
(1522-1562)
sa seconde femme (morganatique) Camilla Martelli
(1545-1634)

puis les enfants du premier lit
Pierre de Médicis
(1554-1604)
et sa femme Dianora de Tolède
(1553-1576)

Jean de Médicis, cardinal-archevêque de Pise
(1543-1562)

Marie de Médicis
(1540-1557)

puis la fille naturelle de Côme
Bia de Médicis
(1536-1542)



Côme Ier, grand-duc de Toscane, était le fils de "Jean des Bandes Noires" et de Marie Salviati.

Issu de la branche cadette de la maison de Médicis, il succéda au dernier Médicis de la branche aînée, Alexandre le Maure, et fut le premier à prendre le titre de grand-duc de Toscane.

Il épousa Éléonore de Tolède, fille de Pierre Alvarez de Toledo, marquis de Villafranca, vice-roi de Naples, et de Maria Osorio Pimentel.

Pierre Alvarez de Toledo, fils de Fadrique Alvarez de Toledo et d'Isabelle de Zuniga.
Fadrique Alvarez de Toledo, fils de Garcia Alvarez de Toledo, premier duc d'Albe, et de Marie Enriquez.
Marie Enriquez, fille de Fadrique II Enriquez de Ayala et de Marie-Thérèse de Quinones, et demi-sœur de Jeanne Enriquez, reine d'Aragon (fille de Fadrique II et de sa première femme Marina Fernandez de Cordoba).
Fadrique II Enriquez de Ayala, fils d'Alphonse Enriquez et de Jeanne Gonzales de Mendoza (fille de Pedro et de Elvira Lopez de Ayala).
Alphonse Enriquez, fils de Fadrique Enriquez et d'une belle Juive connue sous le nom de "Paloma de Guadalcanal".
Fadrique Enriquez, maître de Santiago, était le frère jumeau de Henri II, roi de Castille.

Côme et Éléonore eurent essentiellement :

- François Ier, grand-duc de Toscane ;

- Ferdinand Ier, grand-duc de Toscane ;

- Lucrèce, qui épousa Alphonse II d'Este, duc de Ferrare et de Modène ;

- Isabelle, qui épousa Paul-Jordan Orsini, duc de Bracciano ;

- Pierre (qui suit) ;

- Jean, cardinal-archevêque de Pise (mort à dix-neuf ans) ;

- Marie (fiancée à Alphonse II d'Este, elle mourut à dix-sept ans et fut donc remplacée par sa sœur Lucrèce).

Pour être complet, ajoutons que Côme de Médicis eut quelques enfants naturels, dont, de mère inconnue, lorsqu'il avait environ seize ans, une fille, Bia de Médicis (son prénom est un diminutif de Bianca), qui mourut à six ans. Son père avait pour elle une véritable adoration, et cette mort le plongea dans une immense douleur. Il commanda alors à Bronzino un portrait posthume de la petite princesse, portrait absolument admirable, pour autant que le mot ne soit un pléonasme, de quelque portrait de Bronzino qu'il s'agisse.

Le buste de Côme Ier par Benvenuto Cellini permet d'admirer l'incomparable profondeur psychologique du célèbre sculpteur ; le détail du visage du grand-duc, concentré d'énergie, de force, de nervosité, de tension, de violence contenue, ce regard hypnotique, ce n'est plus du bronze, c'est la vie même, dans sa plus insaisissable expression. Le plus difficile à concevoir à propos de ce buste, c'est que Côme Ier le trouva déplaisant au plus haut point, et le fit remiser dans un garde-meuble. Le souverain se trouva extrêmement offensé d'avoir été ainsi campé avec un tel réalisme, au plus profond de son âme inquiète, quand il attendait un buste obéissant aux conventions d'impassibilité solennelle d'un portrait officiel.

Le portrait d'Éléonore de Tolède et de son fils Jean par Bronzino est une œuvre d'une telle perfection que tout éloge en serait superflu, tant il est vrai qu'un semblable miracle de beauté passe tous les commentaires possibles. Comme si cette effigie n'était pas suffisamment fascinante en elle-même, un fait extraordinaire vient encore s'y attacher : lorsque les tombeaux des Médicis furent ouverts en 1982, le corps d'Éléonore apparut vêtu de cette propre admirable robe de satin broché, qui se trouvait dans un état de conservation exceptionnel.

Le portrait d'Éléonore à la fin de sa vie est émouvant à un autre titre. En effet, Éléonore souffrait d'un état dépressif qui alla en s'accentuant de façon effrayante au cours des années. Elle alla jusqu'à se faire peindre allongée dans un cercueil. Sur cette physionomie amaigrie et ravagée si différente des portraits de sa jeunesse, on peut clairement lire le désarroi psychologique de la princesse.

Après la mort d'Éléonore, Côme Ier abdiqua en faveur de son fils François et se retira dans sa villa de Castello, près de Florence. Il se remaria alors avec Camilla Martelli, fille d'Antonio Martelli et d'Élisabeth Soderini, des premières familles patriciennes de Florence. Leur liaison avait commencé quelques années plus tôt, et Camilla (qui avait vingt-six ans de moins que Côme) lui avait donné une fille :

- Virginie, qui épousa César d'Este, duc de Modène.

Le remariage fut fort mal pris par ses enfants du premier lit, et malgré ses protestations, Côme, très affaibli, ne put jamais obtenir de son fils François que ce mariage soit officiellement reconnu, ni que le titre de grande-duchesse soit accordé à Camilla. François consentit cependant à légitimer sa demi-sœur Virginie, et à lui faire prendre place dans la ligne de succession à la couronne grand-ducale.

Le luxe ostentatoire et tapageur déployé par Camilla, auprès d'un époux toujours plus valétudinaire, ne contribua pas, il faut l'avouer, à lui concilier les sympathie de sa belle-famille. Lorsque Côme mourut, l'intraitable François (plus rigoureux avec les autres qu'avec lui-même, quand on songe à sa liaison avec Bianca Capello) ordonna à Camilla de se retirer au couvent delle Murate à Florence, et lorsqu'elle parla d'un éventuel remariage, lui fit savoir qu'elle ne devait pas y compter. Elle passa ensuite au couvent de Sainte-Monique, où sa fille était élevée. Dans cette semi-assignation à résidence, il lui fut néanmoins accordé d'assister aux noces de Virginie avec le duc de Modène. À la mort de François, son frère Ferdinand, nouveau grand-duc, fut plus généreux avec sa belle-mère et lui permit de résider à la villa de Lappegi sur les hauteurs de Florence. Mais sujette à des crises d'hystérie de plus en plus violentes, Camilla dut bientôt être de nouveau internée à Sainte-Monique, où elle termina ses jours.


Pierre de Médicis épousa sa cousine germaine Éléonore (dite Dianora) de Tolède, fille de Garcia Alvarez de Toledo et de Victoire Colonna.

Garcia Alvarez de Toledo, marquis de Villafranca, duc de Ferrandina, prince de Montalbano, vice-roi de Naples et de Catalogne, était le propre frère d'Éléonore de Tolède. Quant à Victoire Colonna, elle était fille d'Ascanio Colonna, duc de Paliano, et de Jeanne d'Aragon, immortalisée par le fameux et admirable portrait de Raphaël.

La jolie et infortunée Dianora de Tolède est restée tristement célèbre pour son destin tragique. Fort malheureuse avec son mari brutal et débauché, elle finit par céder aux consolations que lui offrit un soupirant, Bernard Antinori, de l'illustre famille patricienne florentine. Fatale erreur... Perdue par des lettres d'amour interceptées, elle fut emmenée par Pierre, fou de rage, dans leur villa de Caffagiolo, où il l'étrangla de ses propres mains. Elle avait vingt-trois ans.

Par une étrange coïncidence, quelques jours plus tard, la non moins jolie et infortunée Isabelle de Médicis, propre sœur de Pierre, était, de son côté, assassinée à l'âge de vingt-quatre ans par son mari Paul-Jordan Orsini, pour des raisons semblables et dans des circonstances encore plus affreuses (voir ICI).

Les Médicis du XVIème siècle, à la différence des Bourbons du XIXème, n'auraient pas volontiers chanté : "Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?"...




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Modification : January 28 2012 19:39:40.