|
| Welcome | Royals | Religion | Paintings | Cities | Documents | Guestbook |
Philippe II, roi d'Espagne, d'après Moro
Philippe II, roi d'Espagne, par Titien
Philippe II, roi d'Espagne, par Titien
Philippe II, roi d'Espagne, d'après Moro
Philippe II, roi d'Espagne, par Henry Pierce Bone
Philippe II, roi d'Espagne, atelier de Rubens
Philippe II, roi d'Espagne, par Rubens
Philippe II offrant au Ciel son fils Ferdinand en remerciement de la victoire de Lépante, par Titien
Philippe II, roi d'Espagne, d'après Moro
Philippe II, roi d'Espagne, par Moro
Philippe II, roi d'Espagne, d'après Titien
Philippe II, roi d'Espagne, par Pantoja de la Cruz
Philippe II, roi d'Espagne, par Pantoja de la Cruz
Philippe II, roi d'Espagne, par Pantoja de la Cruz
Philippe II, roi d'Espagne
Philippe II, roi d'Espagne
Philippe II, roi d'Espagne, par Sanchez Cœllo
Philippe II, roi d'Espagne, par Sofonisba Anguissola
Philippe II, roi d'Espagne
Philippe II, roi d'Espagne, par Pompeo Leoni (détail)
Philippe II, roi d'Espagne, par Pompeo Leoni
Philippe II, roi d'Espagne, en grand-maître de l'Ordre de la Toison d'Or
Philippe II, roi d'Espagne, en grand-maître de l'Ordre de la Toison d'Or
Philippe II, roi d'Espagne, en grand-maître de l'Ordre de la Toison d'Or
Philippe II, roi d'Espagne
Marie-Manuelle de Portugal, reine d'Espagne
Marie-Manuelle de Portugal, reine d'Espagne
Marie-Manuelle de Portugal, reine d'Espagne
Marie-Manuelle de Portugal, reine d'Espagne
Don Carlos, prince des Asturies, par Sanchez Cœllo
Don Carlos, prince des Asturies, par Sanchez Cœllo
Don Carlos, prince des Asturies
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, adolescente, médaillon par Horenbout
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, adolescente, par Holbein (crayon et plume, ayant appartenu à son demi-frère Édouard VI)
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, adolescente, crayon de Chamberlain d'après Holbein
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, à 28 ans
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, par Eworth
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, par Eworth
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, par Moro
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, par Henry Pierce Bone
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, d'après Moro
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, d'après Moro
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, d'après Moro
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, d'après Moro
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne
Philippe II, roi d'Espagne, et Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, par Lucas de Heer
Philippe II, roi d'Espagne, et Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, peints à l'occasion de leur mariage, par Eworth
Philippe II et Marie Tudor
Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Espagne, tête de l'effigie réalisée pour les cérémonies funèbres de la reine
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne, enfant, miniature d'après Clouet
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne, enfant, par Clouet
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne, à 14 ans, par Clouet
Philippe II, roi d'Espagne, et sa femme Élisabeth de Valois, minature du livre d'heures de Catherine de Médicis
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne, par Pantoja de la Cruz d'après Sofonisba Anguissola
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne, d'après Sofonisba Anguissola
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne, par Pantoja de la Cruz
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne (détail), par Pantoja de la Cruz
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne, par Sanchez Cœllo
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne, par Sofonisba Anguissola
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne
Élisabeth de Valois, reine d'Espagne
Anne, archiduchesse d'Autriche, reine d'Espagne, par Bartolomé Gonzalez
Anne, archiduchesse d'Autriche, reine d'Espagne, par Sofonisba Anguissola
Anne, archiduchesse d'Autriche, reine d'Espagne, par Sanchez Cœllo
Anne, archiduchesse d'Autriche, reine d'Espagne, par Sanchez Cœllo
Anne, archiduchesse d'Autriche, reine d'Espagne, par Sanchez Cœllo
Anne, archiduchesse d'Autriche, reine d'Espagne, d'après Sanchez Cœllo
Anne, archiduchesse d'Autriche, reine d'Espagne
Allégorie de la naissance de l'infant don Ferdinand, prince des Asturies, par Michel Parrasio
Don Ferdinand, prince des Asturies
Don Diego, prince des Asturies, et son frère Don Philippe, futur Philippe III, par Sanchez Cœllo
Don Diego, prince des Asturies, par Sanchez Cœllo
![]() puis sa première femme Marie-Manuelle de Portugal (1527-1545) et leur fils Don Carlos, prince des Asturies (1545-1568), puis sa seconde femme Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Irlande (1516-1558) sa troisième femme Élisabeth de Valois (1545-1568) sa quatrième femme Anne, archiduchesse d'Autriche (1549-1580) et leurs fils Don Ferdinand, prince des Asturies (1571-1578) et Don Diego, prince des Asturies (1575-1582) Magnifique portrait de Philippe II avec son père Charles-Quint : ICI. Philippe II, roi d'Espagne était le fils de l'Empereur Charles-Quint et d'Isabelle de Portugal. Il devint en outre roi du Portugal (au nom des droits transmis par sa mère) lorsqu'en la personne d'Henri Ier s'éteignit la lignée légitime de la maison d'Aviz en 1580, et après avoir dépossédé Antoine Ier, qui était bâtard. Il épousa d'abord Marie-Manuelle de Portugal, fille de Jean III, roi de Portugal et de Catherine d'Autriche (sœur de Charles-Quint). Elle était donc doublement la cousine germaine de son mari (Philippe II était le fils de Charles-Quint et d'Isabelle de Portugal, respectivement frère et sœur de Catherine d'Autriche et de Jean III). Elle ne lui donna qu'un fils : - Don Carlos, prince des Asturies, qui ne régna pas. Il est le héros de la tragédie de Schiller, puis de l'opéra de Verdi, au demeurant très inexacts (voir ci-dessous à propos d'Élisabeth de Valois). Il épousa ensuite Marie Tudor, reine d'Angleterre et d'Irlande, fille d'Henry VIII, roi d'Angleterre et de Catherine d'Aragon. Elle était donc la cousine germaine du père de son mari (Charles-Quint étant le fils de Jeanne la Folle, sœur de Catherine d'Aragon). Le pénétrant portrait de Moro, qui restitue de façon impressionnante l'implacable physionomie de Marie Tudor dans sa maturité, est, à juste titre, fort réputé, mais on remarquera aussi l'effigie beaucoup moins connue de la reine dans sa jeunesse, par Holbein, et dont les traits, malgré leur fraîcheur, annoncent déjà l'intransigeance qui vaudra à la pieuse et grande souveraine le surnom de Marie la Sanglante (notons que si ce surnom de Bloody Mary lui fut donné par les protestants, sa demi-sœur Élisabeth Ire n'aurait pas moins mérité de la part des catholiques celui de Bloody Elizabeth ; et pourtant la réputation de fanatique intolérante n'a jamais poursuivi que la première. Comme on sait, plus encore que les absents, les catholiques ont toujours tort...) Notons encore le beau portrait de Marie à vingt-huit ans, sur lequel on déchiffre l'inscription : "ANNO DNI 1544 - LADI MARI DOVGHTER TO THE MOST VERTVOVS PRINCE KING HENRI THE EIGHT - THE AGE OF XXVIII YERES" (Année du Seigneur 1544 - Lady Marie, fille de très vertueux prince, le roi Henry huitième, à l'âge de vingt-huit ans). Philippe II et Marie Tudor n'eurent pas d'enfants. Il épousa encore Élisabeth de Valois, fille d'Henri II, roi de France, et de Catherine de Médicis. Elle est avec son beau-fils Don Carlos et avec Philippe II lui-même, l'héroïne de la tragédie de Schiller et de l'opéra de Verdi qui en fut tiré. Mais il n'y a, dans la pièce et l'opéra, aucun rapport avec la vérité historique. Certes, Don Carlos s'opposa vivement à Philippe II et traita même secrètement avec les Pays-Bas révoltés contre son père, ce pour quoi il fut conduit en prison et y mourut peu après. Mais tout le reste est de pure invention. Il est vrai qu'initialement, une des clauses de la Paix de Cateau-Cambrésis (1559) entre l'Espagne et la France prévoyait le mariage de Don Carlos et d'Élisabeth, qui avaient le même âge. Mais finalement, il parut encore plus opportun que le mariage ait lieu avec Philippe II lui-même. Élisabeth connut en Espagne ce beau-fils qui avait failli être son mari, et il est exact qu'ils éprouvaient une sympathie réciproque. Mais Élisabeth était une pieuse et fidèle épouse, dont les lettres à sa mère évoquent fréquemment le bonheur conjugal, et rien ne troubla jamais son mariage avec Philippe II qui resta inconsolable de sa mort prématurée. La première entrevue avait cependant été légèrement tendue. Élisabeth, après avoir été présentée à son mari, ne le quittait pas des yeux. Mis mal à l'aise par ce regard insistant, Philippe II finit par lui dire de façon peu amène : "Vous cherchez si j'ai des cheveux blancs ?" Heureusement, les choses s'arrangèrent très vite. Elle ne donna à son époux que deux filles : - Isabelle-Claire-Eugénie, qui épousa Albert, archiduc d'Autriche ; - Catherine-Michelle, qui épousa Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie. Il épousa enfin Anne, archiduchesse d'Autriche, fille de l'Empereur Maximilien II et de Marie d'Autriche, infante d'Espagne. Elle était la nièce de son mari, puisque Marie d'Autriche était sœur de Philippe II. Elle donna à son époux plusieurs enfants, qui moururent très jeunes. Parmi eux : - Don Ferdinand, prince des Asturies ; - Don Diego, prince des Asturies. Ferdinand naquit peu après la victoire de Lépante, et Titien peignit une belle composition réunissant les deux évènements, Philippe II présentant son fils au Ciel tandis que la Victoire lui tend une palme avec la devise "Majora Tibi" (comprendre : "De plus grandes victoires t'attendent"). Au premier plan, un turc captif, dépouillé de son turban et couché sur un monceau d'armes ottomanes. Et en arrière-plan, on aperçoit l'évocation de la bataille navale, l'Invincible Armada détruisant la flotte turque. L'étincelante allégorie de Parrasio, fastueuse et spectaculaire, représente pour sa part la naissance de Ferdinand dans un style si tributaire de Véronèse qu'il confine au pastiche. La reine, assimilée à Vénus, est étendue sur son lit de travail tandis qu'autour d'elle et du nouveau-né s'affairent les Vertus. Dans le Ciel, de part et d'autre du dais, Lucine, déesse protectrice des accouchées (curieusement figurée ici avec les attributs de Diane), et Mars, dieu de la Guerre. Cependant, seul le dernier fils de Philippe et d'Anne devait parvenir à l'âge adulte, et ce fut : - Philippe III, roi d'Espagne et du Portugal. |